Fédération UDB Finistère / Kevredad UDB Penn-ar-Bed

Fédération UDB Finistère

http://finistere.udb.bzh

Kevredad UDB Penn-ar-Bed

http://penn-ar-bed.udb.bzh

 

Nous contacter • Mont e darempred ganeomp

12 rue des Reguaires 29000 Quimper

  

Responsables fédéraux Responsables des sections

Responsable fédéral : Bernard Le Mao

Secrétaire fédéral : Christian Pierre

Secrétaire fédéral adjoint : Jakez Castrec

Trésorier fédéral : Philippe Cousin

Responsable du blog fédéral: Florence Dherve

Responsable Presse : Jean-Claude Le Gouaille

Pays de Brest - Bas Léon. Tanguy Kermorgant (resp.). Youenn Le Lay. Alain Kervern

Pays de Concarneau. Pierre Le Rest (resp.). Jakez Louer. Sylvie Le Du.

Pays de Douarnenez - Le Cap-Sizun. Bertrand Vaidie

Centre Bretagne Ouest - Kreiz Breizh. Raymond Géléoc

Pays de Landerneau.

Pays de Morlaix - Haut Léon.

Pays de Quimper - Pays bigouden. Bernard Le Mao et Naig Le Gars.

Pays de Quimperlé.

  


 

La fédération du Finistère de l’UDB demande le maintien des contrats aidés pour la rentrée de septembre

AddThis Social Bookmark Button

 

La suppression des contrats aidés fragilisera de nombreuses associations qui ne pourront pas maintenir leurs activités et devront se séparer des personnes concernées par ces contrats. Une telle situation sera, également, désastreuse pour la gestion quotidienne des services publics et, en particulier, pour le bon déroulement de la rentrée scolaire, notamment dans les écoles Diwan. Les emplois aidés sont, en effet, devenus indispensables pour assurer la mise en oeuvre des activités périscolaires, l'accompagnement des enfants en situation de handicap, l'entretien des locaux, etc…

 

Même si les contrats aidés ne sont qu’une réponse partielle et perfectible au problème du chômage, l’UDB dénonce cette attaque libérale, et strictement comptable qui supprime de nombreux emplois dans les services publics et met en péril des associations. L'UDB dénonce également la méthode technocratique d'un pouvoir centralisé incapable d'envisager les conséquences de ses décisions. L’UDB appelle à participer au rassemblement de Quimper ce samedi 2 septembre à 10 h 30 place de la Résistance et demande solennellement au Gouvernement de maintenir les contrats aidés pour la rentrée de septembre et de les pérenniser par un véritable statut.

2ème tour de la présidentielle, voter Macron pour éviter le pire

AddThis Social Bookmark Button



A observer les échanges sur les réseaux sociaux, l'on peut craindre qu'une fraction importante de l'électorat de gauche ne choisisse l'abstention au second tour.

 

Certes, il est vrai que le programme d'Emmanuel Macron comprend des mesures que l'UDB refuse, comme la poursuite de la réduction des concours financiers aux collectivités territoriales ou la réforme du code du travail par ordonnances. Il manque aussi d'ambition face au défi de l'environnement. Mais Marine Le Pen, quant à elle, veut supprimer les régions, donc la Bretagne, pour renforcer le centralisme jacobin.

 

Par ailleurs, l'élection de Marine Le Pen ouvrirait la voie à une désintégration de l'Europe qui rendrait possible le retour des guerres qui, rappelons-le, ont fait des dizaines de millions de morts au 20ème siècle. Cela, aucun démocrate ne peut l'accepter.

 

Voter Macron le 7 mai, ce n'est pas lui donner un chèque en blanc, c'est la seule façon d'éviter le pire pour notre société, nos libertés.

 

On ne peut hésiter entre un démocrate et une candidate nationaliste et xénophobe. Nous devons retenir la leçon des élections américaines où le pire est arrivé, faute de mobilisation des démocrates. S'abstenir ou voter blanc, c'est donner à Marine Le Pen une chance d'être élue.

 

Pour toutes ces raisons , L'UDB appelle les Bretonnes et les Bretons à voter pour Emmanuel Macron sans hésitation.

 

Pour la section UDB du pays de Brest

 

Bernard LE BARS, secrétaire.


Proposition de loi d’Annie Le Houérou sur les langues régionales : une manœuvre électorale

AddThis Social Bookmark Button

 

 

Ce mardi 31 janvier 63 députés ont voté les trois derniers articles de la proposition de loi sur les langues régionales d’Annie Le Houérou.

 

Un vote absurde puisque ce texte adopté moins d’un mois avant la clôture de la session parlementaire n’a aucune chance de faire la navette Assemblée-Sénat. Pourquoi ne pas avoir proposé ce texte en 2012 au début de la législature ?

 

A lʼapproche des élections législatives comment de pas penser à une manœuvre électorale. Le refus par le parti socialiste de ratifier la charte Européenne des langues régionales et minoritaires a déjà démontré quʼil ne faut rien espérer de Paris. Nous attendons en revanche de véritables progrès de la part des collectivités locales bretonnes.

 

En centre Bretagne nous attendons toujours le respect de l’engagement pris, par Alain Guéguen, suppléant d’Annie Le Houérou  pour les prochaines législatives, de faire signer la charte « Ya ! d’ar brezhoneg » par la commune de Plouguernével… et que dire de la CCKB, lors de la cérémonie des vœux, le président, Jean-Yves Philippe, n’a pas une seule fois évoqué l’avenir de la langue bretonne…

 

Nous demandons des actes sur le terrain pas des effets de manche à l’Assemblée Nationale.

 

Pour l’UDB Kreiz Breizh : Hervé Le Gall

Fédération UDB du Finistère : Pays de Cornouaille ou le bal des hypocrites

AddThis Social Bookmark Button

 

 

Nous réagissons sur le débat à propos de la décision de la communauté de communes de Pleyben-Chateaulin-Porzay (par ailleurs peu pertinente du point de vue territorial... et géographique!) d'adhérer au Pays de Brest, et souhaitons une réflexion sur le territoire de la Cornouaille.


- Tout d'abord, en constatant que le Pays de Cornouaille n'existe pas, ou plutôt n'existe plus. En effet, comme il est mentionné sur son site :« Début 2011, les missions, actions et collaborateurs du Pays de Cornouaille ont été intégrés à Quimper Cornouaille Développement », agence de développement économique et d'urbanisme (!). Des lors, il était clair que cette nouvelle structure était prioritairement dévolue à l'agglomération de Kemper, dont plus on s'en éloignait, moins on était concerné, notamment en terme de financements et de projets (un seul exemple : l'abattoir de Pont-Croix, dont ne s'est guère soucié QCD).


- Il est donc curieux de reprocher le manque de vision de son actuel Président, Ludovic Jolivet - dont il est effectivement dépourvu -, quand la précédente majorité a déconstruit le Pays de Cornouaille, et dont certains anciens responsables s'offusquent aujourd'hui de son «délitement».


L'UDB propose la formation d'un nouveau périmètre, en cohérence avec le bassin de vie, et recouvrant la Cornouaille maritime. Ce projet d'agglomération, pourrait regrouper plusieurs EPCI (Établissements Publics de Coopération Intercommunale) : outre le Pays Glazik à partir de cette année, l'agglomération devrait intégrer le pays fouesnantais, voire ceux de de Douarnenez et du Cap Sizun, ou communes en étant membres, afin de former un territoire cohérent (de l'« hinterland» rural à la façade littorale), à l'instar d'autres EPCI en Bretagne administrative (Pays d'Auray, du Méné, de Broceliande...). Le Pays de Kemperle (pour une grande part) aurait quant à lui vocation à rejoindre le Pays de Lorient, dont il est plus proche en terme de bassin de vie et d'emploi.


Nous préconisons enfin une autre méthode que celle utilisée par les dirigeants, à marche forcée et sous la férule du préfet, au mépris des élus des petites communes -que l'on ne doit pas réduire à des figurants sans pouvoir -, et sans consultation des habitants. Bref, une démocratie territoriale.


Pour la fédération UDB Finistère, Naig Le Gars et Bernard Le Mao

 

 

SILL : avancer vers une prise en compte de l'emploi et de l'environnement

AddThis Social Bookmark Button

 


11/10/2016

 

Pour l’UDB du pays de Brest, le projet de la SILL est un cas d'école qui doit permettre à notre territoire d'avancer vers une prise en compte de l'emploi et de l'environnement de façon convergente. Il faut transformer cette difficulté en opportunité  et ce, à deux conditions.

 

- dans l'intérêt du territoire, de ses habitants et de l'emploi, il faut que tous les acteurs en mesure d'influencer le cours des choses sortent de la logique du bon et du méchant

 

- il faut trouver une solution équilibrée qui évite qu'il y ait un gagnant et un perdant. Le seul gagnant doit être l'intérêt général.

 

Il y a une nécessité économique pour le groupe SILL de construire une nouvelle tour de séchage de lait pour remplacer celle, vieillissante (mise en service en 1973), de Plouvien, une tour de séchage que la SILL n'a pas pu renouveler à Plouvien en raison de blocages liés à la loi Littoral, une loi postérieure (1986) à la construction de la tour de séchage existante. Le pays de Brest ne dispose pas dans l'immédiat d'une autre zone d'activité que celle de Lavallot nord à Guipavas pour répondre aux besoins fonciers de la SILL (au moins 10 ha). Ce manque de disponibilité en foncier industriel va même au-delà du pays de Brest puisque la SILL a recherché une implantation sur la zone du Vern à Landivisiau,

 

Les préoccupations des riverains de la ZAC de Lavallot nord (préservation de la source de Creac'h Burguy, préservation d'un cadre de vie et de la sécurité des riverains face à l'afflux de circulation, préservation de la valeur de leurs biens) sont des préoccupations légitimes, auxquelles les collectivités ont apporté des réponses concrètes : construction de l'usine sur pilotis et engagement à assurer le fonctionnement pérenne de la source ainsi que l'approvisionnement des riverains en eau potable, création d'une zone-tampon agricole de 4,5 ha entre la future extension de la ZAC et les premières maisons, interdiction de la voie communale 21 à la circulation sauf riverains. 

 

Pour la section UDB du pays de Brest

Gaëlle L’Amoulen, porte-parole

 

 

Projet d'usine de la SILL à Guipavas : la raison doit l'emporter sur des passions mal contrôlées

AddThis Social Bookmark Button

 

 


Au sujet du projet d'usine de la SILL à Guipavas, la section UDB du pays de Brest déplore les excès de langage, stigmatisants, voire menaçants, de certains acteurs plus ou moins proches du dossier. Il est plus que temps que la raison l'emporte sur des passions mal contrôlées.

 

Les premières implantations envisagées pour sa nouvelle usine de production de lait infantile à Plouvien, sur le site historique de la société, puis à Milizac, n’ayant pu s’effectuer, il était légitime que la SILL recherche un autre site dans le pays de Brest.

 

Brest métropole a proposé le site de la ZAC de Lavallot-Nord qui a l’avantage d’être immédiatement disponible. La ZAC de Lavallot-Nord est aujourd'hui la seule zone d'activités à vocation industrielle sur le territoire de Brest Métropole qui peut accueillir un projet comme celui de la SILL.

 

Près de 30 % des emplois en Bretagne dépendent de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire. L’avenir de la Bretagne est donc intimement lié au devenir de son agriculture et de la transformation des productions.

 

Les circuits courts et l’agriculture bio ont encore d’importantes marges de progression en Bretagne. Pour autant, la vocation exportatrice de l'agriculture bretonne, en particulier dans les filières animales, doit être confirmée, avec le souci d'appuyer les avantages concurrentiels sur la qualité plutôt que sur les prix les plus bas. Avec près de 2 millions d’ha de surface agricole utile sur les cinq départements, la Bretagne bénéficie d’un espace agricole incomparable permettant une agriculture diversifiée. Il y a place, à la fois, pour une agriculture de proximité, de type maraîchage, et une agriculture exportatrice de productions à forte valeur ajoutée comme le lait infantile.

 

Il est donc nécessaire que le projet de la SILL soit mené à son terme.

 

Il est tout aussi important que le projet soit mené en concertation avec les riverains dont les légitimes préoccupations (préserver le captage d’eau de la source de Creac'h Burguy, créer une zone-tampon entre les habitations et la ZAC de Lavallot-Nord sous la forme d'une trame verte, éviter la circulation de transit sur la voie communale 21) doivent être intégrées par Brest Métropole dans l'aménagement de la ZAC et la réalisation du projet de la SILL. Ces demandes des riverains sont, elles aussi, légitimes car elles relèvent du droit au respect d'un cadre de vie et du droit de l'environnement.

 

Pour la section UDB du pays de Brest

Gaëlle L’Amoulen

Porte parole

 

 

 

 

Discours de Christian Guyonvarc'h au départ de la marche de l'UDB Jeunes

AddThis Social Bookmark Button

Landerne / Landerneau, 17 juin 2016

 

Intervention de Christian Guyonvarc’h,

vice-président de Brest Métropole,

à l’occasion du départ de « An Tren war-droad 2 – Le train en marche 2 »

(marche entre Landerneau et Quimper

pour un service ferroviaire au service d’une Bretagne solidaire)

 

 

Les jeunes de l’UDB m’ont demandé d’intervenir pour vous dire le sens que je donne à la marche qu’ils vont effectuer durant 4 jours entre Landerneau et Quimper pour la modernisation des infrastructures et du service ferroviaires entre ces deux villes.

 

Je le fais avec beaucoup de plaisir. L’année dernière déjà j’étais à leurs côtés pour l’ultime étape de la première marche pour le train qu’ils avaient organisée entre Auray et Saint-Brieuc.

 

«Marcher pour le train » prend ici tout son sens car l’état d’abandon dans lequel les autorités compétentes (l’Etat et SNCF-Réseau) ont laissé la voie Landerneau-Quimper depuis des décennies fait que bientôt on aura plus vite fait de se déplacer à pied...

 

Avant de vous dire le sens que je donne à ma présence aujourd’hui je veux d’abord saluer la ténacité des usagers de la ligne Quimper-Brest, réunis dans l’association AssoTER 29, et celle des agents de la SNCF et de leurs organisations syndicales. Car, en dépit des vents contraires qui soufflaient depuis les centres de décision à Paris, les uns et les autres n’ont jamais lâché le morceau.

 

Et une première victoire semble à portée de main. Mon ancien collègue Gérard Lahellec, vice-président aux transports du Conseil régional, a annoncé, le 8 juin devant le comité d’Iroise, que la Région et le Conseil départemental du Finistère acceptaient d’ajouter à leurs contributions initiales 4 millions € supplémentaires, comme une avance sur la participation attendue de l’Etat, afin que les travaux de rénovation de la voie puissent commencer en décembre 2016 ou tout début 2017. Gérard Lahellec en a profité pour annoncer que l’objectif pour la Région était, je cite, de « passer au plus vite de 6 à 9 allers-retours quotidiens TER entre Brest et Quimper ».

La responsable de SNCF Réseau en Région Bretagne, Sophie Danet, a déclaré que les travaux, d’un coût global de 74 millions €, permettraient non seulement de rénover la plateforme de la voie mais aussi de rectifier certaines courbes et de créer à hauteur de Dirinon un secteur où deux trains pourront se croiser en vitesse de croisière.

 

Je vois donc la marche organisée par les jeunes de l’UDB comme une façon d’enfoncer le clou mais aussi d’appeler à la vigilance quant au respect des engagements.

 

 

 

Il faut sauvegarder la ligne Quimper-Brest et, au-delà même de la rénovation de la voie existante, se battre pour améliorer l’offre de transport. Ce combat citoyen est d’une importance majeure pour l’avenir de la Bretagne occidentale et pour la cohésion de la Bretagne tout entière.

 

J’ai eu l’occasion de le dire lors du dernier conseil de Brest Métropole qui s’est tenu le 29 avril. Ce jour-là les élus de Brest Métropole votaient une convention de financement pour une étape complémentaire au débat public sur le projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne – Pays de la Loire), un projet qui au stade actuel vise à financer des travaux complémentaires sur les lignes Brest-Rennes et Quimper-Rennes au-delà de 2017 mais aussi à construire une ligne à grande vitesse entre Rennes et Nantes.

 

Depuis deux ans l’organisation du débat public autour de ce projet LNOBPL se limite à deux problématiques :

 

  • en intervenant sur les axes Rennes-Brest et Rennes-Quimper, il s’agirait de réduire les temps de parcours entre l’ouest et l’est de la Bretagne afin de limiter le facteur déstabilisant pour le territoire breton de la mise en service de la LGV Le Mans-Rennes dont la conséquence première sera de mettre Rennes, dans un an, nettement plus près de Paris que de la pointe bretonne.

    Réduire les temps de parcours entre l’est et l’ouest de la Bretagne c’est nécessaire mais ce faisant, on reste dans une logique de déplacements qui consacre d’une certaine façon la prééminence économique et politique de Paris sur la France et de Rennes sur la Bretagne administrative,

  • 2ème problématique, et celle-la est nouvelle par rapport au projet Bretagne Grande Vitesse qui aboutira en 2017: en reliant Nantes et Rennes par une LGV qui serait connectée au Morbihan il s’agit de consacrer et de renforcer la dynamique économique et démographique dont profite depuis une quarantaine d’années la Bretagne orientale, autour d’un triangle Rennes-Nantes-Vannes.

 

Une question se pose : quelle place pour la Bretagne occidentale dans ce schéma-là?

Après l’entrée en service de la LGV Rennes-Le Mans à l’automne 2017, suffirait-il que les temps de parcours entre la pointe bretonne et Rennes soient réduits de 10 minutes, à l’horizon 2030 dans le meilleur des cas, pour que les intérêts de l’ouest breton soient bien pris en compte ?

 

L’amélioration des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper est un sujet qui a été jusqu’à présent totalement occulté dans la démarche LNOBPL. Cela démontre que les intérêts spécifiques de la Bretagne occidentale sont secondaires aux yeux des principaux décideurs que sont l’Etat et la SNCF.

 

Nous habitons pourtant un département de plus de 900 000 habitants, mais vu de Paris, les liaisons ferroviaires Brest-Quimper ne sont pas une priorité. Vu de Rennes non plus d’ailleurs, hélas, et je ne parle pas ici du siège de l’institution régionale qui est plutôt attentive au sujet.

Mais si Paris et Rennes ne se sentent pas concernés, nous ne sommes pas obligés de chausser les lunettes des autres.

 

Chacun connaît l’état de vétusté, de dégradation avancée de la voie unique, non électrifiée, qui relie Landerneau à Quimper. La qualité du service aux usagers s’est à ce point dégradée, le temps de parcours s’est à ce point allongé (il approche les 2 heures!) que la fréquentation y a logiquement baissé car la vocation de cette ligne n’est pas touristique. Les travaux de simple remise à niveau de cette voie unique auraient du se faire sous le contrat de plan précédent. Cela n’a pas été fait en temps et en heure en raison du manque d’enthousiasme de SNCF-Réseau (ex-RFF) et surtout de l’Etat, dont c’est pourtant la compétence. Gérard Lahellec nous a donc appris que les travaux de rénovation de la voie devraient commencer en 2017 mais l’état de vétusté est tel que ce sera au prix d’une fermeture complète de la ligne pendant 12 mois. Il faudra donc une politique commerciale très volontariste pour redonner de l’attractivité à cette ligne quand la réouverture se fera.

 

 

Au-delà de la rénovation de la voie unique existante entre Landerneau et Quimper je pense qu’il est indispensable d’intégrer la question des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper dans le débat et les études complémentaires du projet LNOBPL. Pour plusieurs raisons :

 

1) cela permettrait de travailler à doter la Bretagne d’une boucle ferroviaire complète, une boucle qui sortirait Brest comme Quimper de leur situation de terminus, de cul-de-sac ferroviaires. Cette boucle ferroviaire mettrait Brest, Quimper et les territoires proches en connexion directe avec toute la Bretagne sans avoir à passer par Rennes.

Le trafic dans les gares de Brest, Quimper et Landerneau y gagnerait beaucoup, ce qui contribuerait à rentabiliser l’investissement des collectivités territoriales dans la modernisation de ces gares pour en faire des pôles d’échanges multimodaux.

Les gares situées entre Landerneau et Quimper y gagneraient aussi de l’activité.

 

Créer cette boucle ferroviaire au service d’une Bretagne plus solidaire, c’est un des enjeux d’une amélioration des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper. Mais ce n’est pas le seul.

 

2) le 2ème enjeu en relation avec le premier, c’est celui de pouvoir se déplacer entre Bretagne nord et Bretagne sud autrement que par la route.

Pourquoi les Brestois devraient-ils être condamnés à prendre la route pour se déplacer vers la Bretagne sud ?

Pourquoi les Quimpérois devraient-ils être condamnés à prendre la route pour se déplacer vers la Bretagne nord ?

Autant de questions que les Rennais et les Nantais, eux, n’auront jamais à se poser, et cette situation privilégiée de cités vers lesquelles convergent la Bretagne nord et la Bretagne sud contribue évidemment à conforter Nantes et Rennes dans leurs fonctions de commandement économique et administratif au détriment de la Bretagne occidentale.

 

3) le 3ème enjeu c’est la saturation du réseau routier et ses conséquences.

Sans une offre ferroviaire dynamique sur la ligne Quimper-Landerneau, quelle réponse les collectivités du Finistère pourraient-elles apporter à la congestion prévisible de la RN 165 ? Doubler les voies routières? Construire de nouveaux ouvrages d’art ? Pour quel coût et à quel prix pour l’environnement et la qualité de vie ?

 

4) le 4ème enjeu, c’est celui de garantir la continuité du service ferroviaire en cas d’accident majeur sur un des axes Est-Ouest.

Personne n’a oublié qu’en janvier 2013 l’effondrement d’une falaise au-dessus de la gare de Morlaix a privé pendant plusieurs mois tout le nord-Finistère d’un accès normal au train à partir de Brest ou de Landerneau.

Garantir des liaisons ferroviaires de qualité entre Brest et Quimper, c’est donc aussi prémunir les Finistériens contre le risque, qui n’est pas théorique, de se retrouver dans une situation de quasi-insularité en cas d’accident majeur sur une des deux lignes Est-Ouest.

Et ce risque, il vaut pour les voyageurs comme pour le fret.

On a vécu cette situation de crise, on pourrait la revivre.

 

5) enfin, parce qu’il faut aussi penser à des échéances plus lointaines, si l’on veut que l’aéroport de Brest-Guipavas se voit conforté dans sa position de premier aéroport de la Bretagne administrative, avec une vocation internationale affirmée, alors il faudra penser à des connexions entre l’aéroport et le réseau ferroviaire.

Si ce n’est pas demain, ce sera après-demain.

Des liaisons ferroviaires de qualité entre Brest et Quimper, et via Quimper avec toute la Bretagne sud, serait un atout indéniable pour disposer en Bretagne occidentale d’un aéroport à vocation internationale qui éviterait à 2 millions de personnes au moins de passer systématiquement par Roissy, Orly, Lyon ou Nantes pour se déplacer en Europe et peut-être au-delà.

 

 

Voilà pourquoi je plaide pour que les territoires de l’ouest Bretagne et leurs représentants rappellent constamment et fortement l’importance des liaisons ferroviaires entre Brest et Quimper dans le cadre du débat sur les études complémentaires au projet LNOBPL et dans tous les échanges qu’ils pourront avoir avec les financeurs potentiels que sont l’Etat, SNCF-Réseau, la Région et les autres collectivités bretonnes.

 

UDB Concarneau : "Breton sauvage, vraiment ?" - Le breton au musée de Pont-Aven

AddThis Social Bookmark Button

 

01-05-2016

 

 

Breton sauvage, vraiment ? La section UDB Bro Konk s'est réjouie de la présence de la langue bretonne au musée de Pont-Aven... mercredi matin.

Une présence intrusive et éphémère, certes, puisqu'elle n'a duré que le temps d'un cours de breton "sauvage". Mais quelle leçon de civilisation et de citoyenneté de la part de l'enseignante moëlanaise et de sa joyeuse bande de trublions bretonnants ! Et la réponse qu'on leur a faite, au demeurant bien intentionnée, illustre bien l'injustice et l'incivilité avec lesquelles les pouvoirs publics s'opposent, en toute bonne conscience, à la langue bretonne depuis des décennies : loin d'aller de soi, sa présence dans un lieu culturel en Bretagne est, au contraire, considérée comme intrusive et illégitime tant qu'elle n'a pas été validée par un vote des élus locaux !

La direction du musée a-t-elle attendu l'aval de ces mêmes élus pour mettre à la disposition des visiteurs une signalétique et des explications en langue anglaise ? Pourtant, que l'on sache, l'anglais n'est pas non plus "la langue de la république" et représenterait même, bien plus que les langues régionales, une menace pour la suprématie de la langue française sur son territoire ! Alors, pourquoi deux poids deux mesures ?

La section UDB appelle donc une nouvelle fois les responsables de CCA à signer la charte "Ya d'ar Brezhoneg" et à garantir ainsi la présence et l'usage du breton dans tous les lieux publics sur la totalité de son territoire. C'est urgent car il y va de sa survie !

Et en attendant elle invite tous les défenseurs de la langue bretonne à venir soutenir les participants à la Redadeg le vendredi 6 mai : dès 7 heures du matin, à Trégunc sur la place de la mairie, où ils pourront partager un petit déjeuner avec les organisateurs, les militants de l'école Diwan et le bagad Konk Kerne ; ou dans la soirée, à partir de 21H, à Elliant.

 

Pour la section UDB Bro Konk / Concarneau

Le secrétaire

07 87 36 41 66

Facebook Youtube Twitter Google Plus Flick’R

Nos campagnes
Avec l'UDB


Mots-clefs