Yann Quéméner : "l'autonomie est un chemin pour améliorer l’action publique"

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Monsieur le maire, cher-e-s collègues, Mesdames messieurs

 

Nous l’avons dit l’année dernière nos collectivités territoriales font face à un contexte financier difficile.

 

Pour maintenir un taux d’épargne correct, et donc un niveau d’investissement conforme à nos engagements, nous avons validé dès 2016 une stratégie financière adaptée qui passe par une rationalisation des dépenses de fonctionnement et une optimisation du recours à l'emprunt. Cette démarche est déjà appliquée avec de bons résultats.

 

C’est pour cela que je voterai le budget 2017 au nom de l’Union Démocratique Bretonne.

 

Cependant, même si le Débat Orientation Budgétaire est l'occasion de rappeler que notre objectif commun est de continuer à investir et à développer des politiques innovantes.

 

En réalité, vous le pressentez toutes et tous, nous sommes sur la fin d’un cycle. Dans l’actualité la fin d’un cycle présidentiel mais plus profondément la fin de la toute puissance d’un État qui a montré son incompétence et son orgueil depuis des décennies. Un État qui à su nous prouver que la concentration de brillants cerveaux donnaient une multitude de décisions imbéciles.

 

Je n’ai pas besoin de vous donner des exemples, vous en avez toutes et tous quelques-uns en tête.

 

Pour nous à l'UDB, ce nouveau cycle doit permettre un débat sur la responsabilité et les pouvoirs qui y sont associés. Nos villes, métropoles et régions doivent avoir plus de pouvoir via l’autonomie et l’État seulement un rôle de contrôle. En effet être juge et partie comme c’est le cas aujourd’hui est une profonde erreur politique qui a doucement amené les citoyens à rejeter ceux qui ont trop de pouvoir entre leurs mains.

 

Cet État organisé du haut vers le bas, du dominant vers le dominé bref de façon pyramidale à vu ses communes, départements et régions globalement bien gérées c’est le cas de Rezé (je rappelle que ces étages de la pyramide n'ont pas le droit de s’endetter de la même façon que l’état). Pendant ce temps, le haut de la pyramide de notre République dépensait sans compter. En effet les brillants cerveaux considèrent l’état français comme quasi éternel. En conséquence, notre pays peut faire rembourser une dette abyssale ; par vous, par vos enfants, par vos petits enfants, par vos arrières, arrières, arrières, arrières, arrières, arrières, petits enfants.

 

Malheureusement, ces brillants cerveaux sont toujours dans les arcanes du pouvoir. Mais aujourd’hui, le bas de la pyramide c'est-à-dire le peuple, celui qui produit les richesses dépensées par l’État souhaite la fin de ce cycle. Dehors Hollande, Valls, Sarkozy, Jupé, Duflot, Fillon …

 

Pour changer de cycle et avoir des finances municipales plus à même d’investir pour l’avenir nous devons changer de système. Notre pays aura beau se débattre ce sera l’échec assurer sans une autre organisation.

 

Bien sur il est difficile de lutter contre de vieux schémas mentaux. Oser faire un pas de côté pour changer de point de vue est une des démarches intellectuelles les plus difficiles à réussir.

 

Et pourtant

 

Cette autonomie fiscale sur laquelle je vous entretien serait faite dans le respect de la solidarité nationale. C’est-à-dire avec un système de péréquation permettant une solidarité entre nos villes, métropole et régions de France.

 

Cette autonomie est un chemin pour améliorer l’action publique auprès des habitants de Rezé.

 

Malgré ces évidences, le jacobinisme et son corollaire la centralisation du pouvoir opposent autonomie et égalité. Mais si l’égalité était une réalité dans notre pays, nous le saurions !

 

Aujourd’hui c’est donc bien le centralisme qui est source d’inégalité.

 

A l’inverse de la plupart des pays européens de même taille, les régions et villes françaises ne disposent pas des moyens politiques, législatifs et financiers pour agir sur leur territoire afin de favoriser l’activité économique, culturelle et le vivre-ensemble.

 

Leur action au plus près des territoires est insuffisantes car les lois s’appliquent nationalement et ignorent les particularités locales.

 

Cette autonomie fiscale et politique n'est pas une utopie… Elle est appliquée dans de nombreux territoires et elle porte ses fruits.

 

De Bruxelles à Bilbao, de Belfast à Berlin, de grandes métropoles européennes dynamiques se sont unes à unes levées pour réclamer -et obtenir- un statut différencié leur permettant de s'émanciper de la tutelle de l’État et avoir les moyens de leurs politiques. L’essentiel des expériences novatrices sont faites dans ce cadre. D’ailleurs en France la Corse, la Nouvelle Calédonie, Paris et Lyon font des démarches dans cette direction.

 

Un exemple français d’autonomie régionale. La sécurité sociale d’Alsace Moselle qui avec un taux de remboursement supérieur à la nôtre réussit à ne pas être en déficit.

Autre exemple, sur le plan économique. La région Pays de Galles à gagné 1% de PIB dans l’année qui a suivie son autonomie politique. 1% de PIB en France c’est 21 milliards d’euros.

 

Je terminerai par une inquiétude.

 

La Ville de Rezé connaît et va connaître une forte progression de sa population.

Il y aura sans doute d'importants investissements à prévoir pour l'accueil de toutes et tous dans de bonnes conditions.

 

Quelles seront nos possibilités d'y répondre quand la plus grande partie des investissements français continuent à être majoritairement fléchés vers la région capitale compter les investissements pour les éventuels Jeux Olympique de 2024 ?

Le Grand Paris c’était déjà 30 milliards d’euros prévus en 2012 payés par tous les Français pour une vision mégalomaniaque de la France. C’est à l’opposé d’une gestion fédérale de notre pays gestion que nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à souhaiter pour le bien des Français.

 

Je vous remercie de votre écoute,

 

Yann Quéméneur (conseiller municipal)

 

 

 

 

Nantes. Intervention du Groupe UDB sur les solidarités à Nantes

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03/02/2017

 

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL 03/02/2017

-VILLE DE NANTES-


Débat thématique : «  Solidarités, une ambition collective pour Nantes »

 


Madame Le Maire, mes chers collègues,


 

Au nom du groupe UDB, je tiens tout d’abord à remercier Patrick Pailloux de l’AURAN pour sa présentation, ainsi que l’association ‘Les eaux vives’ pour son travail remarquable d’insertion sociale qu’elle effectue avec passion dans notre ville, au bénéfice de nos concitoyens les plus démunis.

À l’initiative de cette association, le projet des « 5 Ponts » est un exemple tout à fait novateur et ambitieux, qui illustre parfaitement les nouveaux enjeux liés aux questions de solidarité.

 


A la confluence des problématiques sociales et urbaines, ce projet invente un nouveau modèle, une nouvelle forme dans notre ville. En regroupant plusieurs structures sociales au sein d’un même programme mixte, avec une ferme urbaine de 1.000 m² sur son toit.

A travers ce projet s’incarne parfaitement la spécificité nantaise et le volontarisme politique qui caractérise notre Ville : les politiques de solidarité sont la pierre angulaire du projet global de la cité, en inventant notamment de nouvelles formules, de nouveaux lieux d’échange, de nouvelles opportunités.

 


En effet, cette solidarité qui sur notre territoire s'exprime en particulier envers les plus pauvres ou envers les groupes ou personnes vulnérables, à court et long terme, est plus que jamais nécessaire face au triomphe de l'individualisme, face à la montée des inégalités, de revenus, de patrimoine.

Je tiens aussi à rappeler que nos politiques ne font jamais qu’accompagner des solidarités existantes. En effet elles émanent principalement des habitants, de groupes de personnes. Au cœur de cette dynamique, la co-construction est indéniablement un facteur de réussite.

 


Par ailleurs, ces éléments nous ramènent à une question d’actualité, celle de l’accueil des migrants, notamment des mineurs isolés.

Notre Ville a aidé à résoudre certaines situations, par exemple au sujet du squat de Doulon. Mais il est important de rappeler qu’il reste d’autres squats, et d’autres migrants sont toujours sans hébergement, sans avenir.



Nous devrons faire encore plus dans un contexte international inquiétant. Nos politiques de solidarités doivent répondre à l’enjeu de l’accueil de ces migrants fuyant les guerres ou la misère.

Enfin, cette réflexion nous amène à une autre actualité, une triste actualité également : ce soir une conférence de l’extrême-droite se revendiquant bretonne intitulée : « Immigration, la catastrophe. Et après ?» se tiendra à Nantes.



Nous appelons à manifester contre ces actes et expressions politiques qui sont à l’opposé du projet de l’UDB et de notre majorité municipale. Il est important de la rappeler.

La solidarité ce sont aussi des mots pour dire qu’immigration n’est pas synonyme de catastrophe !

 

L’UDB s’oppose à toutes formes de discriminations telles que le racisme, la xénophobie, l’homophobie et le sexisme. L’UDB défend une société où la diversité est une force et lutte contre toutes les formes de communautarisme et de rejet de l’autre. L’UDB dénonce et s’oppose également aux idées fascistes et anti-démocratiques qui n’ont pas de place dans notre république.

 

Je vous remercie.

 


Pierre Emmanuel Marais (conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)


 

Nantes. Intervention de Pierre-Emmanuel Marais sur le budget 2017

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03/02/2017


INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL 03/02/2017

-VILLE DE NANTES-

Vote budget 2017


Madame le maire, cher-e-s collègues,


Le vote du budget est un moment important, permettant de valoriser les choix politiques de notre majorité, dans un contexte économique, social et politique difficile pour les collectivités territoriales.


Avec une nouvelle baisse des dotations de l'État et une hausse régulière de la population nantaise, ce qui nous est demandé aujourd'hui - et depuis le début de ce mandat – est de faire mieux avec moins.


Malgré cette contrainte majeure, la Ville de Nantes continue à s'affirmer comme un territoire où l'égalité, la solidarité et la justice sociale restent au cœur du contrat passé avec les nantaises et les nantais. L'amélioration de l'accès au logement, l'attention particulière portée à l'éducation, la promotion de l'égalité Femmes-Hommes, le respect de la diversité sous toutes ses formes (linguistique, sociale ou de genre) sont autant d'exemples qui confortent Nantes comme une ville juste, solidaire et durable.

 

Cependant, la question de la pérennité de notre modèle se pose.


Pour l'Union démocratique bretonne, il est temps d'inventer un nouveau mode de gouvernance, dans lequel nos territoires acquerraient une certaine autonomie politique et fiscale, leur permettant d'ajuster leurs actions au plus près de leurs spécificités et singularités.


Nous pensons donc qu'une nouvelle étape de décentralisation est plus que nécessaire pour permettre à nos territoires de se renforcer selon leurs besoins, leurs atouts et leurs spécificités.


Cela devra être le socle de nouvelles solidarités dont nous débattrons en fin de matinée.


Nous pensons qu’une autonomie politique renforcée, à l’œuvre dans de nombreuses villes européennes comme Bruxelles, Hambourg, Bilbao ou Cardiff, devra permettre de lutter contre les inégalités et aider au développement de notre territoire au bénéfice de tous ses habitants.

 

En attendant et militant pour de telles évolutions institutionnelles, nous voterons bien évidemment le budget 2017.


Je vous remercie.

 

Pierre Emmanuel Marais (conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)


 

Ana Sohier. "Les crises sont souvent l’occasion de refonder le modèle social."

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Intervention d'Ana Sohier au conseil municipal du 30 janvier 2017

Mme La Maire, Chers Collègues,

 

Nous votons ce soir le budget de la Ville pour l’année 2017. La dépendance des collectivités locales à l’État français et au système libéral qui nous gouverne nous oblige à considérer Rennes dans ce marché mondial.

 

Ces 10 dernières années, le PIB n’a pas diminué. Pourtant, le système libéral, système sans frontières du droit de tous sur tous a, chez nous, décuplé les inégalités. Difficile aujourd’hui de trouver un point positif nous permettant de ne pas affirmer que nous vivons une crise majeure et qu’il est temps pour notre société de changer de logiciel.

 

La mauvaise répartition des richesses est vectrice d’inégalités économiques, sociales et écologiques. La mise en concurrence des territoires, l’inadaptation du modèle économique ou la perte des acquis sociaux, contre laquelle certains d’entre nous se battent encore, renforcent le désarroi des citoyens.

 

Les services publics sont l’un des moyens de réduire ces inégalités. Cependant, face aux demandes croissantes des citoyens d’un côté, et à l’impact de la baisse des dotations de l’Etat français qui bloque tout développement de service de l’autre, la marge de manœuvre de notre collectivité est mince.

 

Dans ce contexte, il n’est cependant pas nécessaire de virer au pragmatiste déçu. Les crises sont souvent l’occasion de refonder le modèle social. Et ce nouveau modèle, c’est au niveau local que nous devons d’abord le porter pour permettre une vraie transition écologique et économique sur nos territoires et l’avènement d’une nouvelle gouvernance.

 

C'est dans ce climat particulier que nous sommes amenés à nous prononcer sur le budget primitif 2017 de la Ville de Rennes. Ce budget est à nouveau marqué par les transferts de compétences issus de la transformation de la Communauté d’agglomération en Métropole en 2015 et la poursuite des baisses des dotations de l’État français.

 

Alors que la politique de rigueur mise en œuvre par le gouvernement commence à produire ses premiers effets sur la dette publique avec une réduction de 0,5 %, il n’est pas inutile de rappeler que le bloc communal a été mis à contribution par l’État français à hauteur de 11 milliards d’euros entre 2015 et 2017, du jamais vu.

 

Dans un contexte où les besoins des collectivités vont croissants, il est, à mon sens, toujours aussi injuste de leur faire payer le déficit de l’État français ; elles ne sont responsables que d’environ 10% de la dette publique.

 

Dans la ligne des réformes, notre collectivité s’est employée à réduire ses dépenses tout en maintenant un effort d’investissement permettant de répondre aux besoins des rennais. La baisse de 1 millions d’euros des frais financiers, permis par l’utilisation du marché obligataire est une « bonne affaire » dans ce contexte de raréfaction des financements publics ; mais nous doutons de la pertinence de ce choix qui ne peut être envisagé, à long terme, comme une solution viable à un problème de fond.

 

Concernant Rennes Métropole, le budget 2017 est à nouveau impacté par les transferts définitifs de compétences et la fin des conventions de gestion. Au-delà des évolutions financières et comptables, cette nouvelle étape de la mutualisation interroge la politique de gestion du personnel et la gouvernance de la métropole.

 

Pour les salariés, l’année 2017 s’annonce aussi riche que l’année précédente avec la mise en œuvre du nouveau régime indemnitaire, la poursuite de la mise en œuvre du protocole de modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations. Ces sujets sont importants car ils touchent à la responsabilité de la Ville en tant qu’employeur. Ils interrogent également Rennes Métropole qui gère les services communs aux deux collectivités.

 

De fait, c’est bien sur le sujet de la gouvernance que la Métropole est aujourd’hui attendue, du côté des citoyens comme du côté de ses représentants élus. Nous sommes nombreux, je crois, à nous interroger sur sa gouvernance et à regretter l’éloignement des citoyens. Tout cela pose question sur les valeurs et les fondements de l’intérêt général communautaire. Peut-être que la mise en place d’une fabrique citoyenne à l’échelle de la Métropole pourrait contrebalancer cette tendance ?

 

Tous ces efforts permettent à la ville de continuer à fonctionner selon nos valeurs, de maintenir un service public à la hauteur des enjeux et d’agir pour renforcer la cohésion sociale. Pourtant, nous voyons bien que notre ambition est limitée. Si nous pouvons regretter ici les choix de l’Etat français, ceux-ci s’imposent à nous et nous devons en tenir compte pour bâtir notre prévision budgétaire.

 

Le budget qui nous est présenté aujourd’hui respecte les grands équilibres et est fidèle au principe de solidarité qui compte tant pour notre majorité. Ce budget reste malgré tout ambitieux avec de nouvelles perspectives ; que les projets issus de la seconde saison du budget participatif viendront étoffer.

 

Pour contrebalancer les baisses d'activités qui touchent le bassin rennais, la Ville dispose des moyens nécessaires pour favoriser les initiatives de reconversion industrielles en lien avec les autres collectivités. Ces investissements doivent également concerner l’emploi public, qui contribue largement à la dynamique économique de notre bassin d’emploi. Dans ce domaine, la Ville et la Métropole ont entre leurs mains un levier important de la politique de l’emploi.

 

Il est également important que la Ville maintienne son effort financier aux associations et aux structures qui, dans les quartiers, accompagnent les citoyens dans leur vie quotidienne ou leurs projets. Il faut redonner à l’éducation populaire toute sa place et favoriser toujours plus la mixité sociale, gage d’ouverture et de diversité.

 

Chers collègues, le vote d’un budget est le moment de réaffirmer notre responsabilité face aux rennais, et d’en être digne. Je voterai ce budget 2017 qui a l’ambition de faire évoluer notre ville dans un contexte contraignant.

 

Mais nous devons également nous saisir des enjeux émergents, en renforçant les orientations budgétaires : il faut orienter dans une nouvelle direction notre mode de vie et notre Démocratie.

 

Merci de votre attention,

 

Ana Sohier. "Nous ne sommes même plus étonnés de voir nos représentants élus en procès pour diverses affaires"

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Intervention d'Ana Sohier au conseil municipal du 30 janvier 2017

Mme La Maire, Chers Collègues,

 

Alors que nous sommes en période de campagne pour les élections présidentielles, il nous semble important d'intervenir sur l'état de notre démocratie en France. Les résultats des différentes primaires, au-delà des candidats choisis par les votants, et de leur couverture médiatique, nous interroge sur l’écart qui se creuse entre la population et ses représentants.

 

Cet écart provoque une perte de confiance des citoyens qui considèrent, souvent par amalgame, que les élus ne servent que leurs intérêts particuliers. Pourtant, il est parfois difficile de ne pas aller dans ce sens ; nous ne sommes même plus étonnés de voir nos représentants élus en procès pour diverses affaires, que ce soit concernant les financements de campagne ou le détournement d'argent public.

 

Les décisions relatives au non cumul des mandats sont un début mais elles ne peuvent être considérées comme une solution à long terme car les questions du cumul des mandats dans le temps et du statut de l’élu ne sont pas résolues.

 

Le système même des primaires, alors qu’il prône une démocratie directe, renforce l'écart entre citoyens et politiques et creuse finalement un clivage qui ne devrait pas avoir lieu, entre citoyen et électeur. De plus en plus de français ne votent plus et la défiance envers les partis politiques est aussi palpable.

 

Il est temps de remettre le citoyen au centre des débats afin d'éviter de creuser un peu plus ce fossé avec l'opinion publique. Force est de constater toute la difficulté de cette démarche lorsque l'État français lui-même est à contrecourant avec une déchéance de nationalité ou un 49.3. Aux violences politiques peuvent parfois répondre des violences sociales.

 

Pour éviter que de telles situations se reproduisent, l'initiative de la ville de Rennes de mettre en place une charte de la démocratie locale et la fabrique citoyenne sont des initiatives à encourager. Mais ces initiatives ne doivent pas remplacer une véritable réforme démocratique.

 

Pour éviter de reproduire les erreurs du précédent mandat au niveau national, nous pensons qu'il faut, à notre niveau, et qu'il est de notre responsabilité de remettre le citoyen au centre des débats.

 

L'Union démocratique bretonne que je représente milite pour un renouvellement des institutions pour que la démocratie soit un système politique où le citoyen décide chez lui.

 

Ceci suppose une plus grande indépendance des collectivités, le processus décisionnel centralisé ne peut répondre à la réalité sociale, culturelle et à l'histoire personnelle des citoyens, et de fait, tend à mettre à l'écart le citoyen qui ne s'y reconnait plus.

 

Fédéralisme, autonomie des collectivités, initiatives locales répondraient nécessairement à cette crise démocratique et écologique. Nous espérons que les débats de la présidentielle seront à la hauteur de ces enjeux.

Brest. Intervention d'Anne-Marie Kervern lors du débat d’orientation budgétaire

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Conseil municipal du 8 décembre 2016

Anne-Marie Kervern

Groupe Union Démocratique Bretonne

 

 

Conseil municipal du 19 janvier 2017

Débat d’orientation budgétaire

 

 

Monsieur le Maire chers collègues

 

Permettez-moi, tout d’abord, de dire à quel point je suis affligée par la caricature de débat qui a ouvert notre conseil.

Le débat, ce n’est pas la polémique, ce n’est pas le rapport de force, ce n’est pas une action de combat, ce n’est pas la mise en scène de soi-même.

Le débat, c’est l’ouverture d’un espace d’incertitude autour d’enjeux qui divisent, pourraient diviser …ou rassembler.

 

Le rapport d’orientation budgétaire qui nous est soumis aujourd’hui évoque des incertitudes à la fois économiques et politiques, et puis aussi quelques satisfactions modestes avec à Brest le maintien de l’emploi dans un contexte de légère reprise.

 

Ce que ne dit pas l’introduction de ce rapport, alors que le dynamisme des territoires en dépend largement, c’est le malaise démocratique de notre pays avec une perte de confiance dans les institutions politiques.

 

La polarisation actuelle sur l’élection présidentielle est extravagante. Elle fait oublier que ce pays est doté d’institutions, les collectivités locales, qui ont une responsabilité de gestion au quotidien.

Nos concitoyens aspirent à une vie démocratique plus horizontale, plus proche de leurs milieux de vie, plus apte à répondre de manière réactive à leurs besoins en particulier en situation de crise.

 

En réponse à cette attente se prépare paradoxalement, l’installation d’une sorte de monarchie élective et un retour problématique à une véritable démocratie parlementaire. Comme les calamités volent en escadrilles, il faut ajouter une technostructure étatique qui résiste, avec un pouvoir de blocage, au principe de subsidiarité, et une réforme territoriale brouillonne qui enrichit le millefeuille territorial d’une épaisseur supplémentaire, invente des procédures de contrôle à chaque concession de compétence.

 

Le moment était venu d’inventer une démocratie du 21ème siècle s’appuyant sur les compétences locales, mais la verticalité s’est encore une fois imposée.

 

Rassurez- vous, je reste dans le sujet. En effet, tout cela n’est pas sans conséquences sur notre situation financière actuelle.

 

L’État qui a été incapable de se réformer a un objectif de réduction des dépenses publiques. Fort bien, mais il en fait porter la réalisation sur les collectivités. Et à Brest, nous la subissons, ce qui nous laisse d’assez faibles marges d’initiative. C’est dans ces marges-là, qui existent, que nous avons à travailler.

 

Certes, la loi de finances pour 2017 confirme la division par deux de l’effort demandé au bloc communal. C’est plutôt une bonne nouvelle, avec la reconduction à la hausse du Fonds de soutien à l’investissement local et des conditions d’emprunt favorables.

 

Ces quelques nouvelles positives viennent conforter notre gestion encore saine, notre stratégie d’apurement de la dette qui est respectueuse de l’argent public. Elles devraient nous permettre de poursuivre les investissements du plan de mandat sans recours à la fiscalité des ménages.

 

Nous allons travailler dans les marges d’initiative qui nous restent, parce que nous assumons une responsabilité vis-à-vis des Brestois, et nous allons le faire en garantissant le meilleur périmètre de service public possible.

 

Nous devons répondre à la nécessité absolue de protéger des critères du profit, l’accès à l’éducation, à la culture, au sport, à la santé, au numérique, aux services de proximité, parce que le sujet majeur aujourd’hui, c’est la précarité galopante, le taux de chômage, l’exclusion du marché du travail. Nous avons à faire des choix qui garantissent l’accès à la ville pour tous.

 

Je crains cependant que l’organisation territoriale de la France qui aurait dû répondre aux défis de notre époque, accroître les responsabilités politiques et sociales de tous les acteurs locaux, ne soit pas le meilleur support pour y parvenir.

 

Voilà l’incertitude que je voulais partager avec vous, et avec les Brestois.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

Ville de Rennes. L'UDB vote contre l'ouverture des commerces le dimanche

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Lors du dernier conseil municipal de Rennes, Ana Sohier, conseillère municipale UDB, est intervenue pour expliquer son vote défavorable à l'ouverture des commerces le dimanche. Voici son intervention.


"Nous nous étions déjà opposés à l'ouverture des commerces les dimanches et jours fériés lors du conseil municipal du 23 novembre 2015, nous avions soutenu ce vœu avec l'ensemble de la gauche. Ce dernier prévoyait le passage de 5 à 6 commerces ouverts exceptionnellement les dimanches et jours fériés, nous passerions alors à 12 ?

Ce n'est pas parce que les commerces sont ouverts plus souvent, voir constamment que les salariés, les chômeurs, les retraités, etc… dépenserons plus alors que leurs salaires, leurs pensions et minimas sociaux stagnent voir diminuent.

La proposition faite aux employés de travailler le dimanche, sur la base du volontariat, pour un salaire plus élevé masque la précarité de leurs situations, dans le contexte dans lequel nous vivons pensez-vous qu'un employé peut réellement refuser de travailler le dimanche ?

Considérant que ces dispositions augmentent la précarité des employés ; c'est pour cette raison que nous nous étions opposé à la loi travail, que nous nous opposons donc à cette délibération, pour rester fidèle à nos convictions de gauche."

Ville de Rennes. Intervention d'Ana Sohier sur la crise des hôpitaux

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Le personnel hospitalier s'est mis en grève dans plusieurs villes de France le mardi 8 novembre pour dénoncer le plan de rentabilité dévoilé par le gouvernement. Les nouvelles mesures consistent à supprimer 22 000 postes et 16 000 lits. Ces nouvelles mesures de réductions budgétaires s'inscrivent dans un politique économique de rentabilité du secteur hospitalier déjà en place depuis une dizaine d'année.

 

L'Union démocratique Bretonne dénonce la gestion libérale du soin qui conduit à des conditions de travail incompatibles avec une prise en charge convenable des patients. Cette manière de gérer l'hôpital provoque des cadences infernales pour le personnel hospitalier et un manque de reconnaissance de leur travail.

 

La suppression de plusieurs milliers de personnels soignants et le non renouvellement des départs à la retraite ne va pas améliorer ces conditions. La réduction des effectifs implique la fatigue jusqu'à l'épuisement du personnel hospitalier. Certains sont appelés alors qu'ils sont en congés, d'autres cumulent les gardes.

 

Ce système induit la maltraitance des patients. En effet les délais d'attente pour une prise en charge sont rallongés à plusieurs heures dans les services d'urgence. Pour les entretiens avec des spécialistes ces délais dépassent parfois plusieurs mois. D'un autre côté nous avons des cliniques privées qui suggèrent aux patients la possibilité de meilleures prises en charges pour des actes qui rapportent financièrement. La crise du service public bénéficie au service privé, l'ensemble tendant vers une logique du profit au détriment d'une égalité de traitement.

 

Nous comprenons les revendications du personnel de santé qui tente par tous les moyens d'assurer la qualité du service malgré ses difficultés.

 

Tout ceci est renforcé par l'injonction de la tarification à l'acte qui oblige le personnel à passer plus de temps devant l'ordinateur qu'avec le patient. Cette politique budgétaire renforce le clivage territorial, nous constatons en effet de plus en plus de déserts médicaux en milieu rural. Et les menaces de fermetures des hôpitaux et services de soins de proximité continuent dangereusement.

 

A l'heure où tous les services publics sont menacés l'Union démocratique Bretonne, fidèle à sa ligne politique, rappelle son engagement pour que chacun contribue selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins. La logique marchande ne peut pas passer avant la santé des citoyens !

 

Nous espérons qu'une majorité d'entre nous partage ces valeurs et suggérons à Mme la Maire de faire valoir cet engagement auprès du Centre Hospitalier Universitaire de Rennes.

 

Ana Sohier

 

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Guyonvarc'h Kristian

#Presidentielle2017 Ce matin sur France 2 Jean Lassalle annonçait qu'il avait donné son parrainage à Philippe Poutou. 2 hommes authentiques.

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