Vidéosurveillance à Rennes : "vivre en intelligence plutôt que sous surveillance"

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Mme La Maire, Chers collègues

 

Nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer à de nombreuses reprises contre la vidéosurveillance. L’évaluation qui a été menée confirme, selon nous, les limites de ce système. Le débat d'aujourd’hui porte sur l’extension du réseau de caméras géré par la ville de Rennes qui passerait de 32 caméras à 40 fixes et 8 mobiles. Ce n’est pas un important développement, nous le concédons et le choix des lieux n’est pas incohérent. Mais il nous dérange car il cache une autre réalité, celle de l’extension globale de la surveillance vidéo. Lorsqu’il s’agit des banques ou de Keolis (pour KEOLIS, nous savons qu'il y a des caméras dans 366 bus, 627 dans les stations et parcs relais et 240 caméras dans les rames de métro.), ni la commune, ni les citoyens n’ont leur mot à dire ! Même si 40 caméras sont dérisoires par rapport à certaines villes comme Nice qui en compte 200, un outil si coûteux ne nous semble à la hauteur d’une véritable politique de sécurité et de tranquillité. Il ne permet de couvrir que des zones limitées, et son effet principal sur la délinquance est surtout de la déplacer. Dès lors, on voit mal en quoi la vidéosurveillance pourrait produire autre chose que des îlots de sécurité illusoire.

 

Pour garantir la protection de nos concitoyens, rien ne remplace d’une part la présence physique des forces de l’ordre, qui ont sur les caméras de videosurveillance l’avantage d’être mobiles et de pouvoir intervenir, et d’autre part la médiation sociale, pour prévenir en amont les situations conflictuelles. La logique de la vidéosurveillance ne peut conduire qu’à une fuite en avant, qu’à une tendance à élargir toujours davantage le champ de la surveillance à distance. Alors qu’une nouvelle loi liberticide vient d’être votée par le Parlement, force est de constater que c’est la politique globale de sécurité et de tranquillité publique qui est a interroger et non pas uniquement le rôle de la ville.

 

La vidéosurveillance ne doit pas conduire à une politique de l’autruche. Les policiers municipaux sont présents (et le seront encore plus avec l’arrivée de nouveaux agents), mais n’ont pas le pouvoir d’intervenir dans tous les domaines. Qu’il s’agisse du trafic de drogue ou même d’excès de vitesse, ils doivent systématiquement faire appel à la police nationale qui, elle, dépend du préfet.

 

Il est difficile pour un policier municipal d’être pleinement efficace quand il est en 1ère ligne sur le terrain pour assurer tranquillité et médiation mais n’est pas soutenu par la police nationale lorsqu’il s’agit de réprimer. La question de la légitimité des forces de l’ordre se pose aujourd’hui.

 

Alors que le Président Macron appelait de ses vœux un « pacte girondin », comment comprendre que la police soit toujours rattachée à un préfet qui ne tient son pouvoir que de l’État central ? La police, dès lors qu’elle répond aux ordres d’un pouvoir lointain, perd en légitimité populaire. Cela s’est vu l’an dernier lors des manifestations contre la loi « Travail ». La mairie payait, une fois encore, les pots cassés par l’État. Nous devrions pouvoir rétablir un rapport de confiance avec la police en la réorganisant fondamentalement. Plutôt que des policiers municipaux sans pouvoir, nous préconisons la création d’une police régionalisée, plus ancrée sur le territoire, qui fusionnerait les services de police et de gendarmerie existants.

 

Ainsi, notre débat sur l’extension de la vidéosurveillance cache malheureusement un problème de fond dont la collectivité n’est pas seule responsable mais qui devra être traité. Notre position sur la vidéosurveillance n’ayant pas évolué, nous voterons contre cette délibération. Nous pensons en effet que, moyennant une politique de médiation accrue et des moyens d’agir pour une nouvelle police de proximité, les citoyens rennais pourraient

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Je vous remercie

"Les collectivités territoriales ne peuvent pas éternellement compenser les désengagements de l’État."

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Madame la Maire,

 

Dans une tribune publiée dans Libération le 18 septembre dernier, vous avez qualifié les nouveaux dispositifs budgétaires liés au logement de « mesures inefficaces et profondément injustes » qui « mettront en péril l’ensemble du modèle de logement social de notre pays ». C’est sur ce point que nous souhaiterions porter notre intervention ce soir. Nous pensons que ces mesures libérales proposées par le gouvernement sont une conséquence logique de l’idée de l’aménagement du territoire développée depuis les années 2010 avec le statut de « métropole », des mesures que nous n’avons cessé de dénoncer ici même.

 

Avec la création des métropoles, il s’agissait de faire des anciennes « métropoles d’équilibres » de la DATAR les locomotives du développement économique des territoires à l’instar de Paris pour la France. En réalité, la prédominance de certaines grandes agglomérations est la conséquence de privilèges fiscaux octroyés par l’État. Ces privilèges sont payés par les autres, ceux qui n’ont pas la chance d’être considérés comme productifs de richesse par le pouvoir central. Voici comment, à coup de mesures fiscales dictées par le haut, on creuse un fossé entre les territoires et donc entre les populations.

 

Ces mesures dictées soi-disant par la recherche d’économies se traduisent concrètement par une recentralisation. Les coupes dans le budget des collectivités ne seraient sans doute pas si dramatiques si celles-ci ne dépendaient pas autant de l’État pour survivre.

 

Depuis les années 90, le prêt à taux zéro est une mesure sociale destinée à faire bénéficier aux primo-accédants d’une aide pour accéder à la propriété. Cela permettait aux personnes à revenus modestes de devenir eux aussi propriétaires. Le classement des communes françaises par zones éligibles est assez complexe.

 

En ce qui concerne le logement neuf, Rennes et Nantes et leurs agglomérations s’en sortent bien. Pourtant, le plan logement proposé par le gouvernement est bel et bien « injuste » pour reprendre votre expression Mme la Maire… Mais pas forcément plus pour Rennes ! En revanche, il l’est pour d'autres zones comme l’agglomération de Brest qui voit son prêt à taux zéro divisé par 2, et plus encore pour les zones rurales qui ne pourront pas en bénéficier ou alors seulement pour la rénovation des bâtis anciens. L’injustice est aussi de mise puisque ce sont les centres urbains qui se verront supprimer le prêt à taux zéro. La conséquence directe sera que la rénovation de l’ancien dans ces zones sera plus difficile ou disons moins aidée.

 

Donc l’accès au logement neuf sera de plus en plus réservé aux personnes vivant dans les grandes villes. Seul hic : les zones maintenues sont aussi celles qui disposent du moins de foncier ! Cela favorisera dès lors la destruction du patrimoine bâti existant pour densifier en banalisant un peu plus nos villes. Autre problème pour Rennes, ce dispositif va réduire la fluidité du parc locatif social puisque l’accès à la propriété des plus modestes sera entravé. Une prime au neuf donc qui bénéficie au BTP, mais sûrement pas aux petits propriétaires, nombreux en Bretagne. Et, la rénovation énergétique ? Elle n’est pas non plus au menu du gouvernement Philippe malgré les gesticulations sur le sujet.

 

A ceci s’ajoute, cerise sur le gâteau, la suppression des APL pour l’achat ce qui est un très mauvais calcul à long terme. Cela va en effet maintenir des personnes modestes dans les HLM et forcer les collectivités à investir plus pour faire face aux besoins croissants.

 

Mais Madame la Maire, les collectivités territoriales ne peuvent pas éternellement compenser les désengagements de l’État. La politique de Rennes et de la Métropole en matière de logement est reconnue même si nous aurions certainement des choses à redire, notamment sur les critères sociaux pour certaines aides. Mais globalement, force est de constater que la ville est dotée d’un parc de logements sociaux de qualité. Hélas, on sait d’avance, et vous l’avez rappelé, que l’enveloppe de rénovation va baisser du fait de la demande d’Emmanuel Macron faite aux bailleurs sociaux de réduire les loyers de 50 € pour compenser la baisse des APL imposé par le Gouvernement. Cela aura certainement pour répercussion la dégradation du parc.

 

En conséquence de quoi, Madame la maire, nous approuvons vos propos lorsque vous dites, dans une tribune de Ouest-France que « la politique économique et sociale qui est menée est dictée par un libéralisme affiché et affirmé, doublé d’une forme d’improvisation réelle et d’une méconnaissance et d’un mépris pour les territoires, les acteurs de terrain et les élus que nous sommes. ». Vous ajoutez qu’« il y a un espace à reconquérir entre Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ». Oui, cet espace, c’est la Bretagne et cela fait plus de 50 ans que l’UDB le rabâche. En combattant le statut de métropole, nous n’avons jamais voulu nous opposer au fait urbain, mais bien au libéralisme qui déroule son projet de société injuste.

Intervention d'Ana Sohier sur la rentrée scolaire

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Mme La Maire, chers Collègues,


La rentrée scolaire est traditionnellement l’occasion de faire le point sur les projets et les évolutions dans le domaine de l’éducation au sens large. A contrario de mes collègues qui dénoncent à très juste titre les dérives du début de quinquennat Macron, je vais essayer de m'attacher à quelques points positifs.


La première annonce positive est celle de l’ouverture prochaine, début 2018, de la crèche Neizhig qui va permettre de combler le manque d’accueil du jeune enfant en langue bretonne. Avec 16 enfants accueillis, il s’agira de la crèche associative la plus importante de Bretagne de ce réseau qui est amené à se développer dans les années à venir. Rennes sera ainsi dotée d’une filière complète de structures d’accueil en breton, de la crèche à l’université.


Dans les écoles rennaises, une autre bonne nouvelle est également le dynamisme de la filière bilingue Breton-Français de l’école Champion de Cicé avec l’ouverture d’une seconde classe. La demande sociale est forte en Ille et Vilaine. Elle se traduit cette année avec l’ouverture de trois nouveaux sites bilingues à La Bouexière, La Guerche de Bretagne et Val d’Anast.


En Bretagne, les effectifs ont doublé en 10 ans. Comme à Rennes, c’est la preuve de l’attachement des bretons à leur langue, vecteur d’identité. Face à cet engouement, on peut imaginer le développement de nouvelles structures et écoles.


Cependant, ces bonnes nouvelles ne doivent pas nous faire oublier le contexte national anti-social dans lequel se passe cette rentrée et les difficultés que traversent beaucoup de secteurs, et particulièrement les associations, avec la suppression autoritaire et précipitée des CAE. Mes collègues en ont parlé et je les rejoins dans leur dénonciation de l'action du gouvernement dans ce domaine.


Le réseau d’écoles associatives, gratuites, laïques en immersion DIWAN en a fait les frais, comme les autres, montrant l’extrême fragilité de son statut. Pourtant, grâce à la mobilisation citoyenne, le gouvernement a fait marche arrière et a reconduit les contrats pour l’année scolaire. Les bretons ont ainsi montré qu’ils étaient attachés à certaines valeurs et prêts à lutter contre des mesures qui mettent en péril certaines solidarités.


Forte de ses soutiens, la mission d’intérêt général du réseau Diwan, pilier de l’effort de sauvetage et de réappropriation de la langue bretonne est reconnue.


Pour l'UDB, cette mission de service public doit être reconnue à travers un statut public régional qui garantira au réseau des moyens financiers à la hauteur de son attractivité et de son dynamisme. Il permettrait aussi de repenser plus globalement un système public d’enseignement en permettant plus d’indépendance et une participation des citoyens, acteurs de leurs territoires et de leurs problématiques.


Intervention de PE.Marais sur l'avenir de la filière bilingue à Nantes

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30/06/2017

 

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL 30/06/2017

-VILLE DE NANTES-

Enseignement bilingue Français-Breton (délibérations 6 & 7)

 

Madame le maire, cher-e-s collègues,

 

Je tiens tout d’abord à partager avec notre majorité, la satisfaction d'une poursuite de l’investissement de notre Ville dans les politiques éducatives dynamiques. Cette délibération et la suivante nous proposent en effet de voter pour la construction de deux nouveaux groupes scolaires. Ces deux nouvelles écoles sont nécessaires et traduisent l'attractivité de notre ville que la réouverture du musée des arts saura amplifier.

Je forme à l'occasion du vote de cette délibération, le vœu que pour l’un de ces deux groupes scolaires, nous puissions travailler avec l’Éducation nationale à proposer une nouvelle filière bilingue français-breton après celle des Marsauderies, des Batignolles et après l’ouverture souhaitée en 2018 d’un troisième site bilingue public sur Nantes nord. Cela pourrait marquer encore davantage l’engagement de notre majorité dans une politique de valorisation de la diversité linguistique, à l’égal de beaucoup de villes européennes comme Cardiff ou Bruxelles.

Je voudrais terminer cette intervention par une alerte sur la baisse des financements publics pour les deux écoles Diwan de Nantes. Ces écoles sont bilingues, associatives, laïques et gratuites mais la baisse des financements publics met en danger leur fonctionnement. Elle compromet le principe de gratuité qui est garant de la mixité sociale existant dans ces deux écoles installées, l’une aux Châtaigniers, près des Dervallières et l’autre au cœur du Clos-Torreau.

Nous avons depuis le début de ce mandat soutenu ces écoles qui concourent à la diversité de l’offre pédagogique offerte aux nantaises et nantais. Il me semble important qu’aujourd’hui , à l’instar du volontarisme dont nous faisons preuve par la construction de deux groupes scolaires, des solutions puissent être trouvées pour aider au développement des écoles Diwan dans la capitale historique de la Bretagne.

 

Pierre Emmanuel Marais

(conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)


Intervention d'Ana Sohier au conseil municipal de Rennes

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Le 26 juin 2016


Mme La Maire, chers Collègues,

 

Alors que nos nouveaux députés sont installés à l’assemblée nationale, et que le nouveau gouvernement nous prépare l’intégration des dispositions de l’état d’urgence dans le droit commun ou la révision du code du travail par ordonnances, je souhaitais intervenir pour rappeler que notre conception de la démocratie est à 100 lieues de ces considérations actuelles.

 

L'actualité nous hurle que ça s'engage mal, mais depuis quelques temps nous avions déjà les prémices d’une politique libérale destructrice de droits acquis de longues luttes. Nous vivons un retour en arrière, la France qui ose encore s’afficher comme pays des droits de l’homme est bien loin de l’idéal qu’elle promeut. Même Jacques Toubon s’inquiète des atteintes aux droits fondamentaux, comme à Calais où les associations sont empêchées de venir en aide aux exilés qui ont des conditions de vie inhumaines et ou la fourniture d’eau potable a été interdite le 31 mai dernier.

 

Le nombre important de votants s’opposant au Front National et votant pour « En Marche » au second tour de l’élection présidentielle sous prétexte que nos libertés fondamentales seraient menacées, nous montre l’impasse dans laquelle le système français coule.

 

Les démocrates de gauche qui s’opposaient précédemment à ce genre de système ont été absorbés, il n’y a plus de force d’opposition qui tienne la marée. Pour certains, le seul recours serait d’aller dans le rue, mais nous ne pouvons considérer que ce soit la seule solution. Le risque est maintenant d’être dans un rapport de force excluant tout type de débat démocratique. Ce type de populisme n’est pas la réponse concrète qui nous permettra de repenser le système. Peut-être s'agirait-il enfin d'œuvrer avec le citoyen pour que le monde de demain soit plus démocratique et plus en phase avec la vie quotidienne des habitants.

 

La fabrique citoyenne promue par la ville de Rennes était bien partie, mais ne faudrait-il pas accélérer pour co-construire réellement l’intégralité des politiques publiques avec les citoyens et les acteurs.

 

Les institutions sont en crises et l'urgence n'a jamais été aussi importante de s'unir pour qu’une vraie vie démocratique voit le jour. Nous sommes clairement dans une impasse de pensée politique, le renouvellement s’engagera quand l’intérêt général ne se focalisera pas sur le seul critère de la croissance économique pour penser le progrès social. Heureusement, certains l'ont compris, nous aurons 3 députés Corses qui pourront œuvrer en faveur des droits fondamentaux des peuples et des territoires à l’assemblée nationale.

 

Yann Quéméner : "l'autonomie est un chemin pour améliorer l’action publique"

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Monsieur le maire, cher-e-s collègues, Mesdames messieurs

 

Nous l’avons dit l’année dernière nos collectivités territoriales font face à un contexte financier difficile.

 

Pour maintenir un taux d’épargne correct, et donc un niveau d’investissement conforme à nos engagements, nous avons validé dès 2016 une stratégie financière adaptée qui passe par une rationalisation des dépenses de fonctionnement et une optimisation du recours à l'emprunt. Cette démarche est déjà appliquée avec de bons résultats.

 

C’est pour cela que je voterai le budget 2017 au nom de l’Union Démocratique Bretonne.

 

Cependant, même si le Débat Orientation Budgétaire est l'occasion de rappeler que notre objectif commun est de continuer à investir et à développer des politiques innovantes.

 

En réalité, vous le pressentez toutes et tous, nous sommes sur la fin d’un cycle. Dans l’actualité la fin d’un cycle présidentiel mais plus profondément la fin de la toute puissance d’un État qui a montré son incompétence et son orgueil depuis des décennies. Un État qui à su nous prouver que la concentration de brillants cerveaux donnaient une multitude de décisions imbéciles.

 

Je n’ai pas besoin de vous donner des exemples, vous en avez toutes et tous quelques-uns en tête.

 

Pour nous à l'UDB, ce nouveau cycle doit permettre un débat sur la responsabilité et les pouvoirs qui y sont associés. Nos villes, métropoles et régions doivent avoir plus de pouvoir via l’autonomie et l’État seulement un rôle de contrôle. En effet être juge et partie comme c’est le cas aujourd’hui est une profonde erreur politique qui a doucement amené les citoyens à rejeter ceux qui ont trop de pouvoir entre leurs mains.

 

Cet État organisé du haut vers le bas, du dominant vers le dominé bref de façon pyramidale à vu ses communes, départements et régions globalement bien gérées c’est le cas de Rezé (je rappelle que ces étages de la pyramide n'ont pas le droit de s’endetter de la même façon que l’état). Pendant ce temps, le haut de la pyramide de notre République dépensait sans compter. En effet les brillants cerveaux considèrent l’état français comme quasi éternel. En conséquence, notre pays peut faire rembourser une dette abyssale ; par vous, par vos enfants, par vos petits enfants, par vos arrières, arrières, arrières, arrières, arrières, arrières, petits enfants.

 

Malheureusement, ces brillants cerveaux sont toujours dans les arcanes du pouvoir. Mais aujourd’hui, le bas de la pyramide c'est-à-dire le peuple, celui qui produit les richesses dépensées par l’État souhaite la fin de ce cycle. Dehors Hollande, Valls, Sarkozy, Jupé, Duflot, Fillon …

 

Pour changer de cycle et avoir des finances municipales plus à même d’investir pour l’avenir nous devons changer de système. Notre pays aura beau se débattre ce sera l’échec assurer sans une autre organisation.

 

Bien sur il est difficile de lutter contre de vieux schémas mentaux. Oser faire un pas de côté pour changer de point de vue est une des démarches intellectuelles les plus difficiles à réussir.

 

Et pourtant

 

Cette autonomie fiscale sur laquelle je vous entretien serait faite dans le respect de la solidarité nationale. C’est-à-dire avec un système de péréquation permettant une solidarité entre nos villes, métropole et régions de France.

 

Cette autonomie est un chemin pour améliorer l’action publique auprès des habitants de Rezé.

 

Malgré ces évidences, le jacobinisme et son corollaire la centralisation du pouvoir opposent autonomie et égalité. Mais si l’égalité était une réalité dans notre pays, nous le saurions !

 

Aujourd’hui c’est donc bien le centralisme qui est source d’inégalité.

 

A l’inverse de la plupart des pays européens de même taille, les régions et villes françaises ne disposent pas des moyens politiques, législatifs et financiers pour agir sur leur territoire afin de favoriser l’activité économique, culturelle et le vivre-ensemble.

 

Leur action au plus près des territoires est insuffisantes car les lois s’appliquent nationalement et ignorent les particularités locales.

 

Cette autonomie fiscale et politique n'est pas une utopie… Elle est appliquée dans de nombreux territoires et elle porte ses fruits.

 

De Bruxelles à Bilbao, de Belfast à Berlin, de grandes métropoles européennes dynamiques se sont unes à unes levées pour réclamer -et obtenir- un statut différencié leur permettant de s'émanciper de la tutelle de l’État et avoir les moyens de leurs politiques. L’essentiel des expériences novatrices sont faites dans ce cadre. D’ailleurs en France la Corse, la Nouvelle Calédonie, Paris et Lyon font des démarches dans cette direction.

 

Un exemple français d’autonomie régionale. La sécurité sociale d’Alsace Moselle qui avec un taux de remboursement supérieur à la nôtre réussit à ne pas être en déficit.

Autre exemple, sur le plan économique. La région Pays de Galles à gagné 1% de PIB dans l’année qui a suivie son autonomie politique. 1% de PIB en France c’est 21 milliards d’euros.

 

Je terminerai par une inquiétude.

 

La Ville de Rezé connaît et va connaître une forte progression de sa population.

Il y aura sans doute d'importants investissements à prévoir pour l'accueil de toutes et tous dans de bonnes conditions.

 

Quelles seront nos possibilités d'y répondre quand la plus grande partie des investissements français continuent à être majoritairement fléchés vers la région capitale compter les investissements pour les éventuels Jeux Olympique de 2024 ?

Le Grand Paris c’était déjà 30 milliards d’euros prévus en 2012 payés par tous les Français pour une vision mégalomaniaque de la France. C’est à l’opposé d’une gestion fédérale de notre pays gestion que nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à souhaiter pour le bien des Français.

 

Je vous remercie de votre écoute,

 

Yann Quéméneur (conseiller municipal)

 

 

 

 

Nantes. Intervention du Groupe UDB sur les solidarités à Nantes

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03/02/2017

 

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL 03/02/2017

-VILLE DE NANTES-


Débat thématique : «  Solidarités, une ambition collective pour Nantes »

 


Madame Le Maire, mes chers collègues,


 

Au nom du groupe UDB, je tiens tout d’abord à remercier Patrick Pailloux de l’AURAN pour sa présentation, ainsi que l’association ‘Les eaux vives’ pour son travail remarquable d’insertion sociale qu’elle effectue avec passion dans notre ville, au bénéfice de nos concitoyens les plus démunis.

À l’initiative de cette association, le projet des « 5 Ponts » est un exemple tout à fait novateur et ambitieux, qui illustre parfaitement les nouveaux enjeux liés aux questions de solidarité.

 


A la confluence des problématiques sociales et urbaines, ce projet invente un nouveau modèle, une nouvelle forme dans notre ville. En regroupant plusieurs structures sociales au sein d’un même programme mixte, avec une ferme urbaine de 1.000 m² sur son toit.

A travers ce projet s’incarne parfaitement la spécificité nantaise et le volontarisme politique qui caractérise notre Ville : les politiques de solidarité sont la pierre angulaire du projet global de la cité, en inventant notamment de nouvelles formules, de nouveaux lieux d’échange, de nouvelles opportunités.

 


En effet, cette solidarité qui sur notre territoire s'exprime en particulier envers les plus pauvres ou envers les groupes ou personnes vulnérables, à court et long terme, est plus que jamais nécessaire face au triomphe de l'individualisme, face à la montée des inégalités, de revenus, de patrimoine.

Je tiens aussi à rappeler que nos politiques ne font jamais qu’accompagner des solidarités existantes. En effet elles émanent principalement des habitants, de groupes de personnes. Au cœur de cette dynamique, la co-construction est indéniablement un facteur de réussite.

 


Par ailleurs, ces éléments nous ramènent à une question d’actualité, celle de l’accueil des migrants, notamment des mineurs isolés.

Notre Ville a aidé à résoudre certaines situations, par exemple au sujet du squat de Doulon. Mais il est important de rappeler qu’il reste d’autres squats, et d’autres migrants sont toujours sans hébergement, sans avenir.



Nous devrons faire encore plus dans un contexte international inquiétant. Nos politiques de solidarités doivent répondre à l’enjeu de l’accueil de ces migrants fuyant les guerres ou la misère.

Enfin, cette réflexion nous amène à une autre actualité, une triste actualité également : ce soir une conférence de l’extrême-droite se revendiquant bretonne intitulée : « Immigration, la catastrophe. Et après ?» se tiendra à Nantes.



Nous appelons à manifester contre ces actes et expressions politiques qui sont à l’opposé du projet de l’UDB et de notre majorité municipale. Il est important de la rappeler.

La solidarité ce sont aussi des mots pour dire qu’immigration n’est pas synonyme de catastrophe !

 

L’UDB s’oppose à toutes formes de discriminations telles que le racisme, la xénophobie, l’homophobie et le sexisme. L’UDB défend une société où la diversité est une force et lutte contre toutes les formes de communautarisme et de rejet de l’autre. L’UDB dénonce et s’oppose également aux idées fascistes et anti-démocratiques qui n’ont pas de place dans notre république.

 

Je vous remercie.

 


Pierre Emmanuel Marais (conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)


 

Nantes. Intervention de Pierre-Emmanuel Marais sur le budget 2017

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03/02/2017


INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL 03/02/2017

-VILLE DE NANTES-

Vote budget 2017


Madame le maire, cher-e-s collègues,


Le vote du budget est un moment important, permettant de valoriser les choix politiques de notre majorité, dans un contexte économique, social et politique difficile pour les collectivités territoriales.


Avec une nouvelle baisse des dotations de l'État et une hausse régulière de la population nantaise, ce qui nous est demandé aujourd'hui - et depuis le début de ce mandat – est de faire mieux avec moins.


Malgré cette contrainte majeure, la Ville de Nantes continue à s'affirmer comme un territoire où l'égalité, la solidarité et la justice sociale restent au cœur du contrat passé avec les nantaises et les nantais. L'amélioration de l'accès au logement, l'attention particulière portée à l'éducation, la promotion de l'égalité Femmes-Hommes, le respect de la diversité sous toutes ses formes (linguistique, sociale ou de genre) sont autant d'exemples qui confortent Nantes comme une ville juste, solidaire et durable.

 

Cependant, la question de la pérennité de notre modèle se pose.


Pour l'Union démocratique bretonne, il est temps d'inventer un nouveau mode de gouvernance, dans lequel nos territoires acquerraient une certaine autonomie politique et fiscale, leur permettant d'ajuster leurs actions au plus près de leurs spécificités et singularités.


Nous pensons donc qu'une nouvelle étape de décentralisation est plus que nécessaire pour permettre à nos territoires de se renforcer selon leurs besoins, leurs atouts et leurs spécificités.


Cela devra être le socle de nouvelles solidarités dont nous débattrons en fin de matinée.


Nous pensons qu’une autonomie politique renforcée, à l’œuvre dans de nombreuses villes européennes comme Bruxelles, Hambourg, Bilbao ou Cardiff, devra permettre de lutter contre les inégalités et aider au développement de notre territoire au bénéfice de tous ses habitants.

 

En attendant et militant pour de telles évolutions institutionnelles, nous voterons bien évidemment le budget 2017.


Je vous remercie.

 

Pierre Emmanuel Marais (conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)


 

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yannsyz

Alors que, @franceinfo, les sujets déplacement ou logement, avec de l'inventivité, Il y en a dans moult territoires.

yannsyz

Bref, @franceinfo, c'est avec ce type de journalisme "sous les fenêtres" qu'on a lancé Pierre Lelouche ou l'ex maire d'Évry sous les spots👇

yannsyz

Nan, parce qu'aujourd'hui, sur @franceinfo c'était les sujets politiques à Paris, la province fabriquant des sapins en Vendée. 👇

yannsyz

Du coups, citoyen de Lorient ou Bayonne paye 2 fois pour l'info régionale, une fois pour l'info parisienne. C'est un sujet, @franceinfo ?👇

yannsyz

...(suite) alors que leurs habitants payent déjà la redevance.

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