Mona Bras: "des contrats de partenariat Europe-Région-Pays qui feront du bien à la Bretagne"

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Conseil régional de Bretagne

Session des 9 et 10 avril 2015

Contrats de partenariat Europe-Région-Pays

Mona Bras

 

Monsieur le Président, Monsieur le vice-président, chers collègues,

 

Une fois de plus, nous ne pouvons que nous réjouir de l'existence des contrats de partenariat entre 3 niveaux qui nous sont chers : l'Europe, la Région, les Pays. Je reprends volontiers le proverbe breton cité par mon collègue Herri Gourmelen : « il n'y a pas de bon vent pour un marin qui ne sait pas où est le port ».

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Ana Sohier: "les richesses que nous produisons sont de moins en moins bien réparties"

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Intervention d’Ana Sohier à l’occasion du budget primitif 2015 de la Ville de Rennes.


Mme la Maire, chers collègues,

Depuis de nombreuses années, une crise globale de société s’est installée.

Cette crise est celle du système libéral. Elle ne touche pas tout le monde, le PIB n’a pas diminué ces 10 dernières années, mais on peut constater que les richesses que nous produisons sont de moins en moins bien réparties. Cette injustice est inadmissible.

La crise est écologique et sociale et c'est justement au moment où les citoyens ont le plus besoin d'un service public de qualité et de proximité que les projets de réorganisation voient le jour. La mise en concurrence des territoires, ou encore le détricotage des acquis sociaux élémentaires tels que le droit du travail (avec la tentative de généraliser le travail le dimanche par exemple) renforcent encore le désarroi qui frappe nos concitoyens. 

Mais la crise est aussi celle de notre démocratie, nous l’avons tous vécu au début de cette année et, je me permets une incise, pour vous dire que pour ma part je ne crois pas que l’affirmation d’un Etat français fort, alors que sa structure et son organisation actuels sont archaïques, soit le remède aux maux de notre société.

C'est dans ce climat difficile que nous sommes amenés à nous prononcer sur le budget primitif 2015 de la Ville de Rennes. Le budget qui nous est présenté est bien évidemment marqué par la transformation de la Communauté d’agglomération en Métropole à compter du 1er janvier 2015. 

Les transferts de compétences des communes vers la Métropole, les transformations des syndicats intercommunaux, les décisions sur les modalités de transfert de charges, les délégations temporaires de gestion, etc. ont été menés à vitesse accélérée tant et si bien que l’élue de base que je suis à encore du mal à percevoir les différents périmètres et acteurs de la gestion des services publics. Dans quelle mesure, alors, analyser le budget primitif qui nous est présenté ?

Une deuxième question se pose : cette évolution correspond-elle réellement aux besoins des Rennais et plus généralement des habitants de la Métropole ? Pour ma part, je n’en suis pas totalement convaincue. Pour une raison simple, nous n’avons pas pris le temps de consulter les premiers concernés par ces évolutions. Ce mode d’action manque de transparence et contribue au désintérêt grandissant de la population à l’égard des décisions et des instances politiques.

Le budget primitif 2015 est également touché, une fois de plus, par une baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales. Marc Hervé l’a rappelé, le secteur local sera mis à contribution à hauteur de 11 milliards d’euros de 2015 à 2017, avec un effort de 56 % pour le bloc communal. Conséquence : la Ville de Rennes va voir baisser ses dotations de 5,6 millions d’€ en 2015 par rapport à 2014, et c’est là une bien triste nouvelle.  En somme, ce seraient près de 20 millions d’€ de diminution globale de dotation, de 2013 à 2017.

Les dotations diminuent mais les besoins des collectivités vont croissants. Il est, à mon sens, très injuste de leur faire payer le déficit de l’Etat sachant que celles-ci ne sont responsables que d’environ 10% de la dette publique. 

Pourtant, c’est au niveau local que nous devons porter un nouveau modèle de société et de nouveaux projets pour permettre une vraie transition écologique et économique de nos territoires. La relocalisation d’une partie de la production, le passage aux circuits courts et à l’autonomie énergétique doivent s’organiser à échelle des régions et des pays.

Mais, si nous pouvons regretter ici les choix de l’état, ceux-ci s’imposent à nous et nous devons en tenir compte pour bâtir notre prévision budgétaire.

Le budget qui nous est présenté aujourd'hui respecte les grands équilibres et est fidèle au principe de solidarité qui compte tant pour notre majorité.

Il est également porteur de nouvelles perspectives intéressantes et je salue particulièrement la mise en place du budget participatif qui, si nous l’animons et le faisons vivre démocratiquement avec la charte de la démocratie locale, donnera du sens à l’action de la ville. 

Il est toujours important de réfléchir à la façon d’investir intelligemment à long terme et je me félicite de voir la Ville maintenir un haut niveau d’investissement, et cela, malgré la politique d’austérité menée par l’Etat. Face aux baisses d'activité qui frappent le bassin rennais la Ville dispose de leviers d’action pour favoriser, par exemple, les initiatives de reconversion industrielle, en lien avec les autres collectivités car la crise montre bien la nécessité de développer des activités non délocalisables, sociales et solidaires. 

Cependant, ces investissements doivent également concerner l’emploi public, qui contribue largement à la dynamique économique de notre bassin d’emploi. Dans ce domaine, la Ville et la Métropole ont entre leurs mains un levier important de la politique de l’emploi.

Il est également important que la Ville maintienne son effort financier aux associations et aux structures qui, dans les quartiers, accompagnent les citoyens dans leur vie quotidienne ou leurs projets. Il faudra redonner à l’éducation populaire toute sa place et favoriser toujours plus la mixité sociale, gage d’ouverture et de diversité. 

Chers collègues, le vote d’un budget est le moment de réaffirmer notre responsabilité à court, moyen et long terme. Je voterai ce budget 2015 qui a l’ambition de faire évoluer notre ville dans un contexte contraignant. 

Mais nous devons également nous saisir des enjeux émergents, en renforçant les orientations budgétaires qui vont dans le sens d'une plus grande responsabilité. Car nous ne devons pas nous contenter de chercher à contrebalancer les effets de la crise en la combattant avec les méthodes et les concepts du passé : il faut orienter dans une nouvelle direction notre mode de vie et notre démocratie.

Je vous remercie.

Ana Sohier: laïcité et langue bretonne à Rennes

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Intervention d'Ana Sohier au Conseil municipal de Rennes du 9 Mars 2015.

 

Mme la Maire, chers collègues,

En ce début de conseil, je souhaiterais rapidement dire quelques mots sur la laïcité, un sujet qui nous concerne tous et sur le comité de suivi de la Charte « Ya d’ar Brezhoneg » - « Oui au Breton ».

Rennes va se doter ce soir d’un comité consultatif « laïcité ». Le 6 février dernier, en présence de représentants des cultes, de mouvements de pensées, de représentants associatifs, d’acteurs engagés et d’élus, le dialogue sur cette question importante et d’actualité a été lancé.

Il existe en France un profond malentendu sur le principe de laïcité. Il est temps, comme d’autres, que nous nous saisissions de ce débat. Fondamentalement, la laïcité soutient que le pouvoir doit appartenir au peuple sur la base de la liberté d’expression, l’égalité de droit et le bien vivre-ensemble. Elle ne se limite pas uniquement à la séparation de l’Eglise et de l’Etat mais défend les droits des citoyens qui se reconnaissent égaux.

Cela ne veut évidemment pas dire que les citoyens doivent renoncer à leurs croyances, leurs particularités et leur identité. La laïcité est une valeur universelle qui permet de vivre ensemble dans le respect de chacun. Il est donc de notre devoir d’encourager les échanges culturels, de permettre au peuple de s’exprimer sur différents sujets de société et d’assurer le bon fonctionnement de la démocratie.

La charte « Ya d’ar Brezhoneg » va dans le même sens. Elle n’est pas excluante mais positive. Car pour qu’une langue soit un bien commun partagé, pour que ses locuteurs se sentent en confiance et la parle, pour que les non-locuteurs s’y intéressent et la respectent, elle doit être vue au quotidien et reconnue par les institutions.

A l’occasion d’un temps fort sur la langue bretonne le 28 février, en présence d’une soixantaine de particuliers et de représentants associatifs, Madame la Maire a installé un Comité de suivi de la Charte « Ya d’ar Brezhoneg » que nous avons signé en 2014. À cette occasion, nous avons mesuré l’engouement des rennais pour valoriser la richesse linguistique de notre ville.

Je profite donc de cette intervention pour appeler tous les volontaires à participer aux travaux de ce Comité de suivi qui est en cours de constitution.

Selon la CGT, le pouvoir d'achat des ménages est en chute libre

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Mona BRAS, conseillère régionale, et par ailleurs militante syndicaliste à la CGT, relaie le communiqué  de la Fédération CGT agoalimentaire et forestière sur la chute libre du pouvoir d'achat des ménages.


 

 

 

LE POUVOIR D’ACHAT DES MENAGES EN CHUTE LIBRE

 

 

 

En janvier 2015, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a publié des chiffres évocateurs quant au recul du pouvoir d’achat des ménages : – 3,4 % de 2011 à 2013. Cette statistique était confirmée quelques jours plus tard par une nouvelle étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), qui mettait en lumière les effets de la crise de 2008 sur l’aggravation du recul du pouvoir d’achat des ménages.

Lenn muioc'h :Selon la CGT, le pouvoir d'achat des ménages est en chute libre

Gestion de l'eau à Guingamp : Mona Bras «consternée»

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04-03-2015

 

Gestion de l'eau : Mona Bras «consternée»

Guingamp - 20 Décembre 2014

Mona Bras, conseillère régionale, adjointe au maire de Guingamp et militante de la CNL (Confédération nationale du logement) redit sa consternation devant le choix opéré par les délégués de Guingamp communauté, jeudi. « 14 voix pour la proposition de la Nantaise, 18 voix contre... Décidément ! s'indigne-t-elle. Les 18 élus qui ont fait le choix sont-ils conscients d'enfoncer encore plus Guingamp communauté dans une impasse, de voir leur collectivité à nouveau jugée par le tribunal administratif pour avoir commis une erreur de droit, d'exposer cette dernière à des indemnités substantielles (donc encore de l'argent public) ? »

La veille, elle avait adressé une lettre ouverte à Bernard Hamon, président de Guingamp communauté, destiné à tous les élus communautaires, dans lequel elle écrivait : « J'ose espérer que la sagesse guidera votre choix dans l'intérêt général de la population et des entreprises de notre territoire. » Un courrier qui n'a pas été apprécié par Pierre Pasquiou, chef de file de la droite guingampaise, et Philippe Le Goff, maire de Guingamp.

 

http://www.ouest-france.fr/gestion-de-leau-mona-bras-consternee-3073672


Intervention de Mona BRAS, adjointe aux patrimoines bâtis et naturels, à l'identité bretonne et au développement durable-Agenda 21 municipal

CONSEIL  MUNICIPAL DE  GUINGAMP  SÉANCE  DU LUNDI  23  FÉVRIER  2015


1) Rapport d'activité du Conseil communautaire. 
Question de l'eau. 


Mes chers collègues vous ne serez pas surpris de me voir intervenir une nouvelle fois au sujet de ce dossier qui revient régulièrement et depuis des années au menu des informations  sur l'activité de la Communauté de communes. L'eau, mes chers collègues, ce bien commun indispensable à la vie et aux activités humaines et  économiques , l'eau une nouvelle fois au cœur de l'actualité guingampaise. Il m'avait été reproché lors du dernier Conseil municipal, n'étant pas élue communautaire, de m'occuper d'une question qui relevait de la compétence communautaire. Cependant, je suis citoyenne et consommatrice d'eau potable comme tous les habitants  des six communes concernées et ne serait-ce qu'à ce titre et au nom de la démocratie, j'ai le droit et le devoir d'interroger et de m'inquiéter des politiques publiques qui sont menées dans ce domaine. 

Aujourd'hui, lundi 23 février 2015, il est de notoriété publique que la Lyonnaise des Eaux a acheté la Nantaise des Eaux. Je l'ai appris lors du Carrefour des gestions locale de l'eau à Rennes le 29 janvier dernier. Cette information  a provoqué un choc dans les travées de ce salon de deux jours consacré à l'eau et à sa gestion. Et beaucoup parmi nous sont informés comme je le suis. La différence c'est que je choisis d'en parler publiquement. Sachant qu'il y a autour de  cette table du Conseil municipal des membres de l'exécutif communautaire dont un vice-président de la majorité, je pose publiquement plusieurs questions.

Le contexte : car il est important de se comparer aux autres. Actuellement, l'approvisionnement en eau dans le monde entier est assuré à 80% en régie publique alors qu'en France le ratio est inversé puisque 80% de  l'eau est gérée et distribuée par des fermiers sous le régime de la DSP-Délégation de service public. Même les USA, patrie de l'ultra libéralisme n'ont privatisé que 20% seulement de la gestion de l'eau, et en Suisse patrie de la banque HSBC qui fait beaucoup parler d'elle  en tant qu'acteur actif de l'évasion fiscale, en Suisse, 100% de l'eau distribuée au robinet est publique.

Première question que je pose à tous ceux qui ici siège au Conseil communautaire de Guingamp-Communauté :
êtes-vous conscient  des conséquences de votre NON-CHOIX collectif ? 
Le NON-CHOIX, je répète, le NON-CHOIX répété à deux reprises alors qu'il fallait se prononcer pour le choix d'un délégataire pour les 8 années à venir, sur les bases d'une étude qui aura coûté 80.000€ d'argent public et dont les conclusions appelaient à choisir la Nantaise des Eaux ; ce NON-CHOIX se traduit aujourd'hui par une étude complémentaire, certes financée à hauteur de 24.000€, toujours de l'argent public,  par le SDAEPSyndicat départemental d'alimentation potable des Côtes d'Armor, étude qui doit déboucher sur un nouvel appel d'offre. Mais n'est-ce pas jeter l'argent public par les fenêtres puisque la Nantaise qui devenait un concurrent redoutable pour la Lyonnaise, va en  devenir dans les jours qui viennent une simple succursale.
Ce NON-CHOIX se traduit aujourd'hui comme un accélérateur de la vente de la Nantaise à la Lyonnaise par son unique actionnaire allemand Gelsenwasser. Je dis accélérateur de vente car,  si le Conseil communautaire avait suivi les préconisations du cabinet d'étude dès novembre 2014, la Nantaise devenait le délégataire et les abonnés captifs que nous sommes tous, bénéficiaient globalement d'une économie de 4,3 millions d'euros sur les huit années du contrat, et les plus fragiles d'entre nous  et les plus sobres en terme de consommation  bénéficiaient de la tarification sociale et dégressive.  
Les victimes de ce non-choix sont d'abord les consommateurs d'eau qui se verront facturer les 4,3 millions d'euros qu'ils devaient économiser en 8 ans. 

La compétition devenait difficile pour la Lyonnaise, à Guingamp et ailleurs. La lyonnaise a neutralisé, que dis-je, éliminé un concurrent gênant qui lui faisait de l'ombre en l'achetant ! Cet achat de la Nantaise, supprime un concurrent réel et participe au  verrouillage du marché de l'eau et de l’assainissement en France  par la Troïka formée par  la Saur, Veolia et La Lyonnaise-Suez.  Quant au chantage à l'emploi utilisé par la Lyonnaise, vous savez ce que j'en pense, m'étant déjà exprimée sur le sujet, et le Canard Enchaîné  et d'autres médias ont dénoncé eux aussi ce chantage dans leurs colonnes.  Par contre, qui se soucie  de l'avenir des 30 à 50 salariés de la Nantaise qui risquent de subir une casse sociale  et d'être débarqués après cet achat ? 

Mesdames et messieurs les vice-présidents de Guingamp-Communauté, deuxième question : au regard de ces nouveaux éléments, pouvez-vous me dire quelle va être l'orientation du Conseil Communautaire au moment où toute concurrence réelle a disparu des radars et que la question de la régie publique  est plus que jamais  à l'ordre du jour, de mon point de vue, autant pour des questions économiques que pour des questions de transparence et de démocratie ?

Je vous remercie de vos réponses. 
 
Consulter en ligne : http://www.cc-guingamp.fr
 

Eau : le choix des élus ne coule pas de source

Guingamp - 29 Octobre 2014 

Brice DUPONT.

Vendredi, les élus de Guingamp communauté devaient confier la gestion de l'eau potable et de l'assainissement. La candidature répondant le mieux aux critères a été rejetée. Ce qui ne fait pas l'unanimité.

 

Analyse

Les élus disent non

Détenu par la Lyonnaise des Eaux depuis 2002, le contrat de gestion de l'eau potable et de l'assainissement sur le territoire de Guingamp communauté arrive à échéance le 31 décembre. Vendredi, les élus devaient opter pour un délégataire de service public. La candidature de la Nantaise des Eaux répondait le mieux aux critères définis dans le cahier des charges par les élus. Mais par une large majorité, ces derniers ont refusé ce choix.

Un « chantage à l'emploi » ?

La Lyonnaise compte 70 salariés sur le site de Bellevue, à Ploumagoar. Qui est le siège de l'entreprise dans le grand Ouest. Cette donnée a pesé dans la décision des élus. Quel avenir pour ces salariés si la Lyonnaise perd le contrat ?

Une question qui fait bondir Mona Bras

En tant qu'élue de la Confédération nationale du logement (CNL), association de défense de consommateurs Mona Bras s'interroge  : « L'intérêt général ne semble-t-il pas avoir été laissé de côté, au bénéfice de l'intérêt d'une partie des salariés de la Lyonnaise ? », Avant de poursuivre : « L'intérêt d'un service public, c'est d'abord pour les usagers et la collectivité. Notamment concernant le volet financier. Les élus n'ont pas à subir un chantage au nom de l'emploi. Ils ont écrit eux-mêmes le cahier des charges, mais alors que la Nantaise y répond le mieux, ils choisissent un autre candidat. »

La représentante de la CNL pointe notamment le fait que les 22 salariés de la Lyonnaise, qui sont directement concernés par les contrats de Guingamp communauté, auraient de toute façon été repris par la Nantaise. En cas de changement, la loi l'impose au nouveau délégataire.

« Mais il y avait une vraie inquiétude, rappelle Marc Chapin, directeur de la Lyonnaise dans le grand Ouest.Les gens auraient été repris, mais peut-être envoyés ailleurs. Peut-être aussi moins bien payés. »

Le directeur refuse qu'on parle de chantage à l'emploi. « C'est la vie d'une entreprise classique. Croyez-vous qu'on a envie d'être sur une collectivité qui ne veut pas travailler avec nous ? Nous tenons à rester des partenaires de Guingamp communauté, et s'il y a un nouvel appel à candidatures, nous y répondrons. En tenant compte des remarques du rapport du cabinet d'études. »

Une réaction de la Nantaise ?

Surpris par l'ampleur du vote de vendredi, Bernard Hamon, président de Guingamp communauté, avoue ne pas savoir « quelle va être l'issue de cette affaire ». En tout cas, il s'attend à « avoir une réaction de l'entreprise écartée (NDLR : la Nantaise des Eaux). Je la vois mal en rester là... »

L'affaire a de grandes chances de se retrouver au tribunal administratif. Qui dira alors si la décision des élus est légale ou non. Rémy Guillou, vice-président de Guingamp communauté en charge de l'eau et de l'assainissement, se dit quant à lui serein : « Le choix des élus est souverain. On a le droit d'interrompre une procédure. » Une chose est sûre : le président de la Nantaise des Eaux doit se déplacer à Guingamp, cette semaine, pour rencontrer des élus.

Quelles suites pour la gestion de l'eau ?

Le contrat de l'eau potable et de l'assainissement arrivant à échéance le 31 décembre, les élus vont devoir vite se pencher sur la question. « On travaille sur une délibération, souligne Bernard Hamon. On va prolonger le contrat actuel pour assurer une continuité du service public. » Un contrat qui devrait être prolongé pour un an. Le temps pour Guingamp communauté de relancer un appel à candidatures.

http://www.ouest-france.fr/eau-le-choix-des-elus-ne-coule-pas-de-source-2941620



Lettre ouverte de Mona Bras à Guingamp communauté 16 12 2014

Lyonnaise GGP Télégramme 13 11 2014

Lyonnaise GGP le canard 12 11 2014

nantaise des eaux délibération de la CDC 24 10 2014

Anthony Hamelin : Pour que vive l'unité dans la diversité !

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04-03-2015

"La LAICITE permet par l'EGALITE face à la loi de faire rencontrer des cultures différentes qui ont la LIBERTE de s'exprimer à partir du moment qu'il y a un langage commun de vivre ensemble dans la FRATERNITE. Renforçons dans notre ville la mise en avant et le dialogue de toutes les cultures qui constituent pour notre ville sa richesse. Vive l'unité dans la diversité!"

Marylise Lebranchu ouverte à l'Assemblée de Bretagne ?

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20/02/2015

 

 

Examen du Projet de loi NOTRe

Marylise Lebranchu se dit ouverte à un examen par le Parlement

d’une demande d’assemblée unique de Bretagne



Suite à un amendement de Paul Molac, député du Morbihan apparenté Union démocratique bretonne (UDB), la ministre de la décentralisation et de la fonction publique, Marylise Lebranchu, s’est dite ouverte à un examen par le Parlement d’une demande d’Assemblée unique de Bretagne si une délibération en ce sens était prise par le Conseil régional.

Lenn muioc'h :Marylise Lebranchu ouverte à l'Assemblée de Bretagne ?

Projet de centrale électrique à gaz de Landivisiau : le modèle économique sous la menace d'un contentieux devant la Cour de Justice des Communautés Européennes

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Logo de l'UDB

Communiqué du groupe des élus régionaux de l'Union Démocratique Bretonne du 17 février 2014

Kemennadenn strollad dilennidi-rannvro Unvaniezh Demokratel Breizh d'ar 17 a viz C'hwevrer 2015

 

 

Alors que le consortium Direct Energie – Siemens a entrepris des travaux sur le site d'implantation du projet avant même que le préfet du Finistère ait rendu sa décision à l'issue de l'enquête publique, le groupe des élu-e-s UDB au Conseil régional de Bretagne veut porter à la connaissance de nos concitoyens un risque de contentieux devant la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE), dont la victime pourrait être le contribuable.

 

Le risque juridique a été identifié par la commission des finances du Sénat dans le cadre de l'examen du projet de loi sur la transition énergétique. Il porte sur le modèle économique qui a été mis en place pour le financement de la construction et de l'exploitation de la centrale de Landivisiau. Ce modèle économique est sans précédent puisque dans le cadre d'un appel d'offres de l'Etat (le seul du genre pour une centrale électrique à gaz), l'exploitant privé a obtenu de ce dernier la garantie d'une rentabilisation financière par le moyen d'une rétribution qui pourrait atteindre 40 à 42 millions € par an durant vingt ans. Cette rétribution serait assurée par la CSPE (contribution au service public de l'électricité), un prélèvement de nature fiscale qui s'applique à tous les consommateurs d'électricité en France.

 

Sur la base d'un amendement du sénateur UMP de Meurthe-et-Moselle Jean-François Husson, les membres de la commission des finances du Sénat ont conclu que :

« aux termes de l’article 1er de la directive communautaire « accises » de 2008 (1), toute taxe indirecte sur l’électricité qui ne serait pas une accise doit poursuivre une « finalité spécifique ». La jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne est assez restrictive de ce point de vue, toute finalité budgétaire n’étant pas considérée comme spécifique. En réalité, parmi les charges compensées par la CSPE, seuls les surcoûts liés aux ENR (énergies renouvelables) entrent incontestablement dans ce champ. Limiter l’usage de la contribution à ce seul financement permettrait donc de parer tout risque de recours contentieux devant la Cour de Luxembourg." (2)

 

Autrement dit, le financement d'une centrale à énergie fossile par la CSPE, comme il est prévu dans le contrat passé entre l'Etat et le consortium Direct Energie – Siemens, expose l'Etat français à une condamnation par la justice communautaire, et ce faisant expose le contribuable français au risque de devoir s'acquitter d'une amende qui, pour le coup, prendrait la forme d'une double peine.

 

Le contrat signé entre l'Etat et Direct Energie – Siemens en 2012, dont la logique rappelle celle du désastreux contrat signé avec la société Ecomouv sous le gouvernement Villepin, prévoit l'activation de la CSPE si d'aventure la centrale de Landivisiau ne dégageait pas les profits attendus par les actionnaires, soit en raison des conditions du marché, soit parce que l'Etat ne compterait plus sur la production de la centrale pour répondre à la demande. Or, considérant que les relevés officiels montrent une baisse des consommations d'électricité en France depuis plusieurs années (moins 6 % en 2014), le scenario d'une inutilité fonctionnelle de la centrale de Landivisiau pour assurer l'approvisionnement de la Bretagne tout au long de l'année s'en trouve conforté.

 

La centrale de Landivisiau ne serait certes pas le premier chantier inutile en France qui conduirait à une gabegie mais, instruits par les erreurs du passé, les pouvoirs publics ont le devoir de reconsidérer ce projet au regard à la fois de la nouvelle situation de la demande en électricité en France et des risques de contentieux devant la justice européenne.

 

En outre, les élu-e-s de l'UDB au Conseil régional de Bretagne constatent et déplorent vivement que depuis plus de trois ans l'Etat ne cesse de repousser sa contribution au financement de l'institut France Energies Marines établi à Brest, obligeant les collectivités bretonnes et les industriels à pallier sa défaillance. Dans ce contexte, le Président François Hollande, dont un déplacement à Brest est annoncé pour le 23 février, serait bien inspiré de faire clairement le choix de l'avenir, celui des énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique et de la sobriété dans les usages, qui seules permettront à la Bretagne de développer son autonomie énergétique.

 

Mona BRAS, Herri GOURMELEN (Président du groupe), Christian GUYONVARC'H, Naig LE GARS

 

(1) http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32008L0118&from=FR

(2) http://www.senat.fr/amendements/commissions/2014-2015/16/Amdt_COM-706.html

 


Le Télégramme du 18 février 2015


  

Ouest-France du 18 février 2015

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