Pour la réintroduction des cours de breton à l'Université de Nantes

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07/01/2016


Le 20 Juin 2015, le groupe UDB à la Ville de Nantes a adressé, par la voix de Pierre-Emmanuel Marais, un courrier au président de l'Université de Nantes sollicitant la réintroduction des cours de breton.
 
Resté sans réponse, nous rendons public ce courrier afin de fédérer des acteurs, structures, associations et collectifs autour de cette demande. Il est important que la plus grande ville de Bretagne puisse à nouveau offrir des débouchés universitaires sur l'apprentissage de cette langue. Alors que Nantes connaît par ailleurs un développement régulier et soutenu du nombre de ses apprenants enfants et adultes.
 
Mobilisons nous pour le breton à l'université de Nantes !
Stourmomp evit ar brezhoneg e skol-veur Naoned !
 
--
 
Courrier à l'attention du président de l'université de Nantes
 
Objet : Retour de l’enseignement du breton à l’Université de Nantes
 
 
Monsieur le Président,
 
La Ville de Nantes promeut la diversité linguistique au travers de différentes politiques qu'elle met en œuvre. La diversité linguistique s'incarne à Nantes notamment par le soutien aux langues de Bretagne, langues qui sont des composantes à part entière de l'identité nantaise. La Ville a d'ailleurs signé le niveau 1 de la charte Ya d'ar brezhoneg (Oui au breton) et s'est engagée sur ce mandat à signer le niveau 2 de cette charte.
 
Alors que votre Université propose des cursus riches et variés, il peut apparaître dans l'intérêt de notre territoire que puisse être entreprise la réintroduction de l'enseignement universitaire de et en langue bretonne. Comment pouvons nous en effet continuer à justifier que le breton soit notamment enseigné à Brest, Rennes, Vannes, Cambridge, Harvard et Sciences Po, mais plus à l’université de Nantes ?
 
L'abandon de cet enseignement, à la rentrée 2004, avait notamment été motivé par le nombre d'inscrits. Or, depuis plus de dix ans, la filière bretonne en Loire-Atlantique a connu un développement de fond, soutenu par des mesures volontaristes et inscrites dans le temps.
Ainsi, il est constaté aujourd'hui que face à l'augmentation des enfants scolarisés dans les filières bilingues français-breton, un manque criant de professeurs qualifiés se fait sentir. L'absence totale d'enseignement dans l'Université de la plus grande ville de la Bretagne historique peut sembler difficile à comprendre, alors qu'environ 500 enfants sont scolarisés dans les filières bilingues du Département, de la maternelle au Collège.
 
De plus, dans le cadre de la construction de l'Université Bretagne Loire, des synergies intéressantes et des coopérations pourront être menées afin de mutualiser et d'intégrer au mieux ces cursus dans le cadre d'une coopération renforcée.
 
Aussi, je souhaiterais que puisse être étudié le retour de l'enseignement du breton à l'Université de Nantes. La création d'une licence de Breton, l'ouverture d'une option pour les étudiants inscrits dans une autre licence et la réflexion sur la mise en place d'un master sont, vous en conviendrez certainement, des pistes à explorer.
 
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
 
Pierre Emmanuel Marais
(conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)



Des mesures de gauche sur la sécurité à Nantes

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18/12/2015

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL DU 18/12/2015

-VILLE DE NANTES-


 

Madame le maire, cher-e-s collègues,

 

 

Nous nous sommes engagés auprès des nantaises et des nantais avec quelques mesures phares en terme de sécurité:

. La création de l'office de la tranquillité publique

. La mise en place d'un îlotage de proximité

. L’utilisation de la vidéo protection

. Une sécurité renforcée dans les transports

 

A l'heure où certaines de ces mesures commencent à être appliquées, il est toujours important de s'interroger sur la réalité de cette insécurité ou du moins sur le sentiment d'insécurité à Nantes.

 

Pour nous c'est d'abord la crise économique, qui en privant un nombre croissant de personnes d'emplois, crée une société de précarisation et d'insécurité. Il faut noter que certains propos populistes - très en vogue actuellement – nous détournent de la question fondamentale concernant l'insécurité: la question de la répartition des richesses et du vivre ensemble.

 

Mais évidemment, la question de l'insécurité n'est pas exclusivement réductible à l’insécurité liée à la crise économique.

L'UDB a ainsi porté, via la délégation de Sonia Meziane, une série d'initiatives concrètes en faveur des femmes pour lutter contre leur insécurité.

La création d'arrêts à la demande dans les transports en commun nocturnes, l'implantation du téléphone pour femmes en grand danger, la lutte contre les violences de genre, la création d'un centre post-traumatique sont autant d'exemples de politiques mises en place à Nantes pour lutter avec force contre les violences que peuvent subir de nombreuses personnes.

 

L'UDB au sein de la majorité continuera à développer une vision réaliste, pragmatique et volontariste sur les questions liées à la sécurité.

Mais sur certains sujets, nous nous interrogeons. Ainsi, la vidéoprotection a fait preuve d'une efficacité assez faible dans d'autres villes. En effet, les éventuels effets dissuasifs sont globalement annulés par des phénomènes de déport de la délinquance.

 

Quant à l'armement des policiers municipaux, autre sujet, on peut raisonnablement en revenir aux missions de la police municipale: garantir la tranquillité dans l'espace public, faire de la médiation par une présence visible et non agressive... donc sans armes.

 

Je vous remercie.



Pierre Emmanuel Marais

(conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)



Intervention de l'UDB sur le Budget 2016 à la Ville de Nantes

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18/12/2015

INTERVENTION EN CONSEIL MUNICIPAL DU 18/12/2015

-VILLE DE NANTES-


 

Madame le maire, cher-e-s collègues,

 


Le budget présenté par Pascal Bolo marque le maintien d'une ambition pour Nantes.


Une ambition dans un contexte particulier, celui des résultats des dernières élections régionales marquées par une nouvelle progression de l'extrême-droite.

Les causes de cette progression sont multiples. Il y a bien sûr la crise économique et sociale qui dure. Je retiendrai aussi la montée d'un nationalisme français replié sur lui-même, d'une société en crise qui a peur de ses identités, qu'elles soient régionales ou issues de l'immigration.


Alors pourquoi à l'occasion du vote du budget de la Ville parler de la progression inquiétante de l'extrême-droite ?

Parce que nous pensons à l'UDB que nos politiques publiques, nos engagements pour la reconnaissance de la diversité dans notre ville sont autant de garde-fous à une progression de l'extrême-droite, que ça soit à Nantes et dans l'ensemble de la Bretagne historique.

Vous aurez noté, d'ailleurs, l'homogénéité du vote de gauche sur les 5 départements bretons.


Ce budget, l'ambition qu'il porte, marque la volonté de ne pas renoncer à ce qui permet le vivre-ensemble : nos politiques de solidarité, nos politiques éducatives et l'ensemble des actions qui mettent en valeur la richesse et la diversité des nantaises et des nantais.

Je prendrai en exemple le soutien de la ville au Conseil nantais pour la citoyenneté des étrangers qui propose des ateliers sur l'accueil, l'emploi, la participation à la vie de Nantes ou l'apprentissage du français.

Je crois aussi que dans ce budget, la place donnée à l'éducation via le Projet d'éducatif des territoires est à souligner.


Car c'est bien par le soutien à des politiques de réussite éducative que seront réduites les inégalités sociales et territoriales entre jeunes nantais.

Et la réduction des inégalités reste pour nous, à l'UDB mais aussi bien sûr au sein de notre majorité, un véritable marqueur de gauche.

En conclusion, Madame le Maire, l'UDB votera évidemment ce budget.


Je vous remercie.


Pierre Emmanuel Marais

(conseiller municipal délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires)



 

Ana Sohier : le débat sur l'aéroportuaire en Bretagne ne doit pas se réduire à Notre-Dame des Landes

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Réaction d'Ana Sohier à un voeu en faveur de la construction d'un aéroport à Notre-Dame des Landes, présenté par la droite lors du Conseil de Rennes Métropole du 17 novembre 2015.

 Les vœux présentés ce soir sur le sujet de l’aéroport de Notre-Dame des Landes ont pour but de relancer un débat déjà tendu dans lequel les positions de chacun sont connues. A titre personnel, je regrette que le sujet soit devenu un symbole et un point de crispation, qui occulte, en partie, un débat plus vaste et plus important sur l'organisation des transports en Bretagne et en France qui lui intéresse très fortement notre métropole. Notons d'emblée que les textes sur lequel nous avons à nous prononcer se placent dans le cadre d'un territoire appelé Grand Ouest. Les élus de l’Union démocratique bretonne que je représente ici ne se retrouvent ni dans le choix des termes ni dans le cadre de ce débat.

 

Ce ne sont pas là les meilleurs prémices pour discuter de l'ouverture au monde de la Bretagne. Voilà pour le cadre du débat, venons-en maintenant au cœur du sujet. Comme le signalent eux-mêmes les auteurs de ces vœux, le projet a été conçu il y a 30 ans. Peu sensible aux arguments d'autorité fondés sur l'ancienneté, je prends ce délai comme une bonne raison de réexaminer la situation de l'aéroportuaire breton.

 

La Bretagne compte de multiples aéroports. Beaucoup connaissent une fréquentation trop faible pour être économiquement viables et sont maintenus à flot par la contribution des pouvoirs publics. En cette période de tension financière, il y aurait là matière à faire des économies, d'autant que l'intérêt de ces équipements en terme d'aménagement du territoire est discutable. La logique économique comme la volonté de limiter nos émissions de gaz à effet de serre et notre dépendance aux hydrocarbures amènent donc à une conclusion : il y a trop d'aéroports en Bretagne, trop peu fréquentés. La priorité pour nous n'est donc pas de construire un nouvel aéroport, mais de rationaliser l'existant, et d'utiliser au mieux le potentiel les aéroports que nous déciderons de maintenir. C'est seulement après avoir effectué cet effort de rationalisation que nous pourrons débattre sereinement de l'intérêt réel de la construction d'un nouvel aéroport.


Contrairement à certains opposants, nous n'acceptons pas le scénario d'une Bretagne dont l'aéroport international serait en réalité en région parisienne. Cela reviendrait à externaliser les conséquences négatives des constructions. On parle beaucoup de l'impact écologique de Notre-Dame des Landes. Je m'étonne que l'énorme consommation de foncier due aux agrandissements programmés de Roissy ne soit pas plus pointée du doigt. La terre francilienne aurait-elle moins de valeur que la terre bretonne ? Ou bien s'est-on résigné au déséquilibre entre l'île-de-France et le reste du territoire ? Je m'abstiendrai donc sur ces vœux, car le débat sur l'accessibilité de notre territoire et l'aéroportuaire ne doit pas d'être réduit au cas isolé d'une infrastructure. Il mérite de prendre plus de hauteur.

Ana Sohier obtient le vote d'un plan d'action pour le breton à Rennes

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Ana Sohier, conseillère municipale de Rennes en charge du patrimoine et de la politique linguistique, a présenté un plan d'action pour la langue bretonne au Conseil municipal du 23 novembre 2015. Ce plan a été adopté à la quasi-unanimité, moins quatre abstentions, celles du Parti de Gauche et du parti Radical de Gauche. Il est consultable sur le site du Peuple breton: http://lepeuplebreton.bzh/2015/11/26/le-plan-de-politique-linguistique-pour-le-breton-vote-a-rennes/   Ci-dessous, l'intervention bilingue d'Ana Sohier expliquant la philosophie du plan.

 

Ouzhpenn bloaz zo e oa bet fiziet ennon gant an Itron Vaerez ur gefridi: sevel ur raktres politikerezh yezh evit ar brezhoneg e Roazhon gant ar c'hevredigezhioù hag ar geodedourien.

 

Il y a un peu plus d’un an, Madame la Maire m’a confié la mission de porter, avec les acteurs associatifs et citoyens, une réflexion permettant d’aboutir à un texte de politique linguistique pour la langue bretonne à Rennes.


Goude sinadur live 1 ha 2 ar garta Ya d'ar Brezhoneg lusket gant an Ofis Publik e fell deomp termenañ hag embann palioù ti-kêr Roazhon:
-Reiñ d'an holl, bras pe vihan, ar chañs da zeskiñ ha da implijout ar brezhoneg m'o deus c'hoant;
-Diorren implij ar brezhoneg er vuhez foran.


Au-delà de la signature des niveaux 1 et 2 de la charte Ya d’ar Brezhoneg portée par l’office public de la langue bretonne, il s’agit d'affirmer les objectifs de la Ville de Rennes:
-Oeuvrer pour que tous les rennais, enfants ou adultes, qui souhaitent apprendre et pratiquer le breton puissent le faire;
-Et promouvoir la présence du breton dans la vie publique.

 

Ur c'hwec'h mil yezh bennak zo er bed hiziv-an-deiz. Ma ne reomp netra e varvo an hanter anezho a-raok fin ar c'hantved hervez an Unesco. Kollet a rafe an denelezh pinvidigezhioù sevenadurel hag an holl c'houiziegezhioù dastumet a-hed an Istor gant memor ar pobloù-se.


Il existe aujourd'hui quelques 6 000 langues parlées dans le monde. Si rien n'est fait, l'Unesco estime que la moitié disparaîtra d'ici la fin du siècle. L'humanité y perdrait non seulement une richesse culturelle, mais aussi toutes les connaissances accumulées par la mémoire populaire.


N'eo na didec'hus na dizistro an emdroadur-mañ. O lakaat politikerezhioù yezh e pleustr e c'hallimp kreñvaat strivoù ar c'humuniezhioù komzerien evit reiñ buhez en-dro d'o yezhoù-mamm hag o zeuskas d'ar rummadoù yaouankoc’h.

 

Ce processus n'est ni inévitable ni irréversible. La mise en œuvre de politiques linguistiques permettra de renforcer les efforts effectués actuellement par les communautés de locuteurs pour maintenir ou revitaliser leurs langues maternelles et les transmettre aux générations les plus jeunes.

Kas war-raok ur politikerezh yezh a zo e bal gwareziñ, treuzkas ha talvoudekaat ar brezhoneg, yezh keltiek diwezhañ komzet war an douar bras, a zo kemer perzh er striv hollvedel difenn liesseurted ar sevenadurioù evel ur mad boutin d'an denelezh a-bezh.


Adopter une politique linguistique de protection, de transmission et de valorisation de la langue bretonne, seule langue celtique parlée sur le continent européen, participe d'un effort universel pour la défense de la diversité culturelle comme bien commun de l’humanité.


Gant ar pennaennoù-mañ eo e fell deomp sevel politikerezh yezh ti-kêr Roazhon. Gallout a reer adkavout anezho e Diskleriadenn hollvedel an Unesco diwar-benn al liesseurted sevenadurel. Hervez an destenn-se eo al liesseurted sevenadurel "ur binvidigezh evit an eskemmoù, an neveziñ hag an ijin". "Bez eo ivez ken a-bouez evit an denelezh hag al liesseurted biologel evit an natur." "Abalamour da se eo al liesseurted sevenadurel diazez glad an denelezh, ret eo anavezout ha difenn anezhi evit ar rummadoù a-vremañ hag ar rummadoù da zont. »


C'est sur les principes de la Déclaration universelle sur la diversité culturelle, adoptée par l'Unesco, que la Ville de Rennes entend bâtir sa politique linguistique. Selon cette déclaration, la diversité culturelle constitue une « source d’échanges, d’innovation et de créativité » et est, « pour le genre humain, aussi nécessaire qu’est la biodiversité dans l’ordre du vivant. » « En ce sens, elle constitue le patrimoine commun de l’humanité et elle doit être reconnue et affirmée au bénéfice des générations présentes et des générations futures ».

 

Kêrbenn ar rannvro eo Roazhon, neuze eo dre al liamm etre ar gêr hag he ziriad e c'hallo bezañ diskouezet he dibarelezh. Pa vefe Breujoù Breizh pe ar "Roazhon Park", an holl arouezioù a ra brud Roazhon e Frañs hag er bed a zo awenet gant sevenadur Breizh. Er mare-mañ e teu da vezañ muioc'h-mui a zigevatalderioù etre an tiriadoù e Breizh. Ne vo ket didalvoud neuze diskouez ez eo Roazhon kêrbenn ar rannvro a-bezh hag e fell dezhi bezañ un elfenn a genstag.


Capitale régionale, c'est par son lien au territoire que Rennes peut exprimer sa singularité. Du Parlement de Bretagne au Roazhon Park, les symboles qui la font connaître en France et à l'international font écho à la Bretagne. À l'heure où les déséquilibres territoriaux donnent un sentiment d'abandon à une partie de la population, il n'est pas inutile de rappeler que Rennes est la capitale de toute la région, qu'elle veut être un facteur de cohésion.


Ar brezhoneg eo elfenn nemeti hor sevenadur ha ne vez kavet nemet e Breizh. Tomm eo kalon ar boblañs ouzh he yezh, ha pa vefe er broioù e-lec'h m'o deus paouezet an dud da gomz brezhoneg abaoe kantvedoù. Hervez ur sontadeg graet gant Fañch Broudic-TMO Régions e 2007 e fell da seizh ha pevar-ugent dre gant eus poblañs Breizh Uhel mirout ar brezhoneg.


Or c'est bien sa langue que la Bretagne possède en propre. La langue bretonne bénéficie d'un attachement fort d'une majorité de la population, y compris dans les territoires où elle n'était plus pratiquée depuis plusieurs siècles (le sondage effectué par Fañch Broudic-TMO Régions en 2007 montre que 87% de la population de Haute-Bretagne souhaite conserver le breton).


Dre m'eo bev c'hoazh hor yezh eo splann eo Breizh ouzhpenn ur dra velestradurel, ouzhpenn ur rannvro. Tiriad ur bobl eo, n'eus nemet da sellout ouzh an deskadurezh vrezhonek e Liger-Atlantel. Ouzhpenn ur greizenn velestradurel eo Roazhon, ur gwir gêrbenn eo ha gallout a ra bezañ gwelet e-giz-se gant tud Breizh a-bezh a-drugarez d'ar politikerezh yezh.


C'est en effet l'existence de cette langue qui symbolise un fait que l'histoire n'a pas effacé: la Bretagne n'est pas seulement une entité administrative, pas seulement une région, elle est d'abord l'espace vécu d'une communauté humaine. La vitalité de la culture et de l'enseignement du breton en Loire-Atlantique en témoigne. C'est en s'inscrivant comme un des lieux centraux de cet espace culturel que Rennes peut être, plus qu'un chef-lieu de région administrative, une véritable capitale, perçue comme tel par l'ensemble de la population bretonne. Faire ce choix implique d'assumer un des éléments constitutifs de la singularité bretonne : sa langue.


Degas ur raktres politikerezh evit ar brezhoneg a zo ober ur choaz evit identelezh Roazhon. Talvezout a ra eo ar gêr perzh eus un istor hag un tiriad. Kinnig a reomp da Roazhoniz un elfenn boutin da rannañ etrezo ma fell dezho.


Adopter un plan de politique linguistique pour la langue bretonne, c'est donc faire un choix politique sur l'identité de la Ville de Rennes. C'est choisir d'être un lieu inscrit dans une histoire et dans un territoire. C'est proposer aux Rennais un élément fédérateur qu'ils pourront faire leur, s'ils le souhaitent.


Lakaat ar brezhoneg da vezañ anavezet e-kichen ar galleg a ziskouez omp digor d’ar yezhoù a genvev e Roazhon rak un gêr divyezhek ne c’hall ket nac’hañ liesseurted ha gwirioù ar sevenadurioù all.


Reconnaître la langue bretonne aux côtés du français, c'est aussi tendre la main à toutes les langues qui coexistent à Rennes, car une ville qui s'assume bilingue ne peut être indifférente à la diversité et au droit à la reconnaissance pour les autres cultures.

 

Ar raktres a ginnigan deoc’h a zo ur bazenn bouezus evit politikerezh kêr Roazhon. Kinniget e vez 17 obererezh ret evit ar prantad 2015-2020 evit diorren an niver a vrezhonegerien eus un tu ha lakaat da zigeriñ takadoù nevez evit ar yezh er vuhez foran eus un tu all.

 

Le plan en faveur de la langue bretonne que je soumets à votre approbation est une étape importante de la politique linguistique de la ville. Il comporte 17 actions engageantes pour la période 2015-2020 permettant de conforter et d’accroître le nombre de brittophones rennais d’une part et d'ouvrir de nouveaux terrains d'expression à la langue bretonne d'autre part.

Discours de l'UDB en conseil municipal de Nantes au sujet du budget 2016

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02/11/2015

Madame le maire, cher-e-s collègues,
 


Nous savons toutes et tous que nos collectivités territoriales font face à un contexte financier inédit.
 
Inédite, en effet, est la perte cumulée de ressources pour la ville de Nantes : 7,6 millions d'euros en 2015, 10,6 millions en 2016.
Inédit, car c'est la fin d'un cycle.
Inédit et c'est pour cela que le DOB [Débat d'Orientation Budgétaire] est l'occasion de rappeler que notre objectif commun est de continuer à investir et à développer des politiques innovantes, donnant la priorité à l’éducation, à la petite enfance et au numérique.
 
Pour maintenir un taux d’épargne correct, et donc un niveau d’investissement conforme à nos engagements de campagne, il nous faut valider une stratégie financière adaptée qui passe par une rationalisation des dépenses de fonctionnement et une optimisation du recours à l'emprunt.
 
Depuis 2010, avec la suppression de la taxe professionnelle par le gouvernement Sarkozy, nous assistons impuissants à une re-centralisation de la France. La baisse de la DGF n'en est qu'un nouvel avatar.
 
Pour nous à l'UDB, l'heure n'est plus à réclamer une modification de cette DGF ou toute autre sous-mesure compensatoire.
Car, la crise que nous vivons est une crise de répartition des richesses.
Mais - convenez-en - cette répartition est aussi territoriale.
Ainsi c'est une double réforme que nous souhaitons :
- réforme de l'organisation territoriale – je ne reviens pas sur la non-réunification de la Bretagne -
- réforme de la fiscalité.
 
Pour nous à l'UDB, ce débat doit être le débat de d'autonomie de nos Villes et métropoles, une autonomie qui permet de vivre et décider ici à Nantes, en Bretagne.
Dans le respect de la solidarité nationale.
 
Cette autonomie qui n’est pas un repli sur soi mais bien au contraire un chemin pour améliorer l’action publique au plus près des habitants.
A l’inverse de la plupart des pays européens, les régions et villes françaises ne disposent pas des moyens politiques, législatifs et financiers pour agir sur leur territoire afin de favoriser l’activité économique, culturelle et le vivre-ensemble.
 
Leur action au plus près des territoires est insuffisante car les lois s’appliquent nationalement et ignorent les particularités locales.
Cette autonomie fiscale et politique n'est pas une utopie… Elle est appliquée dans de nombreux territoires et elle porte ses fruits.
 
De Bruxelles à Berlin, de Vienne à Edimbourg, de grandes métropoles européennes dynamiques se sont unes à unes levées pour réclamer -et obtenir- un statut différencié leur permettant de s'émanciper de la tutelle de l’État et avoir les moyens de leurs politiques.
 
A l’heure où Nantes préside Eurocities et souhaite s'inscrire dans le concert des grandes métropoles européennes, le constat est amer. Faute de suffisamment de leviers institutionnels et fiscaux : notre ville est un nain politique.
L’autonomie est le quotidien de millions de citoyens européens. Pourquoi les nantais-e-s n’y auraient pas droit ?
 
Je terminerai par un exemple et une inquiétude.
La Ville de Nantes connaît et va connaître une forte progression de sa population. Cette année ce sont plus de 400 nouveaux enfants inscrits dans les écoles publiques et associatives de Nantes.
Les prochaines années, le même phénomène devrait s'amplifier. Il y aura sans doute d'importants investissements à prévoir pour l'accueil de ses enfants dans de bonnes conditions.
 
Sous tutelle de l’État, quelles seront nos possibilités d'y répondre quand la plus grande partie des investissements français continuent à être majoritairement fléchés vers le Grand-Paris ?
 
Je vous remercie.


Pierre Emmanuel Marais, groupe UDB à la Ville de Nantes.



"Les projets doivent profiter à l'ensemble du territoire breton"

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Conseil régional de Bretagne

Session plénière des 15 et 16 octobre 2015

Intervention dʼHerri Gourmelen

Contrats métropolitains Brest-Rennes

 

Monsieur le Président,

 

Sur le territoire malouin, je peux témoigner de lʼexemplarité de la politique de solidarité de la Région Bretagne. Je ne compte pas mʼétendre, simplement faire quelques remarques généralistes.

 

Nous le répétons, il nʼest pas question de nier le fait métropolitain : il nʼy aura pas de CHU et dʼuniversité partout, cela tombe sous le sens.

 

Mais comme le dit la CFDT, les fonctions métropolitaines existent en dehors des villes-capitales. Les financements ne se justifient que sʼils contribuent à des projets spécifiques et profitent à lʼensemble du territoire breton.

 

Le document du CESER ne dit pas autre chose : le renforcement des fonctions métropolitaines ne doit pas nuire à la cohésion du territoire, mais la renforcer. Dans cette perspective, le CESER, fort logiquement, demande que les conseils de développement soient associés à la mise en oeuvre des contrats métropolitains.

 

Nous partageons, bien sûr, ces préoccupations et cʼest précisément pourquoi nous nous inquiétons de la disposition de la loi NOTRE qui permet aux métropoles de ne pas appliquer les futurs schémas régionaux relatifs à lʼaménagement du territoire au sens large dʼune part, à lʼéconomie dʼautre part, si ceux-ci ne leur conviennent pas.

 

Cette disposition de la loi NOTRE laisse entrevoir le risque dʼun morcellement de la Bretagne. Nous ne lʼacceptons pas.

 

 

Explication de vote de Christian Guyonvarcʼh : nous voterons pour ce bordereau car la Région est au rendez-vous de lʼéquité. Elle met à peu près la même somme pour aider Brest et Rennes. Néanmoins, notre groupe tenait à signaler dans lʼassemblée que ce nʼest pas le cas de tous les acteurs. LʼEtat, notamment, consacre une enveloppe trois fois plus importante à Rennes quʼà Brest.  

Anthony Hamelin : "Ayons le courage de proposer un référendum aux Citoyens"

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12/10/2015

Conseil municipal de Saint-Herblain du 12 octobre 2015

Voici deux interventions d'Anthony Hamelin, prononcée à l'occasion du Conseil municipal.
 

Organisation d'une votation citoyenne par l'association Dibab-Décider la Bretagne

 
J’interviens également au nom de Myriam Gandolphe (UDI), Primael Petit (Breizhistance – A gauche toute)

 

 

C’est en 1956, lors de la création des régions administratives françaises, que la Loire-Atlantique (appelé Loire-Inférieure à l'époque) a été rattachée aux Pays de la Loire quittant de ce fait la région Bretagne.  

 

Depuis, ce  « démembrement » reste un sujet polémique dans notre Département, ainsi que dans le reste de la Bretagne. A chaque annonce de réforme territoriale ou d’élection, des élus de la Loire-Atlantique et des autres départements Bretons, des mouvements politiques et des associations régionales demandent la réunification administrative de la Bretagne avec la Loire Atlantique.   

 

Régulièrement la question revient dans le débat public, par le biais de sondages (selon le dernier,  63 % des habitants de la Loire-Atlantique et 57% des Bretons sont favorables à ce rattachement), enquêtes, manifestations (la dernière a rassemblé à Nantes plus de 30 000 personnes), prises de position d’élus.

Mais bien que des  mouvements politiques d'horizons différents soutiennent la Bretagne à cinq départements. Le sujet est clivant et nous avons pu constater que certains élus essaient d'esquiver le vrai débat en fonction de leurs intérêts à court terme et jamais nous n’avons eu le courage de proposer un référendum aux Citoyens des régions administratives de Bretagne et des Pays de la Loire.

 

Aujourd’hui, un collectif de citoyen de St-Herblain avec l'aide de l'association DIBAB c'est constitué pour permettre  aux habitants de s'exprimer sur une question de la réforme territoriale. Dibab signifie choisir en breton. Cette association s'est constitué en 2014 pour proposer aux habitants des collectivités local de Bretagne une votation sur la réunification de la Bretagne et de la constitution d'une assemblée de Bretagne qui regrouperait l'actuelle assemblée régionale de Bretagne et des départements d'Ille et Vilaine, du Finistère, des Côtes d'Armor, de Loire-Atlantique et du Morbihan.

En démocratie, c'est à nous tous citoyens, engagés ou non, de définir le cadre politique dans lequel elle souhaite évoluer, dans son organisation territoriale comme dans ses compétences.  Aujourd'hui nous voyons bien qu'il n'en est rien, la logique du pré carré ayant supplanté celle de l'intérêt des populations. Cette attitude blesse encore un peu plus la démocratie dans notre pays. Ce n'est pas acceptable.

 

Nous pouvons nous inspirer de la Suisse qui est plutôt exemplaire en matière de consultation de ses citoyens face au déni de démocratie qui conduit en France à l'abstention et au vote sanction.

 

Quelles que soient les opinions des uns et des autres à ce sujet, nous avons aujourd'hui l'opportunité de renforcer la démocratie locale en consultant les citoyens sur l'avenir de leurs collectivités, grâce à la plateforme DIBAB.

 

Pour nous Myriam Gandolphe, Primael Petit et moi même nous souhaitons que notre Département retrouve son équilibre, une vision globale des enjeux est nécessaire pour construire une région enfin cohérente et économiquement forte. Pour que le débat prenne de la hauteur, nous sorte de ces positions politiques « dites délicates », faisons vivre la démocratie participative, parlons-en avec les citoyens et décidons ensemble !   


L'apprentissage des langues permet une meilleure connaissance des autres cultures.


J’interviens au nom des groupes UDB et ESHA/EELV


Après la fermeture de l'école de l'Angevinière, qui a conduit à l'ouverture de l'école Nelson Mandela, la désaffectation et le déclassement qui vous est proposé est l’étape nécessaire pour la cession des locaux à Nantes Métropole. Cette cession permettra à Nantes Métropole d'accueillir, dans ces bâtiments, le complexe culturel « Yezhoù ha Sevenadur » déjà présent sur notre commune mais à l'étroit dans ses locaux actuels.


Nous saluons l'extraordinaire travail des associations mobilisés autour de ce projet de complexe culturel et nous espérons que les délais administratifs et de travaux permettront une ouverture en septembre 2016.

« Yezhoù ha Sevenadur » signifie « Langues et culture », langues au pluriel ; pluriel comme l’est le quartier du Sillon de Bretagne, riche de la diversité de ses de ses langues et de ses cultures.


Nous proposons qu’une passerelle soit jetée entre l'école Nelson Mandela et le complexe culturel « Yezhoù ha Sevenadur » en installant une filière bilingue breton-français dans ce nouveau groupe scolaire. Rappelons que notre commune est la seule grande commune de Loire-Atlantique sans filière bilingue alors que 60 enfants herblinois fréquentent l'école Diwan de Nantes.


Le complexe « Yezhoù ha Sevenadur » accueillera, outre une bibliothèque disposant d'un fonds en ouvrages de langues d'oil et celtiques, le collège Diwan bilingue de Loire-Atlantique et une micro-crèche.

A ce propos, nous voudrions vous citer la circulaire du 13 septembre 2001, parue dans le bulletin officiel de l’Education nationale, qui dit : « L’enseignement de la langue régionale à parité horaire contribue au développement des capacités intellectuelles, culturelles et linguistiques de l’enfant, [cet enseignement] conforte l’apprentissage du français et prépare les élèves à l’apprentissage des autres langues ».


De plus, l'apprentissage des langues permet une meilleure connaissance des autres cultures.


Des professeurs des écoles et des agents ATSEM de St-Herblain sont prêts à s’investir dans ce projet.

Le groupe ESHA-EELV et le groupe UDB proposent donc que la Ville de Saint-Herblain étudie la faisabilité d'une telle ouverture qui devra se faire avec l'accord de l'équipe pédagogique.

Je terminerai par une citation de Nelson Mandela : « Si vous parlez à un homme dans une langue qu'il comprend, cela va à sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue maternelle, cela lui va droit au cœur ».


Anthony Hamelin,

Conseiller municipal de Saint-Herblain

07 87 36 41 66

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En mairie de Lorient, remise diplômes aux apprentis du CFA municipal. 71% en situation d'emplois (les autres en po… https://t.co/obgrR1MU4Q

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