Brest. Intervention d'Anne-Marie Kervern lors du débat d’orientation budgétaire

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Conseil municipal du 8 décembre 2016

Anne-Marie Kervern

Groupe Union Démocratique Bretonne

 

 

Conseil municipal du 19 janvier 2017

Débat d’orientation budgétaire

 

 

Monsieur le Maire chers collègues

 

Permettez-moi, tout d’abord, de dire à quel point je suis affligée par la caricature de débat qui a ouvert notre conseil.

Le débat, ce n’est pas la polémique, ce n’est pas le rapport de force, ce n’est pas une action de combat, ce n’est pas la mise en scène de soi-même.

Le débat, c’est l’ouverture d’un espace d’incertitude autour d’enjeux qui divisent, pourraient diviser …ou rassembler.

 

Le rapport d’orientation budgétaire qui nous est soumis aujourd’hui évoque des incertitudes à la fois économiques et politiques, et puis aussi quelques satisfactions modestes avec à Brest le maintien de l’emploi dans un contexte de légère reprise.

 

Ce que ne dit pas l’introduction de ce rapport, alors que le dynamisme des territoires en dépend largement, c’est le malaise démocratique de notre pays avec une perte de confiance dans les institutions politiques.

 

La polarisation actuelle sur l’élection présidentielle est extravagante. Elle fait oublier que ce pays est doté d’institutions, les collectivités locales, qui ont une responsabilité de gestion au quotidien.

Nos concitoyens aspirent à une vie démocratique plus horizontale, plus proche de leurs milieux de vie, plus apte à répondre de manière réactive à leurs besoins en particulier en situation de crise.

 

En réponse à cette attente se prépare paradoxalement, l’installation d’une sorte de monarchie élective et un retour problématique à une véritable démocratie parlementaire. Comme les calamités volent en escadrilles, il faut ajouter une technostructure étatique qui résiste, avec un pouvoir de blocage, au principe de subsidiarité, et une réforme territoriale brouillonne qui enrichit le millefeuille territorial d’une épaisseur supplémentaire, invente des procédures de contrôle à chaque concession de compétence.

 

Le moment était venu d’inventer une démocratie du 21ème siècle s’appuyant sur les compétences locales, mais la verticalité s’est encore une fois imposée.

 

Rassurez- vous, je reste dans le sujet. En effet, tout cela n’est pas sans conséquences sur notre situation financière actuelle.

 

L’État qui a été incapable de se réformer a un objectif de réduction des dépenses publiques. Fort bien, mais il en fait porter la réalisation sur les collectivités. Et à Brest, nous la subissons, ce qui nous laisse d’assez faibles marges d’initiative. C’est dans ces marges-là, qui existent, que nous avons à travailler.

 

Certes, la loi de finances pour 2017 confirme la division par deux de l’effort demandé au bloc communal. C’est plutôt une bonne nouvelle, avec la reconduction à la hausse du Fonds de soutien à l’investissement local et des conditions d’emprunt favorables.

 

Ces quelques nouvelles positives viennent conforter notre gestion encore saine, notre stratégie d’apurement de la dette qui est respectueuse de l’argent public. Elles devraient nous permettre de poursuivre les investissements du plan de mandat sans recours à la fiscalité des ménages.

 

Nous allons travailler dans les marges d’initiative qui nous restent, parce que nous assumons une responsabilité vis-à-vis des Brestois, et nous allons le faire en garantissant le meilleur périmètre de service public possible.

 

Nous devons répondre à la nécessité absolue de protéger des critères du profit, l’accès à l’éducation, à la culture, au sport, à la santé, au numérique, aux services de proximité, parce que le sujet majeur aujourd’hui, c’est la précarité galopante, le taux de chômage, l’exclusion du marché du travail. Nous avons à faire des choix qui garantissent l’accès à la ville pour tous.

 

Je crains cependant que l’organisation territoriale de la France qui aurait dû répondre aux défis de notre époque, accroître les responsabilités politiques et sociales de tous les acteurs locaux, ne soit pas le meilleur support pour y parvenir.

 

Voilà l’incertitude que je voulais partager avec vous, et avec les Brestois.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

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