Dilennidi-rannvro Unvaniezh Demokratel Breizh (UDB), Strollad UDB - Emrenerezh hag Ekologiezh

Mona Bras Conseillère régionale déléguée à l'observatoire des territoires Membre du groupe UDB - Autonomie et Ecologie Herri Gourmelen Conseiller régional, Président du groupe UDB - Autonomie et Ecologie Membre du groupe UDB - Autonomie et Ecologie Christian Guyonvarc'h Conseiller régional, rapporteur général du budget Membre du groupe UDB - Autonomie et Ecologie Naig Le Gars Conseillère régionale Membre du groupe UDB - Autonomie et Ecologie

Mona Bras • Herri Gourmelen • Christian Guyonvarc'h • Naig Le Gars

Herri Gourmelen est président du groupe "UDB - Autonomie et Écologie"

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Prezidant ar Strollad "UDB - Emrenerezh hag Ekologiezh" eo Herri Gourmelen

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Groupe UDB - Autonomie et Écologie

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"Les projets doivent profiter à l'ensemble du territoire breton"

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Conseil régional de Bretagne

Session plénière des 15 et 16 octobre 2015

Intervention dʼHerri Gourmelen

Contrats métropolitains Brest-Rennes

 

Monsieur le Président,

 

Sur le territoire malouin, je peux témoigner de lʼexemplarité de la politique de solidarité de la Région Bretagne. Je ne compte pas mʼétendre, simplement faire quelques remarques généralistes.

 

Nous le répétons, il nʼest pas question de nier le fait métropolitain : il nʼy aura pas de CHU et dʼuniversité partout, cela tombe sous le sens.

 

Mais comme le dit la CFDT, les fonctions métropolitaines existent en dehors des villes-capitales. Les financements ne se justifient que sʼils contribuent à des projets spécifiques et profitent à lʼensemble du territoire breton.

 

Le document du CESER ne dit pas autre chose : le renforcement des fonctions métropolitaines ne doit pas nuire à la cohésion du territoire, mais la renforcer. Dans cette perspective, le CESER, fort logiquement, demande que les conseils de développement soient associés à la mise en oeuvre des contrats métropolitains.

 

Nous partageons, bien sûr, ces préoccupations et cʼest précisément pourquoi nous nous inquiétons de la disposition de la loi NOTRE qui permet aux métropoles de ne pas appliquer les futurs schémas régionaux relatifs à lʼaménagement du territoire au sens large dʼune part, à lʼéconomie dʼautre part, si ceux-ci ne leur conviennent pas.

 

Cette disposition de la loi NOTRE laisse entrevoir le risque dʼun morcellement de la Bretagne. Nous ne lʼacceptons pas.

 

 

Explication de vote de Christian Guyonvarcʼh : nous voterons pour ce bordereau car la Région est au rendez-vous de lʼéquité. Elle met à peu près la même somme pour aider Brest et Rennes. Néanmoins, notre groupe tenait à signaler dans lʼassemblée que ce nʼest pas le cas de tous les acteurs. LʼEtat, notamment, consacre une enveloppe trois fois plus importante à Rennes quʼà Brest.  

Position de l'UDB sur la convention spécifique sur les langues de Bretagne

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Conseil régional de Bretagne

Session plénière des 15 et 16 octobre 2015

Intervention de Naig Le Gars

 

Cette convention spécifique, tant attendue, est présentée in extremis lors de notre dernière session de la mandature, est assez loin dʼêtre conforme à nos espérances, même si nous souscrivons pleinement au préambule du texte. Le premier point est logiquement consacré à lʼenseignement, et nʼapporte pas grand chose par rapport à lʼexistant, si ce nʼest quʼil aurait pu lʼaggraver, avec la question des seuils (qui nʼétait jusquʼici quʼune règle interne et non écrite au sein de lʼacadémie de Rennes). Heureusement, elle a fait lʼobjet dʼun amendement grâce auquel le nombre de 15 enfants nʼapparait plus dans la convention. Le cas échéant, cʼétait clairement un cassus belli car cela signifiait un coup dʼarrêt à beaucoup de projets dʼouverture et donc au développement de lʼenseignement bilingue. Maintenant, il ne faudrait pas que cette règle revienne par en-dessous, suivant les endroits et les personnes en responsabilités. On lʼa vu pour lʼouverture dʼune classe à Liffré qui a été très difficile malgré le nombre conséquent dʼenfants inscrits. Récemment encore, la DASEN (inspectrice dʼacadémie) a dressé une circulaire, conditionnant les ouvertures de filières à lʼinscription de 18 à 20 enfants de 2 ans révolus ou du moins de 15 enfants de plus de 3 ans.

 

Au-delà de cette question et de celle de la formation des enseignants dont votre amendement, Monsieur le président, a heureusement relevé le nombre, cʼest la philosophie et le mode de gouvernance de cette convention – et singulièrement sʼagissant de lʼenseignement – qui nous dérange.

 

En effet, cʼest toujours lʼEtat et ses services qui dirige la manoeuvre, fixe ses objectifs, et surtout ses limites. Pourquoi ne peut-on pas obtenir un plan de développement de lʼenseignement du breton et du gallo, comme cela se passe au Pays basque, en Corse et en Alsace, où les effectifs de scolaires bilingues dépassent les 30 % quand nous sommes à espérer les 20000 élèves que nous devions atteindre en 2010 ? (rappelons que la Bretagne administrative scolarise 735000 élèves, tous niveaux confondus, sans compter la Loire-Atlantique dont il est fait peu mention dans ce document).

 

Or, ici, la Région se trouve ravalée à assurer la plus-value de lʼenseignement de nos langues par des dispositifs (très positifs), quʼil lui faut financer. Quant à lʼOffice public de la langue bretonne, qui devrait être lʼopérateur et le maître dʼoeuvre de la carte scolaire (à lʼinstar de lʼoffice de la langue basque), se voit réduit à un rôle de préparateur en amont des projets dʼouvertures des sites, en fonction des demandes et non de lʼoffre quʼil faudrait généraliser, au-delà de lʼinformation des familles, dont il est fait état dans le document ce qui est malgré tout une avancée.

 

De fait, la même politique est poursuivie par le Rectorat. Les options vont disparaître au collège avec la réforme – et le recteur est bien placé pour le savoir –, il ne restera donc quʼun éventuel enseignement de complément en concurrence avec les autres disciplines. La question des places manquantes est la marotte du Rectorat, dans un soucis de rentabilité, qui ne peut sʼappliquer pour lʼenseignement bilingue du fait du surtravail quʼengendre les classes à multiples niveaux, et de la politique des pôles qui provoque une saturation dans certains collèges. Et je parle dʼexpérience.

 

En outre, cette politique, de type pyramidale, conduit à limiter le nombre de sites alors quʼil faudrait commencer par la base : ouvrir des écoles puis des classes en collège.

 

Au bilan pour cette partie cruciale de la transmission de la langue, on est loin du compte et de lʼambition nécessaire malgré quelques avancées et la bonne volonté de la Région. La rentrée scolaire de septembre 2016 sera un premier test en espérant quʼelle soit moins catastrophique que celle de 2015, et que les rentrées maussades qui lʼont précédée.

 

Pour les autres chapitres de la convention, je ne mʼétendrais pas car il sʼagit pour une grande part de reprises de lʼexistant et/ou de sujets dont nous avons déjà débattus, voire des voeux pieux sans calendrier ni chiffrage... En tout état de causes, le modèle à atteindre est contenu dans les 14 propositions du collectif Aiʼta. Elles sont à la fois réalistes et concevables pour peu que lʼon sʼen donne les moyens, et surtout que lʼEtat central, qui décidément ne lâche rien, nous les accorde.   

  

Acquisition de 52 ha de PSA: l'avis de Christian Guyonvarc'h

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Conseil régional de Bretagne

session des 15 et 16 octobre 2015

 

Décision modificative n°3 au budget 2015

 

Programme 226

intervention de Christian Guyonvarc'h

au nom du groupe UDB, autonomie et écologie

 

Monsieur le Président,

Chères/Chers collègues,

 

L'intervention de la Région Bretagne sur ce dossier, en se portant acquéreur de 52 ha propriété d'un groupe industriel international, est inhabituel et pour tout dire exceptionnel.

 

Cette intervention est légitime au regard des enjeux pour l'économie et l'emploi en Bretagne. La comparaison est faite avec l'engagement dans le développement du port de Brest à hauteur de 134 millions €. Mais comparaison n'est pas raison car le port de Brest, propriété de la Région depuis 2008, relève des compétences obligatoires de notre collectivité. Tel n'est pas le cas ici. Pour autant, le rapprochement entre les deux situations n'est pas non plus dénué de sens car en dépensant aujourd'hui 15 millions € sur le site de La Janais à Chartres-de-Bretagne, entre l'acquisition du foncier et les coûts de déconstruction et de dépollution, la Région veut:

 

  • premièrement, maintenir en Bretagne une filière industrielle automobile, étant entendu que le site de production de PSA à La Janais, qui emploie encore 4.500 personnes (même si 1.000 d'entre elles sont détachées sur d'autres sites), fait aussi travailler des sous-traitants dans le bassin rennais et au-delà,

  • deuxièmement, mettre à profit cette acquisition de foncier pour y créer un pôle industriel dédié à la mobilité décarbonée.

 

Les enjeux sont à l'échelle de la Bretagne. A ce titre l'intervention de la Région est justifiée. Cette intervention peut aussi s'appuyer sur le chef de filat parmi les collectivités qui est reconnu à la Région en matière d'économie dans la loi NOTRe.

 

Nous ne cacherons pas que le contexte dans lequel cette opération intervient nous interpelle à plusieurs titres:

 

  • il y a d'abord les pressions que le groupe PSA exerce auprès des collectivités où se trouvent ses sites de production en France pour qu'elles lui achètent le foncier dont l'entreprise veut se séparer afin d'obtenir rapidement du cash, un achat qui apparaît clairement comme une condition du maintien d'un plan de charges sur ces sites dans les prochaines années. Cette situation intervient alors même que l'Etat est monté en 2014 au capital de PSA, à hauteur de 14%, en même temps et au même niveau que le chinois Dong Feng.

  • autre motif d'interrogation: la différence entre le prix d'achat au mètre carré que PSA applique à la Région et celui auquel Citroën en son temps a pu acquérir ce foncier auprès de la commune de Chartres-de-Bretagne. L'inflation ne suffit pas à justifier cette distorsion,

  • en outre, nous reste en travers de la gorge l'assujettissement de cette acquisition de foncier à la TVA. Notre collectivité va donc, dans cette opération, alimenter les caisses de l'Etat, totalement absent du dossier par ailleurs si ce n'est qu'il participe dorénavant au capital de PSA. Il nous reste à espérer que ce versement de TVA sera suivi d'un reversement de FCTVA (nous voudrions obtenir des garanties à ce sujet), mais quand bien même cela se fera-t-il, le bilan net entre TVA et FCTVA sera négatif pour la Région. Ce n'est pas acceptable, étant donné que les risques quant à la commercialisation de ce foncier sont intégralement pris par les collectivités. C'est même, pour tout dire, assez immoral et révélateur de la nature des relations entre l'Etat et les collectivités en France.

 

L'équation du dossier de La Janais est complexe, nous en convenons, et la Région (comme les collectivités locales) doit composer avec des paramètres qu'elle ne maîtrise pas. Nous allons donc en tenir compte.

 

Dans le souci de l'emploi nous voterons pour cette inscription de 15 millions €. Mais nous assortirons ce vote favorable d'une exigence: si nous pouvons entendre que la Région partage avec Rennes Métropole le coût du déficit d'aménagement prévisionnel du foncier qu'elle va acheter avant de le revendre à la collectivité locale après déconstruction et dépollution des parkings correspondant à ce foncier, nous demandons :

  • que la Région soit directement partie prenante d'un comité de suivi de l'aménagement et des conditions de revente de ces 52 ha,

  • que la contribution financière nette de la Région soit réinterrogée au regard du bilan financier de l'aménagement du foncier. Si le bilan financier devait s'avérer en définitive moins négatif que prévu, voire positif, il faudra que la Région puisse en bénéficier au même titre que Rennes Métropole.

 

Une dernière session plénière pour le mandat régional.

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 Conseil régional de Bretagne administrative

Session des 15 et 16 octobre 2015

Groupe UDB – Autonomie et Ecologie

Intervention de politique générale de Herri Gourmelen

 

 

Monsieur le Président, chers collègues,

 

Au nom de notre groupe, Monsieur le Président, je veux tout dʼabord rendre hommage à la façon dont vous avez présidé notre Assemblée durant les trois années et demie écoulées. Votre sens de lʼécoute et votre respect des sensibilités et des personnes nʼa jamais été pris en défaut. Nous estimions le rapporteur général du budget, nous estimons tout autant le Président dont le nom restera lié à la Lettre à la Bretagne, prônant notamment la création dʼune Assemblée unique, ainsi quʼà un engagement sans faille en faveur dʼune authentique régionalisation. Je veux insister sur ce sujet essentiel non seulement pour les militants de lʼautonomie régionale que nous sommes mais pour tous les citoyens soucieux de démocratie et dʼefficacité, plus que jamais nécessaires en ces temps de défiance vis-à-vis du monde politique et des institutions. Le parti politique qui profite de ce climat de peur et de rejet et qui pourrait faire son entrée au Conseil régional dʼune Bretagne jusquʼici préservée, le Front National, est aussi le plus anti-breton, le plus viscéralement attaché au centralisme étatique qui permet les dérives autoritaires.

 

Depuis lʼentrée dʼélus UDB, en 2004, au Conseil régional de Bretagne administrative, toute leur action a été tournée vers cet objectif: renforcer le pouvoir de décision de notre Assemblée pour une Bretagne plus forte et plus solidaire. Faute dʼun vrai pouvoir de décision, elle est empêchée dʼutiliser pleinement les formidables atouts que lui donnent son ouverture sur le monde entier par la mer en même temps que la force collective de son identité culturelle, affirmation tranquille et sereine dʼune particularité qui contribue à la richesse du monde. Mais le pouvoir de décision implique des moyens, or, et notre collègue Kristian Guyonvarcʼh, comme vous-même Monsieur le Président, lʼa à plusieurs reprises démontré, la Bretagne subit une triple peine, car à la perte dʼautonomie fiscale et à la baisse des dotations de lʼ Etat qui touchent toutes les régions, sʼajoute le fait que nous sommes celle qui déjà recevait la dotation par habitant la plus faible. Comme tous ici, nous avons noté le cri dʼalarme de la Cour des Comptes qui sʼinquiète de la très forte baisse des investissements des collectivités. A cet égard, la Région Bretagne fait figure dʼheureuse exception, grâce à lʼexcellence de sa gestion. Merci à ceux qui en ont eu la responsabilité.

 

Ce que nous voulons pour nous-mêmes, nous le voulons aussi pour les autres. Une République décentralisée, reconnaissant le droit à la différence, nʼen sera pas moins République, elle sera seulement plus juste, plus proche, plus efficace. En 2012, lʼespoir de voir la décentralisation, mère des réformes selon lʼexpression du candidat Hollande, aller vers une régionalisation différenciée était permis. Et, dans la conclusion de notre intervention du 15 avril 2010 nous disions quʼau-delà de la nécessité de faire échec au projet de réforme de Nicolas Sarkozy, lʼenjeu pour nous était de négocier avec lʼ Etat un statut particulier pour la Bretagne. Aussi, lorsquʼen 2012, nous avons réintégré la majorité à la suite du vote du budget - budget anti-crise pour reprendre votre expression dʼalors - nous avons demandé et obtenu de votre prédécesseur, puis de vous-même, la mise en place dʼun groupe de travail destiné à élaborer un projet breton dans le cadre du débat sur la décentralisation. La remarquable contribution de 60 pages qui en a résulté - merci aux élus, au services de la Région, en particulier à celui qui en assuré la coordination – a été voté le 21 mars 2013, lors dʼune séance plénière spéciale, par tous les groupes sauf celui de la droite et du centre. Au nom de mon groupe, jʼai déclaré ceci: «  Cette contribution nʼest certes pas le projet fédéraliste de lʼ UDB qui implique de régionaliser non seulement lʼaction publique mais lʼaction politique elle-même. Pour autant, nous la soutenons parce quʼelle prend en compte largement les réalités et les spécificités bretonnes ». Jʼajoute, aujourdʼhui, en déplorant que la voix de la Bretagne nʼait pas été entendue, que cette contribution restera comme lʼexpression de la volonté de la majorité sortante et des écologistes de voir la Bretagne dotée des compétences et des moyens dʼun authentique pouvoir régional, à défaut du statut spécifique que son histoire, sa géographie, son économie, sa culture justifient. Souhaitons que cette volonté soit aussi largement partagée dans la prochaine Assemblée ..!

 

Mais, même avec des moyens limités les majorités en place depuis 11 ans ont bien oeuvré, rendant plus fortes et plus cohérentes les politiques de la Région, renforçant la cohésion sociale, générationnelle et territoriale de la Bretagne. Nous nous y sommes investis depuis 2004. Dans le domaine des missions non obligatoires, citons la politique culturelle et linguistique avec la création du Conseil culturel, instance unique en son genre en France, et lʼofficialisation de lʼ Office de la langue bretonne. Certes, les objectifs en matière de scolarisation bilingue et de décentralisation culturelle ne sont pas entièrement atteints - il sʼen faut ! Cela nʼest pas de notre fait, mais de la responsabilité de lʼ Etat. De même, sʼagissant de la Réunification, malgré les voeux répétés de notre Assemblée et les manifestations de masse dans la capitale historique du pays. Lʼoccasion manquée a provoqué une amertume et une colère justifiée.

Citons encore dans les domaines dʼintervention non obligatoires, les aides à la production de logements sociaux et pour les jeunes travailleurs, aux programmes dʼhabitat innovants, à la rénovation thermique - les initiatives en matière de prévention santé - la définition dʼune politique globale de la jeunesse - le lancement dʼune politique de solidarité internationale.

Le volontarisme politique des majorités de gauche sʼest autant clairement manifesté dans le champ des compétences obligatoires, à commencer par la remarquable amélioration qualitative et tarifaire dans le transport ferroviaire, mais aussi la rénovation des bâtiments dʼenseignement secondaire, la construction du nouveau lycée maritime de Saint-Malo et celle programmée du lycée de Liffré et de celui de Ploërmel si la droite ne saborde pas le projet. Dans le domaine maritime notons la politique innovante de « gestion intégrée des zones côtières », la structuration des filières pêches, algues et aquaculture, le vaste chantier du port de Brest autour des énergies marines... Citons encore la patiente reconquête de la qualité des eaux et la maîtrise du foncier, deux éléments clé du développement futur de la Région.

 

La Bretagne, nous lʼavons souvent répété ici bien des fois, avec dʼautres, est confrontée à la crise de son modèle économique, singulièrement de son modèle agro-alimentaire. Cette crise a engendré le mouvement des Bonnets Rouges même si le déclencheur en a été lʼécotaxe. Nous avons pour notre part participé aux manifestations aux côtés des travailleurs, premières victimes du système productiviste libéral défendu par certains leaders du mouvement, ennemis de toute éco-conditionnalité. Nous sommes convaincus que la réponse à la crise nʼest pas dans les volumes mais dans la qualité. Et, si nous approuvons les infléchissements de la politique régionale en la matière - et la gestion directe des Fonds européens doit nous y aider - nous pensons que lʼinflexion nʼest pas assez forte. Nous nʼavions dʼailleurs pas voté la Nouvelle Alliance Agricole.

 

Lʼaccompagnement de la mutation du « modèle breton » sera lʼune des tâches majeures de la future Assemblée, avec la défense de notre identité, car comme le disait le président de Produit en Bretagne lors de lʼinauguration de lʼexposition de lʼorganisation dans les locaux de la Région: aujourdʼhui, pour exister sur la scène de la concurrence mondialisée il faut être différent.

 

Je vous remercie.

Christian Guyonvarc'h : "Pourquoi je soutiens la liste « Oui la Bretagne »"

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Communiqué de presse
Gwipavaz / Guipavas, le 14 septembre 2015

 

Quelques élus de sensibilité régionaliste, dont certains sont issus de l'UDB, se sont réunis à Pontivy le 12 septembre pour lancer un appel à la candidature de Jean-Yves Le Drian. Ces femmes et ces hommes sont des militants culturels et pour plusieurs d'entre eux des élus pour qui la diffusion et la transmission d'une identité bretonne à la fois enracinée et ouverte sur le monde sont l'engagement d'une vie. La sincérité de leurs convictions ne saurait être mise en cause. Par ailleurs, je partage leur préoccupation que les avancées, aussi insuffisantes soient-elles, obtenues de haute lutte depuis que la gauche a pris les rênes de la Région en 2004 ne soient pas dilapidées. Pour autant, l'analyse que je fais de la situation politique en Bretagne et en France me conduit à prendre un autre chemin que le leur et à m'engager en faveur de la liste « Oui la Bretagne », qui réunit le Mouvement Bretagne Progrès et l'Union Démocratique Bretonne et que conduira Christian Troadec.

Elu en 2014 au conseil municipal de Guipavas (adjoint aux finances dans une commune fortement endettée depuis 2012) et au conseil de Brest Métropole (vice-président à l'urbanisme réglementaire et commercial), je quitterai le Conseil régional de Bretagne après le scrutin de décembre, au terme de deux mandats au cours desquels j'aurai exercé la vice-présidence aux affaires européennes et internationales entre 2004 et 2010 et la responsabilité de rapporteur général du budget à partir de 2012. Mon retrait du Conseil régional me permet de prendre du recul par rapport aux enjeux des élections de décembre.

 

Ici, dans ce territoire si fortement marqué par la géographie et la culture, l'enjeu majeur des prochaines régionales est de changer radicalement le rapport de force politique avec Paris, changer en faveur d'une Bretagne plus forte dans sa capacité à décider et à agir. Cela ne peut s'obtenir qu'en mettant la liste « Oui la Bretagne » au-dessus du seuil des 10% au soir du premier tour. C'est ce à quoi j'appelle les Bretonnes et les Bretons qui croient à la nécessité d'une Bretagne plus responsable et solidaire.

Je suis arrivé à cette conclusion en constatant le fossé qui sépare les prises de position de la majorité régionale sortante (et j'en suis) en faveur d'une Bretagne renforcée dans sa capacité à agir, qui se sont notamment illustrées dans la remarquable « Lettre aux Bretons » de Pierrick Massiot, et la réponse que François Hollande et ses gouvernements successifs ont choisi d'y apporter. Une analyse clinique des actes politiques du pouvoir parisien permet de mesurer ce fossé. On retiendra notamment :

  • la méthode bonapartiste qui a consisté à imposer des mégarégions, déconnectées des réalités humaines, avec pour conséquence première de conforter les départements alors même que Manuel Valls, dans son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale en avril 2014, annonçait leur suppression à horizon 2021. Comprenne qui pourra...
  • le refus d'examiner le projet d'une Assemblée unique de Bretagne et de réunifier la Bretagne ou ne serait-ce que d'autoriser une consultation de la population de Loire-Atlantique, un refus d'autant moins acceptable qu'il contraste avec le redécoupage autoritaire en cours des intercommunalités sous la férule des préfets,
  • le maintien d'une situation inégalitaire dans la répartition des dotations que l'Etat attribue aux régions alors même que la part de la DGF (dotation globale de fonctionnement) qui fait l'objet d'une péréquation nationale n'est aujourd'hui que de 3,7% dans le cas des régions contre 12% pour les départements et 25% pour les communes et intercommunalités,
  • une baisse globale des dotations de l'Etat d'ici 2017 qui se traduira pour les régions, en raison de l'extinction de leur autonomie fiscale depuis quinze ans et contrairement à la situation des autres niveaux de collectivités, par une baisse nette de leurs recettes de fonctionnement (évaluée à 900 millions € par l'Association des Régions de France),
  • une recentralisation rampante qui vient fracasser l'action des conseils régionaux. Ainsi en est-il de la libéralisation du transport de voyageurs par autocar au-dessus de 100 km qui s'est faite sans tenir compte de l'impact de cette mesure sur l'équilibre économique des TER pour lesquels les régions ont dépensé près de 40 milliards € depuis le début des années 2000. Cette disposition de la loi Macron a été votée alors même que la loi NOTRe est censée renforcer les prérogatives des conseils régionaux dans le transport de voyageurs. Voilà bien une politique de gribouille.

L'échec de la réforme territoriale, que François Hollande présentait comme « la mère des réformes » plusieurs mois encore après son élection (mais que Jean-Marc Ayrault allait démentir en mars 2013 en coupant court à l'ambition d'un « acte 3 » de la décentralisation), intervient alors même que la Bretagne n'avait jamais été aussi fortement représentée au gouvernement depuis le septennat de Valéry Giscard d'Estaing. Comment ne pas en tenir compte au moment de renouveler le Conseil régional de Bretagne ?

 

Mon engagement en faveur de la liste « Oui la Bretagne » n'est pas le choix d'une personnalité contre une autre. La personnalisation à outrance de la vie politique est une défaite de la pensée. Elle est aussi une réminiscence des temps anciens où la soumission au chef ne se discutait pas. Cela n'a jamais été le sens de mon engagement dans la vie publique. Ni marionnettiste ni pantin. En 2015, dans une démocratie moderne, mobiliser l'intelligence collective est la seule réponse adaptée aux défis d'un monde globalisé pour le meilleur comme pour le pire.

 

Si je m'engage en faveur de la liste « Oui la Bretagne », c'est parce que la Bretagne ne peut plus se contenter d'incantations quand elle se compare aux grandes régions d'Allemagne, de Grande-Bretagne, d'Italie ou d'Espagne qui disposent d'un pouvoir législatif et réglementaire et d'un budget par habitant de 10 à 30 fois supérieur au nôtre. Il est temps de changer notre situation, il est temps de sortir de la petite enfance de la régionalisation, il est temps de grandir, pas dans 20 ans, pas dans 10 ans, maintenant !

 

Si je fais le choix de la liste « Oui la Bretagne » au premier tour des régionales, je dis tout aussi clairement que je souhaite le rassemblement des forces de progrès au second tour, sur la base d'une représentation de chaque force qui respectera le choix que les électeurs auront fait au premier tour. Car une victoire de la droite, toujours dominée par la personnalité d'un Nicolas Sarkozy au bilan calamiteux en matière de régionalisation, n'offrirait comme seule perspective en Bretagne qu'une remise en cause des politiques innovantes que la Région a mises en place depuis 2004. En outre, ceux qui, à gauche, feraient obstacle au rassemblement du second tour prendraient une lourde responsabilité en vue des échéances présidentielle et législatives de 2017. A cet égard je déplore les déclarations à l'emporte-pièce qui, en ostracisant l'allié potentiel du second tour, ne font que le jeu de la droite et, pire, de l'extrême droite. Caricaturer le concurrent ne fait que révéler la faiblesse de ses propres arguments. Respecter les Bretonnes et les Bretons, c'est fonder son discours sur le projet que l'on porte pour la Bretagne. Alors, mesdames et messieurs les candidats, tournez le dos aux invectives et venez-en au débat.

Christian GUYONVARC'H
conseiller régional de Bretagne, rapporteur général du budget
adjoint au maire de Guipavas, en charge des finances
vice-président de Brest Métropole, en charge de l'urbanisme réglementaire et commercial


Quelle sera la place des régionalistes lors des élections régionales

Kristian Guyonvarc'h, invité de Tébéo, vendredi 11 septembre 2015

http://www.tebeo.bzh/replay/135-tant-pis-si-ca-pince/7722435

Agri-agro: la nécessaire métamorphose

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L’aide d’urgence aux agriculteurs en détresse, une obligation de solidarité. L’appel à la responsabilité des abatteurs, des transformateurs et de la grande distribution pour faire remonter les prix, une évidente nécessité.
 
Mais si, comme il est dit, nous sommes face à un nouveau changement structurel - avec comme à chaque fois la disparition programmée des plus faibles – alors les mesures de court et moyen terme ne suffisent pas. En Bretagne, singulièrement, une métamorphose de notre système agri-agro est incontournable. Aussi, les élus de l’UDB ont-ils soutenu au Conseil régional, malgré les lenteurs et les insuffisances, toutes les mesures allant dans ce sens, telles celles en faveur de l’Agriculture écologiquement productive, car tant la conquête de nouveaux marchés extérieurs que la reconquête du marché intérieur, dans un contexte de concurrence mondialisée, passeront non par les volumes mais par la qualité.
 
Herri Gourmelen
président du groupe des élus UDB

Actions des élus régionaux de l'UDB - 2004-2015

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03-07-2015

Bilan (2004-20015) des élus du Groupe UDB - Autonomie et Écologie"

au Conseil régional de Bretagne à télécharger à cette adresse.

 

Pour une politique bretonne contractuelle

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18/06/2015

Conseil régional de Bretagne

Session du 18 juin 2015

Pour une politique bretonne contractuelle

Mona Bras

 

Monsieur le Président, Monsieur le vice-président, chers collègues,

 

nous le disions déjà lors de la session d’avril 2015, à l’occasion des onze premiers contrats de partenariat, pour les élus UDB, la trilogie Europe-Région-Pays dans laquelle s’inscrivent des contrats, est chère à l’idée que nous avons d’une Europe des peuples et des Régions.

Lenn muioc'h :Pour une politique bretonne contractuelle

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Guyonvarc'h Kristian

#Presidentielle2017 Ce matin sur France 2 Jean Lassalle annonçait qu'il avait donné son parrainage à Philippe Poutou. 2 hommes authentiques.

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