Guipavas se déclare "commune hors TAFTA"

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Le 3 février 2016, le conseil municipal de Guipavas, où Christian Guyonvarc'h (UDB) est adjoint aux finances, a adopté un voeu à propos du projet contesté de traité de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

 

Depuis le 8 juillet 2013, l'Union européenne et les Etats-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un « partenariat transatlantique de commerce et d'investissement » (acronyme en anglais : TTIP), connu aussi sous le nom d' « accord de libre-échange transatlantique » (acronyme en anglais : TAFTA). Ce projet d'accord commercial et d'investissement concerne de multiples domaines tels que l'accès aux médicaments, la sécurité alimentaire ou le règlement des différends entre des intérêts privés et des autorités publiques.

 

Ces négociations sont conduites de telle façon que les principes d'ouverture et de transparence qui sont inscrits à l'article 15 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ne sont pas correctement mis en œuvre. Il en résulte un défaut de contrôle démocratique par les citoyens et leurs représentants, tant à l'échelon européen qu'aux échelons national, régional et local.

 

Cette situation est d'autant plus préoccupante pour la population que ce projet d'accord pourrait conduire à la suppression de ce que les partisans d'un libéralisme effréné appellent les « barrières non tarifaires » mais qui ne sont rien d'autre que les normes juridiques qui garantissent la protection des citoyens en tant que producteurs de biens ou de services, consommateurs et usagers ainsi que dans leur cadre de vie.

 

En l'état actuel des négociations le projet d'accord prévoit l'édiction de règles qui, à terme, risquent de porter atteinte à la capacité de l'Union européenne et des Etats membres à légiférer, particulièrement dans les domaines sociaux, sanitaires et environnementaux, exposant même les Etats membres et leurs collectivités à devoir verser des dédommagements substantiels aux investisseurs qui s'estimeraient lésés par de nouvelles mesures prises au niveau national, régional ou local et qui viseraient notamment à mettre en place ou à conforter des services publics.

 

L'Union européenne se distingue des Etats-Unis par un certain nombre de normes et de réglementations qui sont les garantes de notre modèle de société. Il est essentiel que l'accord en cours de négociation, s'il venait à se concrétiser, reconnaisse explicitement la possibilité pour l'Union européenne, les Etats membres et toute collectivité territoriale dotée d'un pouvoir législatif ou réglementaire de préserver leurs acquis, notamment en matière éthique, sociale, sanitaire, environnementale et culturelle.

 

Plusieurs dispositions du mandat qui a été confié aux négociateurs européens (des fonctionnaires non élus de la Commission européenne) remettent aujourd'hui en cause les prérogatives des collectivités territoriales telles que définies dans la Constitution française et par la législation et ne manqueront pas d'avoir des conséquences sur les politiques publiques que nous menons à Guipavas, par exemple pour l'organisation (régie municipale) et l'approvisionnement (critères de qualité nutritionnelle et d'impact carbone) du service de restauration scolaire.

 

Face à ces risques objectivés un certain nombre de collectivités en France et dans le reste de l'Union européenne ont déjà adopté des motions à l'attention du Gouvernement et des parlementaires français. C'est le cas notamment de régions et de départements, de grandes villes comme Metz, Rennes, Dunkerque ou Cherbourg-Octeville mais aussi de communes du Finistère où les majorités sont de sensibilités politiques diverses telles que Pont-L'Abbé, Le Guilvinec, Douarnenez ou Carhaix.

Compte tenu des risques présentés par le texte en cours de négociation, le conseil municipal de Guipavas :

-demande la diffusion publique des éléments de la négociation pour rendre possible un débat public transparent sur le partenariat envisagé entre l'Union européenne et les Etats-Unis, faute de quoi la suspension des négociations s'imposerait ;

-demande que la France soit moteur d'une initiative pour éviter que le projet de traité de libre-échange transatlantique (TAFTA-TTIP), négocié aujourd'hui dans la plus grande opacité, ne fragilise le modèle social des pays européens :

-demande expressément au Gouvernement français de s'opposer et au Parlement de mettre son veto à tout accord qui remettrait en question le cadre réglementaire en vigueur en matière de normes sociales, d'environnement, de santé, de diversité culturelle et linguistique et de protection des citoyens ;

-demande que, dans l'hypothèse où cet accord ne serait pas mutuellement avantageux, la France ne le ratifie pas ;

-demande que le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats sous sa forme actuelle soit abandonné, celui-ci constituant une menace pour l'équité du processus de décision et présentant des risques financiers pour les collectivités territoriales ;

-affirme l'attachement de la ville de Guipavas à des échanges commerciaux entre les grands ensembles économiques comme l'Union européenne et les Etats-Unis qui soient à la fois équilibrés et respectueux de notre modèle de solidarité et d'éthique ;

-affirme également l'attachement de la ville de Guipavas à un service public de haute qualité qui s'appuie notamment sur une politique d'achat responsable au plan éthique, social et environnemental ;

-en conséquence, se déclare commune « hors TTIP-TAFTA » en l'état actuel des négociations,

-décide d'adresser cette délibération au Premier ministre, aux Présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, ainsi qu'au Président du Conseil régional de Bretagne, à la Présidente du Conseil Départemental du Finistère, au Président de l’Association des Maires du Finistère et au Président de l’Association des Maires de France.

Intervention de Yann Quéméneur en Conseil Municipal de Rezé

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16/02/2016


Intervention de l'élu UDB Yann Quéméneur en Conseil Municipal de Rezé, sur le Débat d'Orientation Budgétaire

 

Monsieur le maire, cher-e-s collègues, Mesdames, messieurs

 

Nous savons toutes et tous que nos collectivités territoriales font face à un contexte financier inédit et difficile. Inédite, en effet, est la perte cumulée de ressources pour la ville de Rezé 4,4 millions d'euros d’ici à 2020. Inédit, car c'est la fin d'un cycle.

C'est pour cela que le Débat d’Orientation Budgétaire est l'occasion de rappeler que notre objectif commun est de continuer à investir et à développer des politiques innovantes, donnant la priorité à la jeunesse, la vie associative et les services à la population.

Pour maintenir un taux d’épargne correct, et donc un niveau d’investissement conforme à nos engagements de campagne, il nous faut valider une stratégie financière adaptée qui passe par une rationalisation des dépenses de fonctionnement et une optimisation des recettes et du recours à l'emprunt.

 

L’Union Démocratique Bretonne valide cette stratégie et c’est pour cela que nous voterons le prochain budget. Cependant, depuis 2010, avec la suppression de la taxe professionnelle par le gouvernement Sarkozy, nous assistons impuissants à une recentralisation de la France. La baisse de la DGF n'en est qu'un nouvel avatar.

Pour nous, UDB, l'heure n'est plus à réclamer une modification de cette DGF ou toute autre sous-mesure compensatoire. Car, la crise que nous vivons est avant tout une crise de répartition des dettes de l’état. Pas des dettes de notre commune qui elle, est parfaitement gérée.

 

Ainsi c'est une réforme de la fiscalité des collectivités locales que nous souhaitons :

Pour nous, UDB, ce débat doit être le débat de l'autonomie fiscale de nos villes, métropoles et régions dans le cadre de leurs compétences.

Une autonomie qui permet de vivre et décider ici à Rezé.

Cette autonomie fiscale doit-être faite dans le respect de la solidarité nationale. C'est-à-dire avec un système de péréquation permettant une solidarité entre nos villes, métropoles et régions de France.

Cette autonomie est un chemin pour améliorer l’action publique au plus près des habitants.

 

Malgré cela le jacobinisme et son corollaire la centralisation du pouvoir opposent autonomie et égalité. Mais si l’égalité ressassée comme un mantra était une réalité dans notre pays, nous le saurions !

Aujourd’hui c’est donc bien le centralisme qui est source d’inégalité.

 

A l’inverse de la plupart des pays européens, les régions et villes françaises ne disposent pas des moyens politiques, législatifs et financiers pour agir sur leur territoire afin de favoriser l’activité économique, culturelle et le vivre-ensemble.

Leurs actions au plus près des territoires sont insuffisantes car les lois s’appliquent nationalement et ignorent les particularités locales. Cette autonomie fiscale et politique n'est pas une utopie… Elle est appliquée dans de nombreux territoires et elle porte ses fruits.

De Bruxelles à Bilbao, de Belfast à Berlin, de grandes métropoles européennes dynamiques se sont unes à unes levées pour réclamer -et obtenir- un statut différencié leur permettant de s'émanciper de la tutelle de l’État et avoir les moyens de leurs politiques. D’ailleurs en France, Paris et Lyon font des démarche dans cette direction.

 

Pour ce qui nous concerne en tant que Conseil Municipal de Rezé, nous sommes d’une certaine manière  je dis bien d’une certaine manière, sous la tutelle de la République. Nous sommes sous tutelle non pas comme une collectivité peut l’être dans le droit français mais plutôt comme une personne mineure ou un incapable majeur. L’état nous donne de l’argent pour gérer, mais nous n’avons pas l’autonomie fiscale.

 

L’Union Démocratique Bretonne pense que les personnes présentent ce soir autour de cette table ne mérite pas ce traitement. Nous valons tous mieux que cela. Nous avons les compétences nécessaires pour gérer notre ville en autonomie.

En revanche notre République se porterait sûrement mieux si les citoyens l’avaient mise sous tutelle depuis quelques décennies.

A l’heure où Nantes la ville phare de notre métropole préside Eurocities et souhaite s'inscrire dans le concert des grandes métropoles européennes, le constat est amer. Faute de suffisamment de leviers institutionnels et fiscaux : notre ville et sa métropole sont des acteurs mineurs de la vie politiques. L’autonomie est le quotidien de millions de citoyens européens. Pourquoi les Rezéens et Rezéennes n’y auraient ils pas droit ?

 

Je terminerai par un exemple et une inquiétude.

La Ville de Rezé connaît et va connaître une forte progression de sa population.

Il y aura sans doute d'importants investissements à prévoir pour l'accueil de toutes tous dans de bonnes conditions.

Sous tutelle de l’État, quelles seront nos possibilités d'y répondre quand la plus grande partie des investissements français continuent à être majoritairement fléchés vers le Grand-Paris ?

Le Grand Paris c’était déjà 30 milliards d’euros prévus en 2012 payés par tous les Français pour une vision mégalomaniaque de la France et une gestion pyramidale du territoire. C’est à l’opposé d’une gestion fédérale de notre pays gestion que nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à souhaiter pour le bien des Français.

 

Je vous remercie de votre écoute,

 

Yann Quéméneur (conseiller municipal)

 

 

 

 

Ana Sohier: " Un chemin d’espoir existe"

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Intervention de politique d'Ana Sohier, élue en charge du patrimoine et de la politique linguistique, au Conseil municipal de Rennes du 18 janvier 2016.



"L’année 2016 aurait pu mieux commencer. François Hollande et Manuel Valls ont donné un prolongement indigne à l’émotion suscitée par les attentats du 13 novembre, en reprenant la proposition de l’extrême-droite d’étendre la déchéance de nationalité aux binationaux coupables de terrorisme. Bien entendu nous n’avons pas la moindre sympathie pour les auteurs de tels actes, et soutenons de tout coeur ceux qui les combattent, au Kurdistan ou en Kabylie comme en Europe. Mais la manoeuvre gouvernementale est trop grossière : qui peut sincèrement croire qu’un terroriste résolu pourrait être affecté par le risque de perdre la nationalité française ? Comment justifier de créer une sanction applicable uniquement à certains citoyens, les binationaux ? Un mononational animé d’intentions terroristes serait-il moins coupable ? En réalité, c’est moins la peur du terrorisme que la peur de l’étranger qui est ici à l’oeuvre.

 

Pendant qu’on agite la question de la binationalité comme un chiffon rouge devant l’opinion, le chômage continue à saper la cohésion sociale. S’il a baissé en France selon les derniers chiffres - bonne nouvelle dont on espère qu’elle se confirmera à l’avenir - en Bretagne par contre le nombre de demandeurs d’emplois est à la hausse. Il s’agit bien du résultat d’une politique économique qui nous est défavorable. Alors qu’il fallait confier le pilotage de l’économie aux régions, en leur allouant pour cela des moyens budgétaires et règlementaires conséquents, on assiste à une recentralisation de l’action publique, sensible dans la baisse de dotations qui nous affecte, dans le projet de Grand Paris, dans le dirigisme dont fait preuve l’Etat dans ses relations avec les territoires.

 

Contrairement à certains fantasmes, le chômage ne sera pas vaincu en faisant de quelques villes des bêtes de concours internationaux. Une telle politique de favoritisme territorial, cocktail de libéralisme et de centralisme, ne peut que créer des îlots d’activités et de richesse au sein de déserts résidentialisés. Les conséquences de ces déséquilibres sur la citoyenneté se ressentent déjà : c’est bien en périphérie des métropoles que le sentiment d'abandon et de déclassement se développent que l’extrême-droite séduit le plus aujourd’hui.

 

En tant que progressistes, démocrates, écologistes et autonomistes, nous ne pouvons nous y résoudre. Un chemin d’espoir existe, qui passe par la promotion de tous les territoires, non par l’assistanat mais par la responsabilisation: confier à chacun les moyens de son développement, à chaque région la responsabilité de réorganiser son économie selon ses particularités humaines et naturelles, seul moyen de s’adapter efficacement aux enjeux cruciaux que seront la raréfaction des énergies fossiles et les tensions accrues sur les ressources de base. L’économie de la sobriété et de la responsabilité a cela de positif qu’elle a besoin de tous, là où l’économie actuelle de la fuite en avant consommatrice et médiatique a forcément ses laissés pour compte.

 

Plutôt qu’un Etat qui amuse la galerie, qui distraie le peuple et les média en concentrant leur attention sur des débats inutiles et malsains, nous avons besoin d’un Etat qui se remette en question, qui accepte de constater ses propres limites, et qui confie enfin aux acteurs publics territoriaux l’autonomie qui leur fait défaut aujourd’hui. Recentrer les débats politiques au niveau régional et au niveau des bassins de vie, c’est le recentrer sur des problèmes concrets appelant des réponses concrètes, c’est sortir du jeu de rôles pour faire enfin de la politique, c'est faire de la démocratie une pratique plutôt qu’un principe. C'est mettre, au-delà des frontières de Rennes et de la Métropole, la solidarité au coeur du développement de notre territoire."

Pour la réintroduction des cours de breton à l'Université de Nantes

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07/01/2016


Le 20 Juin 2015, le groupe UDB à la Ville de Nantes a adressé, par la voix de Pierre-Emmanuel Marais, un courrier au président de l'Université de Nantes sollicitant la réintroduction des cours de breton.
 
Resté sans réponse, nous rendons public ce courrier afin de fédérer des acteurs, structures, associations et collectifs autour de cette demande. Il est important que la plus grande ville de Bretagne puisse à nouveau offrir des débouchés universitaires sur l'apprentissage de cette langue. Alors que Nantes connaît par ailleurs un développement régulier et soutenu du nombre de ses apprenants enfants et adultes.
 
Mobilisons nous pour le breton à l'université de Nantes !
Stourmomp evit ar brezhoneg e skol-veur Naoned !
 
--
 
Courrier à l'attention du président de l'université de Nantes
 
Objet : Retour de l’enseignement du breton à l’Université de Nantes
 
 
Monsieur le Président,
 
La Ville de Nantes promeut la diversité linguistique au travers de différentes politiques qu'elle met en œuvre. La diversité linguistique s'incarne à Nantes notamment par le soutien aux langues de Bretagne, langues qui sont des composantes à part entière de l'identité nantaise. La Ville a d'ailleurs signé le niveau 1 de la charte Ya d'ar brezhoneg (Oui au breton) et s'est engagée sur ce mandat à signer le niveau 2 de cette charte.
 
Alors que votre Université propose des cursus riches et variés, il peut apparaître dans l'intérêt de notre territoire que puisse être entreprise la réintroduction de l'enseignement universitaire de et en langue bretonne. Comment pouvons nous en effet continuer à justifier que le breton soit notamment enseigné à Brest, Rennes, Vannes, Cambridge, Harvard et Sciences Po, mais plus à l’université de Nantes ?
 
L'abandon de cet enseignement, à la rentrée 2004, avait notamment été motivé par le nombre d'inscrits. Or, depuis plus de dix ans, la filière bretonne en Loire-Atlantique a connu un développement de fond, soutenu par des mesures volontaristes et inscrites dans le temps.
Ainsi, il est constaté aujourd'hui que face à l'augmentation des enfants scolarisés dans les filières bilingues français-breton, un manque criant de professeurs qualifiés se fait sentir. L'absence totale d'enseignement dans l'Université de la plus grande ville de la Bretagne historique peut sembler difficile à comprendre, alors qu'environ 500 enfants sont scolarisés dans les filières bilingues du Département, de la maternelle au Collège.
 
De plus, dans le cadre de la construction de l'Université Bretagne Loire, des synergies intéressantes et des coopérations pourront être menées afin de mutualiser et d'intégrer au mieux ces cursus dans le cadre d'une coopération renforcée.
 
Aussi, je souhaiterais que puisse être étudié le retour de l'enseignement du breton à l'Université de Nantes. La création d'une licence de Breton, l'ouverture d'une option pour les étudiants inscrits dans une autre licence et la réflexion sur la mise en place d'un master sont, vous en conviendrez certainement, des pistes à explorer.
 
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
 
Pierre Emmanuel Marais
(conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)



Des mesures de gauche sur la sécurité à Nantes

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18/12/2015

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL DU 18/12/2015

-VILLE DE NANTES-


 

Madame le maire, cher-e-s collègues,

 

 

Nous nous sommes engagés auprès des nantaises et des nantais avec quelques mesures phares en terme de sécurité:

. La création de l'office de la tranquillité publique

. La mise en place d'un îlotage de proximité

. L’utilisation de la vidéo protection

. Une sécurité renforcée dans les transports

 

A l'heure où certaines de ces mesures commencent à être appliquées, il est toujours important de s'interroger sur la réalité de cette insécurité ou du moins sur le sentiment d'insécurité à Nantes.

 

Pour nous c'est d'abord la crise économique, qui en privant un nombre croissant de personnes d'emplois, crée une société de précarisation et d'insécurité. Il faut noter que certains propos populistes - très en vogue actuellement – nous détournent de la question fondamentale concernant l'insécurité: la question de la répartition des richesses et du vivre ensemble.

 

Mais évidemment, la question de l'insécurité n'est pas exclusivement réductible à l’insécurité liée à la crise économique.

L'UDB a ainsi porté, via la délégation de Sonia Meziane, une série d'initiatives concrètes en faveur des femmes pour lutter contre leur insécurité.

La création d'arrêts à la demande dans les transports en commun nocturnes, l'implantation du téléphone pour femmes en grand danger, la lutte contre les violences de genre, la création d'un centre post-traumatique sont autant d'exemples de politiques mises en place à Nantes pour lutter avec force contre les violences que peuvent subir de nombreuses personnes.

 

L'UDB au sein de la majorité continuera à développer une vision réaliste, pragmatique et volontariste sur les questions liées à la sécurité.

Mais sur certains sujets, nous nous interrogeons. Ainsi, la vidéoprotection a fait preuve d'une efficacité assez faible dans d'autres villes. En effet, les éventuels effets dissuasifs sont globalement annulés par des phénomènes de déport de la délinquance.

 

Quant à l'armement des policiers municipaux, autre sujet, on peut raisonnablement en revenir aux missions de la police municipale: garantir la tranquillité dans l'espace public, faire de la médiation par une présence visible et non agressive... donc sans armes.

 

Je vous remercie.



Pierre Emmanuel Marais

(conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)



Intervention de l'UDB sur le Budget 2016 à la Ville de Nantes

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18/12/2015

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL DU 18/12/2015

-VILLE DE NANTES-


 

Madame le maire, cher-e-s collègues,

 


Le budget présenté par Pascal Bolo marque le maintien d'une ambition pour Nantes.


Une ambition dans un contexte particulier, celui des résultats des dernières élections régionales marquées par une nouvelle progression de l'extrême-droite.

Les causes de cette progression sont multiples. Il y a bien sûr la crise économique et sociale qui dure. Je retiendrai aussi la montée d'un nationalisme français replié sur lui-même, d'une société en crise qui a peur de ses identités, qu'elles soient régionales ou issues de l'immigration.


Alors pourquoi à l'occasion du vote du budget de la Ville parler de la progression inquiétante de l'extrême-droite ?

Parce que nous pensons à l'UDB que nos politiques publiques, nos engagements pour la reconnaissance de la diversité dans notre ville sont autant de garde-fous à une progression de l'extrême-droite, que ça soit à Nantes et dans l'ensemble de la Bretagne historique.

Vous aurez noté, d'ailleurs, l'homogénéité du vote de gauche sur les 5 départements bretons.


Ce budget, l'ambition qu'il porte, marque la volonté de ne pas renoncer à ce qui permet le vivre-ensemble : nos politiques de solidarité, nos politiques éducatives et l'ensemble des actions qui mettent en valeur la richesse et la diversité des nantaises et des nantais.

Je prendrai en exemple le soutien de la ville au Conseil nantais pour la citoyenneté des étrangers qui propose des ateliers sur l'accueil, l'emploi, la participation à la vie de Nantes ou l'apprentissage du français.

Je crois aussi que dans ce budget, la place donnée à l'éducation via le Projet d'éducatif des territoires est à souligner.


Car c'est bien par le soutien à des politiques de réussite éducative que seront réduites les inégalités sociales et territoriales entre jeunes nantais.

Et la réduction des inégalités reste pour nous, à l'UDB mais aussi bien sûr au sein de notre majorité, un véritable marqueur de gauche.

En conclusion, Madame le Maire, l'UDB votera évidemment ce budget.


Je vous remercie.


Pierre Emmanuel Marais

(conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)



 

Ana Sohier : le débat sur l'aéroportuaire en Bretagne ne doit pas se réduire à Notre-Dame des Landes

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Réaction d'Ana Sohier à un voeu en faveur de la construction d'un aéroport à Notre-Dame des Landes, présenté par la droite lors du Conseil de Rennes Métropole du 17 novembre 2015.

 Les vœux présentés ce soir sur le sujet de l’aéroport de Notre-Dame des Landes ont pour but de relancer un débat déjà tendu dans lequel les positions de chacun sont connues. A titre personnel, je regrette que le sujet soit devenu un symbole et un point de crispation, qui occulte, en partie, un débat plus vaste et plus important sur l'organisation des transports en Bretagne et en France qui lui intéresse très fortement notre métropole. Notons d'emblée que les textes sur lequel nous avons à nous prononcer se placent dans le cadre d'un territoire appelé Grand Ouest. Les élus de l’Union démocratique bretonne que je représente ici ne se retrouvent ni dans le choix des termes ni dans le cadre de ce débat.

 

Ce ne sont pas là les meilleurs prémices pour discuter de l'ouverture au monde de la Bretagne. Voilà pour le cadre du débat, venons-en maintenant au cœur du sujet. Comme le signalent eux-mêmes les auteurs de ces vœux, le projet a été conçu il y a 30 ans. Peu sensible aux arguments d'autorité fondés sur l'ancienneté, je prends ce délai comme une bonne raison de réexaminer la situation de l'aéroportuaire breton.

 

La Bretagne compte de multiples aéroports. Beaucoup connaissent une fréquentation trop faible pour être économiquement viables et sont maintenus à flot par la contribution des pouvoirs publics. En cette période de tension financière, il y aurait là matière à faire des économies, d'autant que l'intérêt de ces équipements en terme d'aménagement du territoire est discutable. La logique économique comme la volonté de limiter nos émissions de gaz à effet de serre et notre dépendance aux hydrocarbures amènent donc à une conclusion : il y a trop d'aéroports en Bretagne, trop peu fréquentés. La priorité pour nous n'est donc pas de construire un nouvel aéroport, mais de rationaliser l'existant, et d'utiliser au mieux le potentiel les aéroports que nous déciderons de maintenir. C'est seulement après avoir effectué cet effort de rationalisation que nous pourrons débattre sereinement de l'intérêt réel de la construction d'un nouvel aéroport.


Contrairement à certains opposants, nous n'acceptons pas le scénario d'une Bretagne dont l'aéroport international serait en réalité en région parisienne. Cela reviendrait à externaliser les conséquences négatives des constructions. On parle beaucoup de l'impact écologique de Notre-Dame des Landes. Je m'étonne que l'énorme consommation de foncier due aux agrandissements programmés de Roissy ne soit pas plus pointée du doigt. La terre francilienne aurait-elle moins de valeur que la terre bretonne ? Ou bien s'est-on résigné au déséquilibre entre l'île-de-France et le reste du territoire ? Je m'abstiendrai donc sur ces vœux, car le débat sur l'accessibilité de notre territoire et l'aéroportuaire ne doit pas d'être réduit au cas isolé d'une infrastructure. Il mérite de prendre plus de hauteur.

Ana Sohier obtient le vote d'un plan d'action pour le breton à Rennes

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Ana Sohier, conseillère municipale de Rennes en charge du patrimoine et de la politique linguistique, a présenté un plan d'action pour la langue bretonne au Conseil municipal du 23 novembre 2015. Ce plan a été adopté à la quasi-unanimité, moins quatre abstentions, celles du Parti de Gauche et du parti Radical de Gauche. Il est consultable sur le site du Peuple breton: http://lepeuplebreton.bzh/2015/11/26/le-plan-de-politique-linguistique-pour-le-breton-vote-a-rennes/   Ci-dessous, l'intervention bilingue d'Ana Sohier expliquant la philosophie du plan.

 

Ouzhpenn bloaz zo e oa bet fiziet ennon gant an Itron Vaerez ur gefridi: sevel ur raktres politikerezh yezh evit ar brezhoneg e Roazhon gant ar c'hevredigezhioù hag ar geodedourien.

 

Il y a un peu plus d’un an, Madame la Maire m’a confié la mission de porter, avec les acteurs associatifs et citoyens, une réflexion permettant d’aboutir à un texte de politique linguistique pour la langue bretonne à Rennes.


Goude sinadur live 1 ha 2 ar garta Ya d'ar Brezhoneg lusket gant an Ofis Publik e fell deomp termenañ hag embann palioù ti-kêr Roazhon:
-Reiñ d'an holl, bras pe vihan, ar chañs da zeskiñ ha da implijout ar brezhoneg m'o deus c'hoant;
-Diorren implij ar brezhoneg er vuhez foran.


Au-delà de la signature des niveaux 1 et 2 de la charte Ya d’ar Brezhoneg portée par l’office public de la langue bretonne, il s’agit d'affirmer les objectifs de la Ville de Rennes:
-Oeuvrer pour que tous les rennais, enfants ou adultes, qui souhaitent apprendre et pratiquer le breton puissent le faire;
-Et promouvoir la présence du breton dans la vie publique.

 

Ur c'hwec'h mil yezh bennak zo er bed hiziv-an-deiz. Ma ne reomp netra e varvo an hanter anezho a-raok fin ar c'hantved hervez an Unesco. Kollet a rafe an denelezh pinvidigezhioù sevenadurel hag an holl c'houiziegezhioù dastumet a-hed an Istor gant memor ar pobloù-se.


Il existe aujourd'hui quelques 6 000 langues parlées dans le monde. Si rien n'est fait, l'Unesco estime que la moitié disparaîtra d'ici la fin du siècle. L'humanité y perdrait non seulement une richesse culturelle, mais aussi toutes les connaissances accumulées par la mémoire populaire.


N'eo na didec'hus na dizistro an emdroadur-mañ. O lakaat politikerezhioù yezh e pleustr e c'hallimp kreñvaat strivoù ar c'humuniezhioù komzerien evit reiñ buhez en-dro d'o yezhoù-mamm hag o zeuskas d'ar rummadoù yaouankoc’h.

 

Ce processus n'est ni inévitable ni irréversible. La mise en œuvre de politiques linguistiques permettra de renforcer les efforts effectués actuellement par les communautés de locuteurs pour maintenir ou revitaliser leurs langues maternelles et les transmettre aux générations les plus jeunes.

Kas war-raok ur politikerezh yezh a zo e bal gwareziñ, treuzkas ha talvoudekaat ar brezhoneg, yezh keltiek diwezhañ komzet war an douar bras, a zo kemer perzh er striv hollvedel difenn liesseurted ar sevenadurioù evel ur mad boutin d'an denelezh a-bezh.


Adopter une politique linguistique de protection, de transmission et de valorisation de la langue bretonne, seule langue celtique parlée sur le continent européen, participe d'un effort universel pour la défense de la diversité culturelle comme bien commun de l’humanité.


Gant ar pennaennoù-mañ eo e fell deomp sevel politikerezh yezh ti-kêr Roazhon. Gallout a reer adkavout anezho e Diskleriadenn hollvedel an Unesco diwar-benn al liesseurted sevenadurel. Hervez an destenn-se eo al liesseurted sevenadurel "ur binvidigezh evit an eskemmoù, an neveziñ hag an ijin". "Bez eo ivez ken a-bouez evit an denelezh hag al liesseurted biologel evit an natur." "Abalamour da se eo al liesseurted sevenadurel diazez glad an denelezh, ret eo anavezout ha difenn anezhi evit ar rummadoù a-vremañ hag ar rummadoù da zont. »


C'est sur les principes de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, adoptée par l'Unesco, que la Ville de Rennes entend bâtir sa politique linguistique. Selon cette déclaration, la diversité culturelle constitue une « source d’échanges, d’innovation et de créativité » et est, « pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. » « En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures ».

 

Kêrbenn ar rannvro eo Roazhon, neuze eo dre al liamm etre ar gêr hag he ziriad e c'hallo bezañ diskouezet he dibarelezh. Pa vefe Breujoù Breizh pe ar "Roazhon Park", an holl arouezioù a ra brud Roazhon e Frañs hag er bed a zo awenet gant sevenadur Breizh. Er mare-mañ e teu da vezañ muioc'h-mui a zigevatalderioù etre an tiriadoù e Breizh. Ne vo ket didalvoud neuze diskouez ez eo Roazhon kêrbenn ar rannvro a-bezh hag e fell dezhi bezañ un elfenn a genstag.


Capitale régionale, c'est par son lien au territoire que Rennes peut exprimer sa singularité. Du Parlement de Bretagne au Roazhon Park, les symboles qui la font connaître en France et à l'international font écho à la Bretagne. À l'heure où les déséquilibres territoriaux donnent un sentiment d'abandon à une partie de la population, il n'est pas inutile de rappeler que Rennes est la capitale de toute la région, qu'elle veut être un facteur de cohésion.


Ar brezhoneg eo elfenn nemeti hor sevenadur ha ne vez kavet nemet e Breizh. Tomm eo kalon ar boblañs ouzh he yezh, ha pa vefe er broioù e-lec'h m'o deus paouezet an dud da gomz brezhoneg abaoe kantvedoù. Hervez ur sontadeg graet gant Fañch Broudic-TMO Régions e 2007 e fell da seizh ha pevar-ugent dre gant eus poblañs Breizh Uhel mirout ar brezhoneg.


Or c'est bien sa langue que la Bretagne possède en propre. La langue bretonne bénéficie d'un attachement fort d'une majorité de la population, y compris dans les territoires où elle n'était plus pratiquée depuis plusieurs siècles (le sondage effectué par Fañch Broudic-TMO Régions en 2007 montre que 87% de la population de Haute-Bretagne souhaite conserver le breton).


Dre m'eo bev c'hoazh hor yezh eo splann eo Breizh ouzhpenn ur dra velestradurel, ouzhpenn ur rannvro. Tiriad ur bobl eo, n'eus nemet da sellout ouzh an deskadurezh vrezhonek e Liger-Atlantel. Ouzhpenn ur greizenn velestradurel eo Roazhon, ur gwir gêrbenn eo ha gallout a ra bezañ gwelet e-giz-se gant tud Breizh a-bezh a-drugarez d'ar politikerezh yezh.


C'est en effet l'existence de cette langue qui symbolise un fait que l'histoire n'a pas effacé: la Bretagne n'est pas seulement une entité administrative, pas seulement une région, elle est d'abord l'espace vécu d'une communauté humaine. La vitalité de la culture et de l'enseignement du breton en Loire-Atlantique en témoigne. C'est en s'inscrivant comme un des lieux centraux de cet espace culturel que Rennes peut être, plus qu'un chef-lieu de région administrative, une véritable capitale, perçue comme tel par l'ensemble de la population bretonne. Faire ce choix implique d'assumer un des éléments constitutifs de la singularité bretonne : sa langue.


Degas ur raktres politikerezh evit ar brezhoneg a zo ober ur choaz evit identelezh Roazhon. Talvezout a ra eo ar gêr perzh eus un istor hag un tiriad. Kinnig a reomp da Roazhoniz un elfenn boutin da rannañ etrezo ma fell dezho.


Adopter un plan de politique linguistique pour la langue bretonne, c'est donc faire un choix politique sur l'identité de la Ville de Rennes. C'est choisir d'être un lieu inscrit dans une histoire et dans un territoire. C'est proposer aux Rennais un élément fédérateur qu'ils pourront faire leur, s'ils le souhaitent.


Lakaat ar brezhoneg da vezañ anavezet e-kichen ar galleg a ziskouez omp digor d’ar yezhoù a genvev e Roazhon rak un gêr divyezhek ne c’hall ket nac’hañ liesseurted ha gwirioù ar sevenadurioù all.


Reconnaître la langue bretonne aux côtés du français, c'est aussi tendre la main à toutes les langues qui coexistent à Rennes, car une ville qui s'assume bilingue ne peut être indifférente à la diversité et au droit à la reconnaissance pour les autres cultures.

 

Ar raktres a ginnigan deoc’h a zo ur bazenn bouezus evit politikerezh kêr Roazhon. Kinniget e vez 17 obererezh ret evit ar prantad 2015-2020 evit diorren an niver a vrezhonegerien eus un tu ha lakaat da zigeriñ takadoù nevez evit ar yezh er vuhez foran eus un tu all.

 

Le plan en faveur de la langue bretonne que je soumets à votre approbation est une étape importante de la politique linguistique de la ville. Il comporte 17 actions engageantes pour la période 2015-2020 permettant de conforter et d’accroître le nombre de brittophones rennais d’une part et d'ouvrir de nouveaux terrains d'expression à la langue bretonne d'autre part.

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#Presidentielle2017 Ce matin sur France 2 Jean Lassalle annonçait qu'il avait donné son parrainage à Philippe Poutou. 2 hommes authentiques.

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