Valoriser la singularité de Nantes

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17/06/2016


 

Intervention de Pierre-Emmanuel Marais – Groupe UDB Ville de Nantes


Conseil municipal du 17/06/2016
"Développement économique et emploi à Nantes :
tendances, évolutions et perspectives"
 

 
Madame le Maire, cher-e-s collègues,
 
« A Nantes, voilà que tout recommence… » Comme l’a illustré avec talent l’écrivain Jean Rouaud, la semaine dernière dans la presse parisienne, Nantes est une ville qui connaît à intervalles réguliers de violents soubresauts.

Ils sont le fruit de la complexité de l'identité économique, historique et sociale de la Ville et l'on peut penser que cette complexité a permis à notre Ville de se réinventer régulièrement, de notamment reconvertir Nantes la grise après la fermeture des chantiers navals, moteurs pluriséculaires du dynamisme de la capitale de la Bretagne historique.

 
Cette reconversion a été symbolisée par les Allumées, au début des années 90, et aujourd'hui le Voyage à Nantes, les machines de l'île sont des marqueurs d'un nouveau souffle économique avec une redéfinition des polarités et de l'image de notre territoire.
 
Plus de vingt ans après le spectaculaire rebond économique et social de Nantes, l'enjeu du développement de nouvelles activités n'est pas seulement le remplacement d'activités disparues et la reconversion de friches industrielles, d'autres villes comme Bristol ou Cardiff le font et très bien.
C'est surtout la volonté de maintenir un haut niveau d'intervention publique, un haut niveau d'innovation dans la mise en œuvre de nos politiques économiques, culturelles et éducatives. Il s'agit de rester attractif dans une mondialisation qui met en concurrence les métropoles bretonnes et françaises, voire européennes.
 
A travers la course à l’attractivité économique que se livrent ces métropoles , il existe un risque d'aller au plus simple, de faire comme les autres, de perdre ce qui fait la singularité de Nantes, d'être emporté par le rouleau compresseur de l’uniformisation, devenir un espace neutre subissant un inévitable dumping économique et social.
 
Les politiques publiques que nous menons doivent donc s'inscrire dans cette volonté de favoriser le développement économique par la mise en avant de la singularité de notre Cité.

A titre d'exemple, l’engagement de notre majorité en faveur du développement de la signalétique bilingue français-breton sur l’espace public contribuera -avec d’autres mesures- à faire d’elle un territoire attractif, car singulier. Cette dynamique n'est pas un enfermement dans le local mais, au contraire, l'expression d'une meilleure intégration au monde.

Au final, la réflexion sur le développement économique et l'emploi à Nantes, passe évidemment pour l'UDB par un nécessaire keynésianisme local, l’interventionnisme contre la main invisible du marché, mais aussi par la valorisation de son identité.
 
Trugarez deoc'h
Je vous remercie.
 
Pierre-Emmanuel Marais (conseiller municipal à la Ville de Nantes et conseiller communautaire à Nantes Métropole)


 

 

Kristian Guyonvarc'h: les investissements dans le ferroviaire ne doivent pas oublier la Bretagne occidentale!

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Intervention de Kristian Guyonvarc'h, au nom du groupe Pays de Brest Solidaire, au Conseil de Brest Métropole Océane du 29 avril 2016, à propos du financement des projets ferroviaires Rennes-Brest, Rennes Quimper et Rennes-Nantes-Bretagne sud. 

 

 

Depuis deux ans l'organisation du débat public autour du projet LNOBPL se fait autour de deux problématiques :

  • au travers des axes est-ouest Rennes-Brest et Rennes-Quimper, il s'agit de réduire les temps de parcours avec l'est de la Bretagne afin de limiter le facteur déstabilisant pour le territoire breton de la mise en service de la LGV Le Mans-Rennes dont la conséquence première sera de mettre Rennes nettement plus près de Paris que de la pointe bretonne. C'est nécessaire mais ce faisant, on reste dans une logique de déplacements strictement est-ouest qui consacre d'une certaine façon la prééminence économique et politique de Paris sur la France et de Rennes sur la Bretagne administrative,

  • 2ème problématique, et celle-la est nouvelle : au travers du projet Nantes-Rennes-Bretagne sud, il s'agit de consacrer et de renforcer la dynamique économique et démographique dont profite depuis une quarantaine d'années la Bretagne orientale, autour d'un triangle Rennes-Nantes-Vannes.

 

Et la Bretagne occidentale dans tout ça, que devient-elle ? Après l'entrée en service de la LGV Rennes-Le Mans à l'automne 2017, suffirait-il que les temps de parcours entre Brest-Quimper et Paris soient réduits de 10 ou 15 minutes à l'horizon 2030 pour que les intérêts de l'ouest breton soient bien pris en compte ? Nous ne le pensons pas.

 

Que l'amélioration des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper soit un objectif totalement occulté dans la démarche LNOBPL, cela démontre que les intérêts spécifiques de la Bretagne occidentale sont secondaires aux yeux des principaux décideurs que sont l'Etat et la SNCF.

 

Nous habitons pourtant un département de plus de 900 000 habitants, mais vu de Paris, les liaisons ferroviaires Brest-Quimper ne sont pas une priorité. Vu de Rennes non plus d'ailleurs, hélas, et je ne parle pas ici du siège de l'institution régionale qui est plutôt attentive au sujet. Mais si Paris et Rennes ne se sentent pas concernés, nous ne sommes pas obligés de chausser les lunettes des autres.

 

Chacun connaît l'état de vétusté, de dégradation avancée de la voie unique, non électrifiée, qui relie Landerneau à Quimper. La qualité du service aux usagers s'est à ce point dégradée, le temps de parcours s'est à ce point allongé (il approche les 2 heures!) que la fréquentation y a logiquement baissé car la vocation de cette ligne n'est pas touristique. Les travaux de simple remise à niveau de cette voie unique, qui auraient du se faire sous le contrat de plan précédent, sont toujours en attente de réalisation en raison du manque d'enthousiasme de SNCF-Réseau (ex-RFF) et surtout de l'Etat, dont c'est pourtant la compétence. La réponse que le ministre Vidalies a faite au député Richard Ferrand cette semaine à l'Assemblée nationale ne suffit pas à nous rassurer car elle ne contient aucun engagement en termes de calendrier pour débloquer les 14 millions € attendus de l'Etat.

 

Nous voudrions attirer l'attention de nos collègues sur l'intérêt d'intégrer la problématique des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper dans le débat et les études complémentaires du projet LNOBPL au côté des deux autres problématiques que j'évoquais au début de mon intervention. Cela permettrait de travailler à doter la Bretagne d'une boucle ferroviaire complète, une boucle qui sortirait Brest comme Quimper de leur situation de terminus, de cul-de-sac ferroviaires, une boucle qui les mettrait en connexion directe avec toute la Bretagne sans devoir passer par Rennes. Le trafic dans les gares de Brest et de Quimper y gagnerait beaucoup, ce qui contribuerait à rentabiliser l'investissement des collectivités dans la modernisation de ces gares pour en faire des pôles d'échanges multimodaux.

 

Créer cette boucle ferroviaire au service d'une Bretagne plus intégrée et solidaire, c'est un des enjeux d'une amélioration des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper. Mais ce n'est pas le seul.

 

Si la voie Landerneau-Quimper devait être laissée en déshérence, voire venait à fermer, quelle réponse les collectivités du Finistère pourront-elles apporter à la congestion prévisible de la RN 165 ? Un doublement des voies routières? De nouveaux ouvrages d'art ? Pour quel coût et à quel prix pour l'environnement et la qualité de vie ?

 

Autre enjeu : pourquoi les Brestois devraient-ils être condamnés demain à prendre la route pour se déplacer vers la Bretagne sud ? Pourquoi les Quimpérois devraient-ils être condamnés demain à prendre la route pour se déplacer vers la Bretagne nord ? Autant de questions que les Rennais et les Nantais, eux, n'auront jamais à se poser, et cette situation privilégiée de cités vers lesquelles convergent la Bretagne nord et la Bretagne sud contribue évidemment à conforter Nantes et Rennes dans leurs fonctions de commandement économique et administratif au détriment de la Bretagne occidentale.

 

Par ailleurs, personne n'a oublié qu'en janvier 2013 l'effondrement d'une falaise au-dessus de la gare de Morlaix a privé pendant plusieurs mois tout le nord-Finistère d'un accès normal au train à partir de Brest ou de Landerneau. Garantir des liaisons ferroviaires de qualité entre Brest et Quimper, c'est donc aussi se prémunir contre le risque, qui n'est pas théorique, de se retrouver dans une situation de quasi-insularité. Et ce risque, il vaut pour les voyageurs comme pour le fret. On a vécu cette situation de crise, on pourrait la revivre.

 

Enfin, parce qu'il faut aussi penser à des échéances plus lointaines, si nous voulons que l'aéroport de Brest-Guipavas se voit conforté dans sa position de premier aéroport de la Bretagne administrative, avec une vocation internationale affirmée, alors il nous faudra penser à des connexions entre l'aéroport et le réseau ferroviaire. Si ce n'est pas demain, ce sera après-demain. A ce titre, des liaisons ferroviaires de qualité entre Brest et Quimper, donc avec toute la Bretagne sud, serait un atout indéniable pour cet aéroport.

 

Voilà pourquoi le groupe Pays de Brest Solidaire plaide pour que notre territoire, ses représentants rappellent fortement et constamment l'importance des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper dans le cadre du débat et des études complémentaires du projet LNOBPL et dans tous les échanges qu'ils pourront avoir avec les financeurs potentiels que sont l'Etat, SNCF-Réseau et la Région.  

Pour une démocratie locale renforcée

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01/04/2016

 

Intervention de Pierre-Emmanuel Marais – Groupe UDB Ville de Nantes


Conseil municipal 01/04/2016 - point 4 - rapport d'étape / dialogue citoyen

 

 

Madame le Maire, cher-e-s collègues,
 
Comme le soulignait Julien Gracq :« la forme d'une ville change plus vite, on le sait, que le cœur d'un mortel ». Une ville est une matière vivante, en mouvement, composée de différentes strates humaines, sociologiques et physiques qui peuvent parfois rentrer en contradiction.
Le rôle d'une municipalité est notamment de réguler et fédérer ces forces contraires, dans l'intérêt général.
 
Notre ville a su accompagner fortement la participation des citoyen-e-s, notamment par le lancement du Grand Débat sur la Loire. Cette nouvelle approche du dialogue citoyen, présentée par notre collègue Bassem Asseh, est un signe positif, qui va dans le sens du renouvellement des pratiques démocratiques, souhaité par l'UDB.
 
Les réflexions autour de l'aménagement du territoire et des nouvelles pratiques de vivre la Ville vont de pair avec l'implication des habitant-e-s.
Et ce, notamment grâce à des outils de participation pertinents tels que les sites internet, les séminaires, les panels citoyens par tirage au sort, des rencontres publiques,…
 
Ce cadre d'expérimentation montre l'exemple à d'autres métropoles : les citoyens ne sont pas simplement amenés à participer, mais deviennent véritablement acteurs de leur territoire, en influant sur des grands projets structurants.
Mercredi dernier, la salle comble de la Mairie de Chantenay pour la présentation du projet d'aménagement du bas-Chantenay par Bernard Reichen en est un bel exemple.
 
Ainsi, ce foisonnement d'échanges - tout en vivifiant la démocratie- confirme l'impérieuse nécessité, soulignée depuis longtemps par l'UDB, de consulter les citoyens et les citoyennes sur des projets d’avenir comme, par exemple, la question de la réunification de la Bretagne.
 
C'est à travers une fabrique et une pratique de la ville réellement participative et sans tabou que Nantes continuera à être un territoire innovant, singulier et attachant.


Pierre-Emmanuel Marais (conseiller municipal à la Ville de Nantes et conseiller communautaire à Nantes Métropole)


Ana Sohier pour l'émancipation financière des collectivités

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Intervention d'Ana Sohier, conseillère municipale en charge du patrimoine et de la politique linguistique, à l'occasion du débat budgétaire au conseil municipal du 14 mars 2016.

 

Mes chers collègues,

Je ne compte plus le nombre de débats budgétaires où notre groupe s'est indigné des baisses de dotations d'Etat qui nous affectent. La litanie des millions qui nous sont retirés semble sans fin. Jusqu'où irons-nous? Jusqu'à quel niveau de précarité et d'impuissance les communes et des autres collectivités seront elles menées pour payer les erreurs de l'Etat

Ces coupes successives des budgets locaux se produisent dans un pays que la plupart des courants politiques et des observateurs internationaux s'accordent à considérer comme déjà trop centralisé. Comment accepter le favoritisme indécent qui voit l'Etat cofinancer le projet du Grand Paris tout en baissant les dotations de l'ensemble des collectivités locales?

Certes, Rennes tire son épingle du jeu au niveau intercommunal grâce au nouveau statut de métropole. La plupart des intercommunalités n'ont pas cette chance: contrairement à un mythe tenace, la République telle qu'elle existe aujourd'hui est très loin d'assurer l'égalité entre les territoires. Rappelons nous aussi qu'il a fallu, pour obtenir le fameux statut, se lancer il y a quelques années dans une course à l'absorption de communes qui a conduite à une perte de cohérence de certaines politiques publiques.

Je ne blâme en aucun cas mes collègues pour cette situation. La majorité municipale à laquelle j'appartiens fait de son mieux et mobilise toutes ses compétences pour construire un budget équilibré et au service des habitants, malgré les contraintes financières qui nous affectent. Notre budget présente des évolutions intéressantes. Je salue, comme certains collègues l'ont déjà fait, la réussite du budget participatif qui a mis en exergues l'intérêt de nos concitoyens pour le patrimoine, les modes de déplacement, les énergies renouvelables, la nature en ville... avec une mention spéciale pour un projet qui me tient particulièrement à coeur, la réhabilitation du lavoir de Chezy. 

Je suis solidaire des efforts accomplis et voterai en faveur du budget qui nous est proposé. Je regrette ce pendant l'absence d'une concertation poussée sur le projet Service Public 2020, concertation qui aurait rassemblé, en amont, tous les groupes politiques de ce conseil. On s'est peut-être privé d'une pluralité d'opinions et d'avis qui aurait enrichi le travail. Je regrette aussi que la nécessaire réflexion sur le service rendu à la population et les moyens de sa mise en œuvre se soit déroulé dans le cadre d'une pression constante à la baisse sur nos ressources financières.

Mes chers collègues, vous êtes bien placés pour savoir que le système du financement des collectivités par des dotations d'Etat nous expose à l'arbitraire et à une certaine irresponsabilité du pouvoir en place. Il st toujours facile de faire payer les communes et les régions, même si ce ne sont pas elles qui sont responsables des dettes publiques. La seule solution pour en finir avec cette situation de dépendance serait d'instaurer une véritable autonomie fiscale des collectivités, en leur donnant la maîtrise d'impôts progressifs. Nous pourrions alors faire nos choix en toute responsabilité. Les conseils régionaux sont élus au suffrage universel depuis 34 ans, les conseils municipaux depuis plus longtemps encore. 34 ans, c'est déjà bien tard pour couper le cordon!

Cette autonomie que nous défendons ne peut que renforcer l'action publique. Sans autonomie, il n'y a pas de responsabilité, et sans responsabilité, il n'y a pas de réels choix politiques possibles pour les électeurs. Bien sûr ce nouveau système d'autonomie budgétaire devra être accompagné d'un renforcement de la péréquation horizontale, pour éviter que les écarts ne se creusent plus encore qu'aujourd'hui et pour prévenir toute vélléité de dumping fiscal entre collectivités.

J'ai la conviction qu'une telle réforme ne peut venir que des collectivités elles-mêmes. C'est pourquoi je propose aujourd'hui à tous les présidents de groupes de participer à un travail commun en vue d'élaborer un vœu sur l'émancipation financière des collectivités, que je souhaite voir aussi largement partagé que possible pour qu'il soit adopté lors de notre prochains conseils. Je suis à votre disposition pour en discuter.

Ana Sohier: "rattraper la casse et mener une véritable politique de l'emploi"

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Intervention de politique générale d'Ana Sohier, conseillère municipale en charge du patrimoine et de la politique linguistique, lors du Conseil municipal de Rennes du 14 mars 2016.

 

Mes chers collègues,

Je souhaite profiter de cette intervention pour vous interpeler sur le le projet de loi sur le « travail » tel que présenté par Myriam El Khomri, contre lequel cinq mille personnes ont défilé mercredi dernier dans les rues de Rennes.

Ce texte prépare en effet de graves reculs des droits individuels et collectifs des salariés. Sa justification est de dégrader les conditions de travail en prétendant que ces sacrifices permettront plus d'embauches ; un argument difficile à admettre alors qu'une des dispositions du projet détricote encore un peu les 35 heures. Ou est passé l'ambition de relancer l'emploi par le partage du temps de travail ? Comment faire croire qu'on créera de nouveaux emplois en alourdissant encore un peu plus la charge de ceux qui travaillent ?

Cette logique néolibérale à laquelle nous avons à faire inspire l'esprit même de ce projet de loi, dans la continuité du CICE. Un lobby de privilégiés cherche à nous faire croire que l'avenir pour notre économie passe par moins de justice et moins de droits pour la majorité de la population.


Le 9 mars à Rennes, les jeunes étaient présents en nombre dans le cortège, aux côtés des salariés. On peut les comprendre. Que peut-on espérer d'un pays dont les gouvernements successifs, quelle que soit leur couleur politique, acceptent de dégrader toujours un peu plus la protection sociale et les ressorts de l'action publique ? Jusqu'où ira-t-on, faudra-t-il s'aligner sur le niveau de vie des ouvriers chinois pour satisfaire le MEDEF ?

Ce n'est pas cette politique que j'attendais en venant soutenir à Rennes la candidature de François Hollande au deuxième tour de l'élection présidentielle. Il faut maintenant rattraper la casse et mener une véritable politique de l'emploi, par la relance du partage du temps de travail, le soutien aux plus modestes, l'attribution de moyens financiers aux régions pour leur permettre d'exercer réellement les politiques de l'emploi qu'elles sont sensées mener.

Je vous remercie.

 

Le groupe UDB à la Ville de Nantes réagit à la suppression de la subvention au festival Celtomania

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10/03/2016

 

COMMUNIQUE DE PRESSE / Groupe UDB Ville de Nantes

Objet: Le groupe UDB de la Ville de Nantes réagit à la suppression de la subvention au festival Celtomania


Les élu-e-s UDB de la Ville de Nantes souhaitent réagir à l'annonce faite par David Martineau, adjoint à la culture, d'une suppression de la subvention au festival Celtomania. Celtomania est un festival original, populaire et délocalisé. Il permet une culture qui va à la rencontre des habitants, loin des cultures main-stream surmédiatisées.

On ne peut mettre en avant la singularité de la ville de Nantes, son dynamisme, la diversité des cultures qui y cohabitent et donner le sentiment de ne pas soutenir des initiatives comme Celtomania.


Alors que Nantes Métropole aide fortement le développement du Centre culturel breton Yezhoù-ha-sevenadur, que la Ville travaille au développement de la filière bilingue français-breton et réaffirme son soutien à Diwan dans le cadre de sa politique éducative, la politique culturelle de la Ville en matière de culture bretonne semble avoir besoin de clarifications.


Les élu-e-s UDB de la Ville de Nantes regrettent en effet que la culture bretonne soit perçue comme un élément secondaire et périphérique soumis à quota. Au contraire, la politique culturelle nantaise doit appréhender la culture bretonne comme une composante intrinsèque et vivante de l'identité nantaise.


Les élu-e-s UDB souhaitent ainsi que puisse être réellement défini, sur le reste de la mandature, le cadre du soutien aux cultures de Bretagne de la Ville de Nantes. La convocation des rencontres annuelles des acteurs de la culture bretonne avant l'été, pourrait être l'occasion de cette mise au point.


Pierre Emmanuel Marais / Groupe UDB Ville de Nantes


Quand une étude de l'AURAN valide la pertinence d'une Bretagne réunifiée

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03/03/2016

® Auran


En Décembre 2015, Pierre-Emmanuel Marais -conseiller municipal UDB à la Ville de Nantes- a adressé un courrier à Benoist Pavageau, directeur général de l'AURAN (Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise).
 
La démarche de ce courrier était de répondre à l'étude « Le Pôle Métropolitain Loire-Bretagne et ses territoires d’échanges » qui démontre en creux la pertinence d'une Bretagne réunifiée.


Or, resté sans réponse, le groupe UDB à la Ville de Nantes a décidé de rendre public ce courrier.


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Courrier à l'attention du Directeur Général de l'AURAN
 

Monsieur le Directeur Général, Cher Benoist,
 
Je te remercie pour l’envoi de la dernière publication des agences d’urbanisme du Pôle métropolitain Loire-Bretagne, « Le Pôle Métropolitain Loire-Bretagne et ses territoires d’échanges ».
 
A la lecture attentive de ce document ressortent un certain nombre de remarques.
Le travail d’analyse que vous avez fait sur la question des relations entre l’ouest de la France et le bassin parisien est assez révélateur de l’état de dépendance dans lequel nous nous trouvons, face à une capitale toujours plus au centre de la vie économique française.
 
Toutefois, nous ne tirerons peut-être pas les mêmes conclusions de cette analyse, car nous pensons en effet à l’Union Démocratique Bretonne que cette relation que vous jugez « déterminante » avec Paris est au contraire problématique.
Elle empêche nos villes et nos territoires de s’émanciper et de développer des politiques appropriées. Alors que nous sommes dans un pays centralisé à Paris, l’objectif serait plutôt de donner la capacité aux Régions d’agir au plus près des réalités locales et d’apporter une démocratie de proximité qui revivifie la participation citoyenne actuellement polarisée au niveau national.
 
Par ailleurs, l’étude et l’analyse des relations entre les cinq grandes villes du pôle (Nantes, Rennes, Angers, Brest & Saint-Nazaire) confirment d’une manière lapidaire l’incohérence des régions dans leur forme actuelle ainsi que celle d’un éventuel Grand Ouest.
En effet, la confirmation est ainsi faite que les principales autres villes des Pays de la Loire entretiennent peu de liens tangibles avec ce pôle, et que –à l’exception d’Angers- le bassin nantais est largement tourné vers Rennes et Brest. Nantes et Rennes sont ainsi reconnues comme les principaux nœuds d’échanges de cet espace.
Votre étude a ainsi le mérite d’apporter sa contribution à la justification d’une région Bretagne à cinq départements, en démontrant la pertinence de son modèle.
 
En restant à ta disposition, je te prie de recevoir mes salutations distinguées.
 
Pierre-Emmanuel Marais



La Bretagne est un axe de valorisation pour Nantes !

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25/02/2016

®Nantes Tourisme




Le 28 Octobre 2015, Pierre-Emmanuel Marais -conseiller municipal UDB à la Ville de Nantes- a adressé un courrier à Lionel Martinez, directeur de l'agence de développement de Nantes-Saint-Nazaire.
 
La démarche de ce courrier était de suggérer la valorisation par l'agence de l’identité bretonne de Nantes et Saint-Nazaire. Notre territoire ayant tout à gagner en mettant notamment l’accent sur cette réalité.

Or, resté sans réponse, le groupe UDB à la Ville de Nantes a décidé de rendre public ce courrier.

Nous nous étonnons de ce silence, qui semble montrer l'embarras de certains sur ce sujet. Ce silence peut même être perçu comme un aveu de faiblesse, alors que la Ville vient d'échouer à décrocher la première place du concours European Best Destination 2016.

En effet, il nous semble impératif d'abandonner les propos creux d'une communication déconnectée et interchangeable, vouée à l'échec. Et de de valoriser à la place les facteurs positifs et constitutifs de l'identité nantaise, notamment dans sa composante bretonne.


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Courrier à l'attention du directeur de l'agence de développement de Nantes-Saint-Nazaire
 

Monsieur le Directeur,
 
J’ai eu dernièrement l’occasion de vous écouter présenter Nantes Saint-Nazaire Développement, une entité qui a pour objet de contribuer au développement économique et international de la métropole Nantes Saint-Nazaire.
 
Elle est dotée de quatre missions principales : la prospection d'entreprises, leur accueil et leur accompagnement, la promotion du territoire et l’animation du marketing territorial.
 
Un des axes de travail que vous mettez en avant est « l'adoption d'une image claire et différenciante pour la métropole Nantes-Saint-Nazaire ».
 
Comme l’a souligné dernièrement Johanna Rolland, Nantes n’a pas vocation à être une métropole standardisée. Elle doit se démarquer des autres grandes villes européennes, en mettant en avant des facteurs positifs et constitutifs de son identité. C’est à travers la valorisation de ses singularités que Nantes parviendra à porter une voix haute et différente dans le concert des métropoles européennes.
 
En effet, Nantes n’est pas un territoire comme les autres : elle est depuis des siècles la plus grande ville d’une région reconnue nationalement et internationalement. Cette région, la Bretagne, possède un pouvoir d’évocation et d’attraction très fort qui transcende profondément les clivages, et qui offre une image positive et fédératrice.
 
Loin de certains montages marketing fades et creux, notre territoire aura tout à gagner en mettant notamment l’accent sur cette réalité de l’identité bretonne de Nantes et Saint-Nazaire.
 
Ainsi, il est sans doute inutile de réinventer le "fil à couper le beurre". Pour les touristes et voyageurs passant à Nantes et/ou Saint-Nazaire, notre métropole est bretonne tant par son histoire, son patrimoine et ses cultures. C'est l'image d'une Bretagne ouverte et métissée que renvoie la cité des Ducs et l'adoption d'une image claire et différente pourrait simplement faire référence à ces marqueurs territoriaux.
 
En vous remerciant,
Cordialement
 
Pierre-Emmanuel Marais


 


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yannsyz

Quand on a 1 problème de valeurs et 1 problème de programme, On vote sans hésiter au nom des valeurs.

yannsyz

La 1ère règle du fight club est qu' on ne parle pas du fight club. Image de @MarionLHour pr évoquer jour particulier pour journalistes

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