Nantes. Inauguration de la plaque "straed ar c'hastell"

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Je tiens à remercier toutes les personnes présentes, les représentants associatifs, Michel Beaupré, responsable fédéral de l’UDB, Aurelien Boulé, collaborateur du groupe UDB, Visant Roué de l’office public de la langue bretonne, les élus, Sonia Meziane, Catherine Choquet, Gildas Salaun..., Johanna Rolland (qui ne pouvait être avec nous) et Olivier Château adjoint au patrimoine qui a évoqué brillamment la place de nos langues comme patrimoine immatériel au sens de la convention de Faro.

 

En travaillant sur le plan de développement de la signalisation bilingue sur l'espace public nantais, je pensais : Qu'est ce que nous disent ces plaques de rue ?

 

Elles nous disent d'abord l'histoire de notre ville où le breton a toujours été parlé - de façon le plus souvent minoritaire, voire caché - mais toujours vivant. C'est le cas aujourd'hui avec le dynamisme des écoles bilingues, l’action des nombreuses associations culturelles fédérées par l'agence culturelle bretonne, le Centre culturel Yezhoù-ha-Sevenadur, Kentelioù an noz hag all…

 

Ces plaques de rue nous inscrivent aussi dans la norme européenne à l'exemple de Cardiff qui montre le visage apaisé d'une cité promouvant le bilinguisme gallois-anglais.

 

Elles nous disent aussi la singularité de notre Ville, capitale de la Bretagne, nous parle d'une part essentielle de son identité. La langue bretonne offre à Nantes une chance de se démarquer, de renforcer son attractivité et le caractère pittoresque et authentique de la ville, constituant un intérêt touristique supplémentaire pour Nantes.

 

Elles nous parlent de la richesse des langues et l'importance de la diversité linguistique et culturelle. Mais pour qu'une langue vive, il faut qu'on l'entende et qu'elle se voie dans l'espace public.

 

Pour finir, qu'est-ce qu'elle me disent ces plaques bilingues ?

 

Une avancée politique bien sûr, pour mes camarades de l'UDB, pour tous les militants de la langue bretonne.

 

Une émotion personnelle enfin. Je pense à mes années d'apprentissage du breton ici à Nantes, à mes enfants scolarisés dans les écoles, collèges et lycée Diwan. Je pense enfin à ce guide touristique bilingue français-breton sur Nantes auquel j’avais collaboré et qui préfigurait déjà une géographie originale de Nantes en cherchant à révéler son âme bretonne, âme damnée pour certains, symbolisée par cette phrase étrange inscrite au sommet de la tour Dobrée : "an dianav a rog ac'hanon/ L’inconnu me dévore".

 

A cette époque, je n'imaginais pas un jour comme celui-ci, une journée si importante pour Nantes et pour la Bretagne.

 

Trugarez deoc'h !

 

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