Ana Sohier pour l'émancipation financière des collectivités

AddThis Social Bookmark Button

Intervention d'Ana Sohier, conseillère municipale en charge du patrimoine et de la politique linguistique, à l'occasion du débat budgétaire au conseil municipal du 14 mars 2016.

 

Mes chers collègues,

Je ne compte plus le nombre de débats budgétaires où notre groupe s'est indigné des baisses de dotations d'Etat qui nous affectent. La litanie des millions qui nous sont retirés semble sans fin. Jusqu'où irons-nous? Jusqu'à quel niveau de précarité et d'impuissance les communes et des autres collectivités seront elles menées pour payer les erreurs de l'Etat

Ces coupes successives des budgets locaux se produisent dans un pays que la plupart des courants politiques et des observateurs internationaux s'accordent à considérer comme déjà trop centralisé. Comment accepter le favoritisme indécent qui voit l'Etat cofinancer le projet du Grand Paris tout en baissant les dotations de l'ensemble des collectivités locales?

Certes, Rennes tire son épingle du jeu au niveau intercommunal grâce au nouveau statut de métropole. La plupart des intercommunalités n'ont pas cette chance: contrairement à un mythe tenace, la République telle qu'elle existe aujourd'hui est très loin d'assurer l'égalité entre les territoires. Rappelons nous aussi qu'il a fallu, pour obtenir le fameux statut, se lancer il y a quelques années dans une course à l'absorption de communes qui a conduite à une perte de cohérence de certaines politiques publiques.

Je ne blâme en aucun cas mes collègues pour cette situation. La majorité municipale à laquelle j'appartiens fait de son mieux et mobilise toutes ses compétences pour construire un budget équilibré et au service des habitants, malgré les contraintes financières qui nous affectent. Notre budget présente des évolutions intéressantes. Je salue, comme certains collègues l'ont déjà fait, la réussite du budget participatif qui a mis en exergues l'intérêt de nos concitoyens pour le patrimoine, les modes de déplacement, les énergies renouvelables, la nature en ville... avec une mention spéciale pour un projet qui me tient particulièrement à coeur, la réhabilitation du lavoir de Chezy. 

Je suis solidaire des efforts accomplis et voterai en faveur du budget qui nous est proposé. Je regrette ce pendant l'absence d'une concertation poussée sur le projet Service Public 2020, concertation qui aurait rassemblé, en amont, tous les groupes politiques de ce conseil. On s'est peut-être privé d'une pluralité d'opinions et d'avis qui aurait enrichi le travail. Je regrette aussi que la nécessaire réflexion sur le service rendu à la population et les moyens de sa mise en œuvre se soit déroulé dans le cadre d'une pression constante à la baisse sur nos ressources financières.

Mes chers collègues, vous êtes bien placés pour savoir que le système du financement des collectivités par des dotations d'Etat nous expose à l'arbitraire et à une certaine irresponsabilité du pouvoir en place. Il st toujours facile de faire payer les communes et les régions, même si ce ne sont pas elles qui sont responsables des dettes publiques. La seule solution pour en finir avec cette situation de dépendance serait d'instaurer une véritable autonomie fiscale des collectivités, en leur donnant la maîtrise d'impôts progressifs. Nous pourrions alors faire nos choix en toute responsabilité. Les conseils régionaux sont élus au suffrage universel depuis 34 ans, les conseils municipaux depuis plus longtemps encore. 34 ans, c'est déjà bien tard pour couper le cordon!

Cette autonomie que nous défendons ne peut que renforcer l'action publique. Sans autonomie, il n'y a pas de responsabilité, et sans responsabilité, il n'y a pas de réels choix politiques possibles pour les électeurs. Bien sûr ce nouveau système d'autonomie budgétaire devra être accompagné d'un renforcement de la péréquation horizontale, pour éviter que les écarts ne se creusent plus encore qu'aujourd'hui et pour prévenir toute vélléité de dumping fiscal entre collectivités.

J'ai la conviction qu'une telle réforme ne peut venir que des collectivités elles-mêmes. C'est pourquoi je propose aujourd'hui à tous les présidents de groupes de participer à un travail commun en vue d'élaborer un vœu sur l'émancipation financière des collectivités, que je souhaite voir aussi largement partagé que possible pour qu'il soit adopté lors de notre prochains conseils. Je suis à votre disposition pour en discuter.

Ana Sohier: "rattraper la casse et mener une véritable politique de l'emploi"

AddThis Social Bookmark Button

Intervention de politique générale d'Ana Sohier, conseillère municipale en charge du patrimoine et de la politique linguistique, lors du Conseil municipal de Rennes du 14 mars 2016.

 

Mes chers collègues,

Je souhaite profiter de cette intervention pour vous interpeler sur le le projet de loi sur le « travail » tel que présenté par Myriam El Khomri, contre lequel cinq mille personnes ont défilé mercredi dernier dans les rues de Rennes.

Ce texte prépare en effet de graves reculs des droits individuels et collectifs des salariés. Sa justification est de dégrader les conditions de travail en prétendant que ces sacrifices permettront plus d'embauches ; un argument difficile à admettre alors qu'une des dispositions du projet détricote encore un peu les 35 heures. Ou est passé l'ambition de relancer l'emploi par le partage du temps de travail ? Comment faire croire qu'on créera de nouveaux emplois en alourdissant encore un peu plus la charge de ceux qui travaillent ?

Cette logique néolibérale à laquelle nous avons à faire inspire l'esprit même de ce projet de loi, dans la continuité du CICE. Un lobby de privilégiés cherche à nous faire croire que l'avenir pour notre économie passe par moins de justice et moins de droits pour la majorité de la population.


Le 9 mars à Rennes, les jeunes étaient présents en nombre dans le cortège, aux côtés des salariés. On peut les comprendre. Que peut-on espérer d'un pays dont les gouvernements successifs, quelle que soit leur couleur politique, acceptent de dégrader toujours un peu plus la protection sociale et les ressorts de l'action publique ? Jusqu'où ira-t-on, faudra-t-il s'aligner sur le niveau de vie des ouvriers chinois pour satisfaire le MEDEF ?

Ce n'est pas cette politique que j'attendais en venant soutenir à Rennes la candidature de François Hollande au deuxième tour de l'élection présidentielle. Il faut maintenant rattraper la casse et mener une véritable politique de l'emploi, par la relance du partage du temps de travail, le soutien aux plus modestes, l'attribution de moyens financiers aux régions pour leur permettre d'exercer réellement les politiques de l'emploi qu'elles sont sensées mener.

Je vous remercie.

 

Le groupe UDB à la Ville de Nantes réagit à la suppression de la subvention au festival Celtomania

AddThis Social Bookmark Button

 

10/03/2016

 

COMMUNIQUE DE PRESSE / Groupe UDB Ville de Nantes

Objet: Le groupe UDB de la Ville de Nantes réagit à la suppression de la subvention au festival Celtomania


Les élu-e-s UDB de la Ville de Nantes souhaitent réagir à l'annonce faite par David Martineau, adjoint à la culture, d'une suppression de la subvention au festival Celtomania. Celtomania est un festival original, populaire et délocalisé. Il permet une culture qui va à la rencontre des habitants, loin des cultures main-stream surmédiatisées.

On ne peut mettre en avant la singularité de la ville de Nantes, son dynamisme, la diversité des cultures qui y cohabitent et donner le sentiment de ne pas soutenir des initiatives comme Celtomania.


Alors que Nantes Métropole aide fortement le développement du Centre culturel breton Yezhoù-ha-sevenadur, que la Ville travaille au développement de la filière bilingue français-breton et réaffirme son soutien à Diwan dans le cadre de sa politique éducative, la politique culturelle de la Ville en matière de culture bretonne semble avoir besoin de clarifications.


Les élu-e-s UDB de la Ville de Nantes regrettent en effet que la culture bretonne soit perçue comme un élément secondaire et périphérique soumis à quota. Au contraire, la politique culturelle nantaise doit appréhender la culture bretonne comme une composante intrinsèque et vivante de l'identité nantaise.


Les élu-e-s UDB souhaitent ainsi que puisse être réellement défini, sur le reste de la mandature, le cadre du soutien aux cultures de Bretagne de la Ville de Nantes. La convocation des rencontres annuelles des acteurs de la culture bretonne avant l'été, pourrait être l'occasion de cette mise au point.


Pierre Emmanuel Marais / Groupe UDB Ville de Nantes


Quand une étude de l'AURAN valide la pertinence d'une Bretagne réunifiée

AddThis Social Bookmark Button

 

03/03/2016

® Auran


En Décembre 2015, Pierre-Emmanuel Marais -conseiller municipal UDB à la Ville de Nantes- a adressé un courrier à Benoist Pavageau, directeur général de l'AURAN (Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise).
 
La démarche de ce courrier était de répondre à l'étude « Le Pôle Métropolitain Loire-Bretagne et ses territoires d’échanges » qui démontre en creux la pertinence d'une Bretagne réunifiée.


Or, resté sans réponse, le groupe UDB à la Ville de Nantes a décidé de rendre public ce courrier.


---

Courrier à l'attention du Directeur Général de l'AURAN
 

Monsieur le Directeur Général, Cher Benoist,
 
Je te remercie pour l’envoi de la dernière publication des agences d’urbanisme du Pôle métropolitain Loire-Bretagne, « Le Pôle Métropolitain Loire-Bretagne et ses territoires d’échanges ».
 
A la lecture attentive de ce document ressortent un certain nombre de remarques.
Le travail d’analyse que vous avez fait sur la question des relations entre l’ouest de la France et le bassin parisien est assez révélateur de l’état de dépendance dans lequel nous nous trouvons, face à une capitale toujours plus au centre de la vie économique française.
 
Toutefois, nous ne tirerons peut-être pas les mêmes conclusions de cette analyse, car nous pensons en effet à l’Union Démocratique Bretonne que cette relation que vous jugez « déterminante » avec Paris est au contraire problématique.
Elle empêche nos villes et nos territoires de s’émanciper et de développer des politiques appropriées. Alors que nous sommes dans un pays centralisé à Paris, l’objectif serait plutôt de donner la capacité aux Régions d’agir au plus près des réalités locales et d’apporter une démocratie de proximité qui revivifie la participation citoyenne actuellement polarisée au niveau national.
 
Par ailleurs, l’étude et l’analyse des relations entre les cinq grandes villes du pôle (Nantes, Rennes, Angers, Brest & Saint-Nazaire) confirment d’une manière lapidaire l’incohérence des régions dans leur forme actuelle ainsi que celle d’un éventuel Grand Ouest.
En effet, la confirmation est ainsi faite que les principales autres villes des Pays de la Loire entretiennent peu de liens tangibles avec ce pôle, et que –à l’exception d’Angers- le bassin nantais est largement tourné vers Rennes et Brest. Nantes et Rennes sont ainsi reconnues comme les principaux nœuds d’échanges de cet espace.
Votre étude a ainsi le mérite d’apporter sa contribution à la justification d’une région Bretagne à cinq départements, en démontrant la pertinence de son modèle.
 
En restant à ta disposition, je te prie de recevoir mes salutations distinguées.
 
Pierre-Emmanuel Marais



La Bretagne est un axe de valorisation pour Nantes !

AddThis Social Bookmark Button

 

25/02/2016

®Nantes Tourisme




Le 28 Octobre 2015, Pierre-Emmanuel Marais -conseiller municipal UDB à la Ville de Nantes- a adressé un courrier à Lionel Martinez, directeur de l'agence de développement de Nantes-Saint-Nazaire.
 
La démarche de ce courrier était de suggérer la valorisation par l'agence de l’identité bretonne de Nantes et Saint-Nazaire. Notre territoire ayant tout à gagner en mettant notamment l’accent sur cette réalité.

Or, resté sans réponse, le groupe UDB à la Ville de Nantes a décidé de rendre public ce courrier.

Nous nous étonnons de ce silence, qui semble montrer l'embarras de certains sur ce sujet. Ce silence peut même être perçu comme un aveu de faiblesse, alors que la Ville vient d'échouer à décrocher la première place du concours European Best Destination 2016.

En effet, il nous semble impératif d'abandonner les propos creux d'une communication déconnectée et interchangeable, vouée à l'échec. Et de de valoriser à la place les facteurs positifs et constitutifs de l'identité nantaise, notamment dans sa composante bretonne.


---

Courrier à l'attention du directeur de l'agence de développement de Nantes-Saint-Nazaire
 

Monsieur le Directeur,
 
J’ai eu dernièrement l’occasion de vous écouter présenter Nantes Saint-Nazaire Développement, une entité qui a pour objet de contribuer au développement économique et international de la métropole Nantes Saint-Nazaire.
 
Elle est dotée de quatre missions principales : la prospection d'entreprises, leur accueil et leur accompagnement, la promotion du territoire et l’animation du marketing territorial.
 
Un des axes de travail que vous mettez en avant est « l'adoption d'une image claire et différenciante pour la métropole Nantes-Saint-Nazaire ».
 
Comme l’a souligné dernièrement Johanna Rolland, Nantes n’a pas vocation à être une métropole standardisée. Elle doit se démarquer des autres grandes villes européennes, en mettant en avant des facteurs positifs et constitutifs de son identité. C’est à travers la valorisation de ses singularités que Nantes parviendra à porter une voix haute et différente dans le concert des métropoles européennes.
 
En effet, Nantes n’est pas un territoire comme les autres : elle est depuis des siècles la plus grande ville d’une région reconnue nationalement et internationalement. Cette région, la Bretagne, possède un pouvoir d’évocation et d’attraction très fort qui transcende profondément les clivages, et qui offre une image positive et fédératrice.
 
Loin de certains montages marketing fades et creux, notre territoire aura tout à gagner en mettant notamment l’accent sur cette réalité de l’identité bretonne de Nantes et Saint-Nazaire.
 
Ainsi, il est sans doute inutile de réinventer le "fil à couper le beurre". Pour les touristes et voyageurs passant à Nantes et/ou Saint-Nazaire, notre métropole est bretonne tant par son histoire, son patrimoine et ses cultures. C'est l'image d'une Bretagne ouverte et métissée que renvoie la cité des Ducs et l'adoption d'une image claire et différente pourrait simplement faire référence à ces marqueurs territoriaux.
 
En vous remerciant,
Cordialement
 
Pierre-Emmanuel Marais


 


Guipavas se déclare "commune hors TAFTA"

AddThis Social Bookmark Button

Le 3 février 2016, le conseil municipal de Guipavas, où Christian Guyonvarc'h (UDB) est adjoint aux finances, a adopté un voeu à propos du projet contesté de traité de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

 

Depuis le 8 juillet 2013, l'Union européenne et les Etats-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un « partenariat transatlantique de commerce et d'investissement » (acronyme en anglais : TTIP), connu aussi sous le nom d' « accord de libre-échange transatlantique » (acronyme en anglais : TAFTA). Ce projet d'accord commercial et d'investissement concerne de multiples domaines tels que l'accès aux médicaments, la sécurité alimentaire ou le règlement des différends entre des intérêts privés et des autorités publiques.

 

Ces négociations sont conduites de telle façon que les principes d'ouverture et de transparence qui sont inscrits à l'article 15 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ne sont pas correctement mis en œuvre. Il en résulte un défaut de contrôle démocratique par les citoyens et leurs représentants, tant à l'échelon européen qu'aux échelons national, régional et local.

 

Cette situation est d'autant plus préoccupante pour la population que ce projet d'accord pourrait conduire à la suppression de ce que les partisans d'un libéralisme effréné appellent les « barrières non tarifaires » mais qui ne sont rien d'autre que les normes juridiques qui garantissent la protection des citoyens en tant que producteurs de biens ou de services, consommateurs et usagers ainsi que dans leur cadre de vie.

 

En l'état actuel des négociations le projet d'accord prévoit l'édiction de règles qui, à terme, risquent de porter atteinte à la capacité de l'Union européenne et des Etats membres à légiférer, particulièrement dans les domaines sociaux, sanitaires et environnementaux, exposant même les Etats membres et leurs collectivités à devoir verser des dédommagements substantiels aux investisseurs qui s'estimeraient lésés par de nouvelles mesures prises au niveau national, régional ou local et qui viseraient notamment à mettre en place ou à conforter des services publics.

 

L'Union européenne se distingue des Etats-Unis par un certain nombre de normes et de réglementations qui sont les garantes de notre modèle de société. Il est essentiel que l'accord en cours de négociation, s'il venait à se concrétiser, reconnaisse explicitement la possibilité pour l'Union européenne, les Etats membres et toute collectivité territoriale dotée d'un pouvoir législatif ou réglementaire de préserver leurs acquis, notamment en matière éthique, sociale, sanitaire, environnementale et culturelle.

 

Plusieurs dispositions du mandat qui a été confié aux négociateurs européens (des fonctionnaires non élus de la Commission européenne) remettent aujourd'hui en cause les prérogatives des collectivités territoriales telles que définies dans la Constitution française et par la législation et ne manqueront pas d'avoir des conséquences sur les politiques publiques que nous menons à Guipavas, par exemple pour l'organisation (régie municipale) et l'approvisionnement (critères de qualité nutritionnelle et d'impact carbone) du service de restauration scolaire.

 

Face à ces risques objectivés un certain nombre de collectivités en France et dans le reste de l'Union européenne ont déjà adopté des motions à l'attention du Gouvernement et des parlementaires français. C'est le cas notamment de régions et de départements, de grandes villes comme Metz, Rennes, Dunkerque ou Cherbourg-Octeville mais aussi de communes du Finistère où les majorités sont de sensibilités politiques diverses telles que Pont-L'Abbé, Le Guilvinec, Douarnenez ou Carhaix.

Compte tenu des risques présentés par le texte en cours de négociation, le conseil municipal de Guipavas :

-demande la diffusion publique des éléments de la négociation pour rendre possible un débat public transparent sur le partenariat envisagé entre l'Union européenne et les Etats-Unis, faute de quoi la suspension des négociations s'imposerait ;

-demande que la France soit moteur d'une initiative pour éviter que le projet de traité de libre-échange transatlantique (TAFTA-TTIP), négocié aujourd'hui dans la plus grande opacité, ne fragilise le modèle social des pays européens :

-demande expressément au Gouvernement français de s'opposer et au Parlement de mettre son veto à tout accord qui remettrait en question le cadre réglementaire en vigueur en matière de normes sociales, d'environnement, de santé, de diversité culturelle et linguistique et de protection des citoyens ;

-demande que, dans l'hypothèse où cet accord ne serait pas mutuellement avantageux, la France ne le ratifie pas ;

-demande que le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats sous sa forme actuelle soit abandonné, celui-ci constituant une menace pour l'équité du processus de décision et présentant des risques financiers pour les collectivités territoriales ;

-affirme l'attachement de la ville de Guipavas à des échanges commerciaux entre les grands ensembles économiques comme l'Union européenne et les Etats-Unis qui soient à la fois équilibrés et respectueux de notre modèle de solidarité et d'éthique ;

-affirme également l'attachement de la ville de Guipavas à un service public de haute qualité qui s'appuie notamment sur une politique d'achat responsable au plan éthique, social et environnemental ;

-en conséquence, se déclare commune « hors TTIP-TAFTA » en l'état actuel des négociations,

-décide d'adresser cette délibération au Premier ministre, aux Présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, ainsi qu'au Président du Conseil régional de Bretagne, à la Présidente du Conseil Départemental du Finistère, au Président de l’Association des Maires du Finistère et au Président de l’Association des Maires de France.

Intervention de Yann Quéméneur en Conseil Municipal de Rezé

AddThis Social Bookmark Button

 

16/02/2016


Intervention de l'élu UDB Yann Quéméneur en Conseil Municipal de Rezé, sur le Débat d'Orientation Budgétaire

 

Monsieur le maire, cher-e-s collègues, Mesdames, messieurs

 

Nous savons toutes et tous que nos collectivités territoriales font face à un contexte financier inédit et difficile. Inédite, en effet, est la perte cumulée de ressources pour la ville de Rezé 4,4 millions d'euros d’ici à 2020. Inédit, car c'est la fin d'un cycle.

C'est pour cela que le Débat d’Orientation Budgétaire est l'occasion de rappeler que notre objectif commun est de continuer à investir et à développer des politiques innovantes, donnant la priorité à la jeunesse, la vie associative et les services à la population.

Pour maintenir un taux d’épargne correct, et donc un niveau d’investissement conforme à nos engagements de campagne, il nous faut valider une stratégie financière adaptée qui passe par une rationalisation des dépenses de fonctionnement et une optimisation des recettes et du recours à l'emprunt.

 

L’Union Démocratique Bretonne valide cette stratégie et c’est pour cela que nous voterons le prochain budget. Cependant, depuis 2010, avec la suppression de la taxe professionnelle par le gouvernement Sarkozy, nous assistons impuissants à une recentralisation de la France. La baisse de la DGF n'en est qu'un nouvel avatar.

Pour nous, UDB, l'heure n'est plus à réclamer une modification de cette DGF ou toute autre sous-mesure compensatoire. Car, la crise que nous vivons est avant tout une crise de répartition des dettes de l’état. Pas des dettes de notre commune qui elle, est parfaitement gérée.

 

Ainsi c'est une réforme de la fiscalité des collectivités locales que nous souhaitons :

Pour nous, UDB, ce débat doit être le débat de l'autonomie fiscale de nos villes, métropoles et régions dans le cadre de leurs compétences.

Une autonomie qui permet de vivre et décider ici à Rezé.

Cette autonomie fiscale doit-être faite dans le respect de la solidarité nationale. C'est-à-dire avec un système de péréquation permettant une solidarité entre nos villes, métropoles et régions de France.

Cette autonomie est un chemin pour améliorer l’action publique au plus près des habitants.

 

Malgré cela le jacobinisme et son corollaire la centralisation du pouvoir opposent autonomie et égalité. Mais si l’égalité ressassée comme un mantra était une réalité dans notre pays, nous le saurions !

Aujourd’hui c’est donc bien le centralisme qui est source d’inégalité.

 

A l’inverse de la plupart des pays européens, les régions et villes françaises ne disposent pas des moyens politiques, législatifs et financiers pour agir sur leur territoire afin de favoriser l’activité économique, culturelle et le vivre-ensemble.

Leurs actions au plus près des territoires sont insuffisantes car les lois s’appliquent nationalement et ignorent les particularités locales. Cette autonomie fiscale et politique n'est pas une utopie… Elle est appliquée dans de nombreux territoires et elle porte ses fruits.

De Bruxelles à Bilbao, de Belfast à Berlin, de grandes métropoles européennes dynamiques se sont unes à unes levées pour réclamer -et obtenir- un statut différencié leur permettant de s'émanciper de la tutelle de l’État et avoir les moyens de leurs politiques. D’ailleurs en France, Paris et Lyon font des démarche dans cette direction.

 

Pour ce qui nous concerne en tant que Conseil Municipal de Rezé, nous sommes d’une certaine manière  je dis bien d’une certaine manière, sous la tutelle de la République. Nous sommes sous tutelle non pas comme une collectivité peut l’être dans le droit français mais plutôt comme une personne mineure ou un incapable majeur. L’état nous donne de l’argent pour gérer, mais nous n’avons pas l’autonomie fiscale.

 

L’Union Démocratique Bretonne pense que les personnes présentent ce soir autour de cette table ne mérite pas ce traitement. Nous valons tous mieux que cela. Nous avons les compétences nécessaires pour gérer notre ville en autonomie.

En revanche notre République se porterait sûrement mieux si les citoyens l’avaient mise sous tutelle depuis quelques décennies.

A l’heure où Nantes la ville phare de notre métropole préside Eurocities et souhaite s'inscrire dans le concert des grandes métropoles européennes, le constat est amer. Faute de suffisamment de leviers institutionnels et fiscaux : notre ville et sa métropole sont des acteurs mineurs de la vie politiques. L’autonomie est le quotidien de millions de citoyens européens. Pourquoi les Rezéens et Rezéennes n’y auraient ils pas droit ?

 

Je terminerai par un exemple et une inquiétude.

La Ville de Rezé connaît et va connaître une forte progression de sa population.

Il y aura sans doute d'importants investissements à prévoir pour l'accueil de toutes tous dans de bonnes conditions.

Sous tutelle de l’État, quelles seront nos possibilités d'y répondre quand la plus grande partie des investissements français continuent à être majoritairement fléchés vers le Grand-Paris ?

Le Grand Paris c’était déjà 30 milliards d’euros prévus en 2012 payés par tous les Français pour une vision mégalomaniaque de la France et une gestion pyramidale du territoire. C’est à l’opposé d’une gestion fédérale de notre pays gestion que nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à souhaiter pour le bien des Français.

 

Je vous remercie de votre écoute,

 

Yann Quéméneur (conseiller municipal)

 

 

 

 

Ana Sohier: " Un chemin d’espoir existe"

AddThis Social Bookmark Button


Intervention de politique d'Ana Sohier, élue en charge du patrimoine et de la politique linguistique, au Conseil municipal de Rennes du 18 janvier 2016.



"L’année 2016 aurait pu mieux commencer. François Hollande et Manuel Valls ont donné un prolongement indigne à l’émotion suscitée par les attentats du 13 novembre, en reprenant la proposition de l’extrême-droite d’étendre la déchéance de nationalité aux binationaux coupables de terrorisme. Bien entendu nous n’avons pas la moindre sympathie pour les auteurs de tels actes, et soutenons de tout coeur ceux qui les combattent, au Kurdistan ou en Kabylie comme en Europe. Mais la manoeuvre gouvernementale est trop grossière : qui peut sincèrement croire qu’un terroriste résolu pourrait être affecté par le risque de perdre la nationalité française ? Comment justifier de créer une sanction applicable uniquement à certains citoyens, les binationaux ? Un mononational animé d’intentions terroristes serait-il moins coupable ? En réalité, c’est moins la peur du terrorisme que la peur de l’étranger qui est ici à l’oeuvre.

 

Pendant qu’on agite la question de la binationalité comme un chiffon rouge devant l’opinion, le chômage continue à saper la cohésion sociale. S’il a baissé en France selon les derniers chiffres - bonne nouvelle dont on espère qu’elle se confirmera à l’avenir - en Bretagne par contre le nombre de demandeurs d’emplois est à la hausse. Il s’agit bien du résultat d’une politique économique qui nous est défavorable. Alors qu’il fallait confier le pilotage de l’économie aux régions, en leur allouant pour cela des moyens budgétaires et règlementaires conséquents, on assiste à une recentralisation de l’action publique, sensible dans la baisse de dotations qui nous affecte, dans le projet de Grand Paris, dans le dirigisme dont fait preuve l’Etat dans ses relations avec les territoires.

 

Contrairement à certains fantasmes, le chômage ne sera pas vaincu en faisant de quelques villes des bêtes de concours internationaux. Une telle politique de favoritisme territorial, cocktail de libéralisme et de centralisme, ne peut que créer des îlots d’activités et de richesse au sein de déserts résidentialisés. Les conséquences de ces déséquilibres sur la citoyenneté se ressentent déjà : c’est bien en périphérie des métropoles que le sentiment d'abandon et de déclassement se développent que l’extrême-droite séduit le plus aujourd’hui.

 

En tant que progressistes, démocrates, écologistes et autonomistes, nous ne pouvons nous y résoudre. Un chemin d’espoir existe, qui passe par la promotion de tous les territoires, non par l’assistanat mais par la responsabilisation: confier à chacun les moyens de son développement, à chaque région la responsabilité de réorganiser son économie selon ses particularités humaines et naturelles, seul moyen de s’adapter efficacement aux enjeux cruciaux que seront la raréfaction des énergies fossiles et les tensions accrues sur les ressources de base. L’économie de la sobriété et de la responsabilité a cela de positif qu’elle a besoin de tous, là où l’économie actuelle de la fuite en avant consommatrice et médiatique a forcément ses laissés pour compte.

 

Plutôt qu’un Etat qui amuse la galerie, qui distraie le peuple et les média en concentrant leur attention sur des débats inutiles et malsains, nous avons besoin d’un Etat qui se remette en question, qui accepte de constater ses propres limites, et qui confie enfin aux acteurs publics territoriaux l’autonomie qui leur fait défaut aujourd’hui. Recentrer les débats politiques au niveau régional et au niveau des bassins de vie, c’est le recentrer sur des problèmes concrets appelant des réponses concrètes, c’est sortir du jeu de rôles pour faire enfin de la politique, c'est faire de la démocratie une pratique plutôt qu’un principe. C'est mettre, au-delà des frontières de Rennes et de la Métropole, la solidarité au coeur du développement de notre territoire."

07 87 36 41 66

Facebook Youtube Twitter Google Plus Flick’R

Tweetoù an dilennidi

yannsyz

En mairie de Lorient, remise diplômes aux apprentis du CFA municipal. 71% en situation d'emplois (les autres en po… https://t.co/obgrR1MU4Q

yannsyz

Sujet des locaux des députés,1 truc m'échappe. Députés ont 2 mauvais choix : Depuis 29 ans, circo sont les même. D… https://t.co/rvmAoGcfCQ

yannsyz

Critère absurde. 1 ville de + 50 000 hab bien gérée sera sous surveillance supérieure à une autre - peuplée mais +… https://t.co/QTbMfKHDL5

Hor c’houlzadoù
Gant UDB

• L'Unvaniezh Demokratel Breizh • L'UDB Yaouank • Régions et Peuples Solidaires • Emglev Libr Europa • Ar c'hannad Paul Molac • Dilennidi-rannvro UDB •  Dilennidi-gêr UDB •



Blog an dilennadeg Europa 2014

Gerioù-alc’hwez