L'autonomie, rempart possible contre l'extrême-droite en Bretagne

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Alors que l'extrême-droite arriverait en tête dans la quasi-totalité des régions françaises au premier tour de l'élection présidentielle (selon le sondage Ipsos/Cevipof du 16 février dernier), la Bretagne, Loire-Atlantique incluse1, fait de la résistance: Marine Le Pen ne s'y qualifierait même pas pour le second tour. François Fillon n'en serait pas assuré non plus, car Benoît Hamon réaliserait justement son meilleur résultat en Bretagne.

 

Certes, les sondages doivent être pris avec prudence. Mais il faut souligner que la Bretagne s'inscrit à contre-courant de deux tendances fortes dans l'hexagone: l'installation d'un parti d'extrême-droite en tête des intentions de vote et le glissement général de l'électorat vers la droite.

 

Pour l'Union démocratique bretonne, il serait inacceptable que la Bretagne subisse un gouvernement d'extrême-droite ou de droite dure alors qu'elle voterait en grande majorité pour des candidats de gauche et du centre. Avec l'autonomie politique, c'est-à-dire avec un Parlement doté d'un pouvoir législatif et d'un budget propre, les Bretons seraient protégés des conséquences d'une prise de pouvoir par l'extrême-droite comme des ravages d'un thatchérisme à la française, tout en plaidant pour une nécessaire relance du projet européen autour d'objectifs de solidarité et de progrès écologique.

 

L'UDB appelle tous les progressistes de Bretagne à reconsidérer la question d'une autonomie de la Bretagne, sur le modèle des dévolutions galloise et écossaise. Installer des contre-pouvoirs au centralisme est d'une importance cruciale en cette période à hauts risques pour les principes démocratiques. Partout et de tout temps le centralisme a été l'instrument des dictatures.

 

Nil Caouissin

Mouezh-aotreet Unvaniezh Demokratel Breizh

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

1 Le sondage cité donne les chiffres pour la Bretagne administrative, à 4 départements, mais le résultat global des Pays-de-la-Loire comme la connaissance des scrutins passés incitent à penser que la Loire-Atlantique s'inscrit dans la même tendance que l'ensemble de la Bretagne.

Pour protéger notre économie, déclarons la Bretagne zone "hors CETA"

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La parlement européen a ratifié ce mercredi 15 février le CETA, un accord de libre échange entre l'UE et le Canada. L'Union démocratique bretonne rappelle son opposition à l'application de ce TAFTA bis qui accentuerait encore plus la libéralisation économique de nos sociétés, et risquerait d'entraîner de graves reculs sociaux, environnementaux et démocratiques.


Cet accord menace directement l'agriculture européenne de part la suppression des droits de douanes sur l'arrivée de milliers de tonne de viande canadienne. Si des avancées sont à noter grâce à la pression citoyenne, ayant fait reculer le risque d'une importation de produits carnés traités aux produits chimiques, il n'en reste pas moins que le volet environnemental de l'accord n'est pas contraignant. De fait il ne s'agit que de simples déclarations. Plus grave, les États, lorsqu'ils votent une loi réduisant les profits d’une entreprise de façon discriminante, pourront être attaqués devant un tribunal arbitral dont la composition pose toujours question.


Véritable outil de libéralisation à marche forcée, le CETA s'est construit dans l'opacité alors que populations européennes qui sont les premières concernées. Après sa ratification, il doit désormais être validé par les parlements nationaux et régionaux. Les régions françaises ne sont pas consultées, de par le centralisme qui régit la République française.


L'Union démocratique bretonne appelle le conseil régional de Bretagne administrative et le département de Loire-Atlantique à se déclarer "zone hors-ceta" et à amplifier la mobilisation pour enrayer cet accord néfaste.

 

Verrouillage de la présidentielle

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L'Union démocratique bretonne réagit à l'annonce par Jean-Christophe Cambadélis de l'exclusion des élus qui parraineraient le candidat Emmanuel Macron. Selon l'UDB, il s'agit de l'aveu d'une manoeuvre plus large visant à verrouiller l'accès à l'élection présidentielle.


L'obligation de réunir 500 parrainages d'élus pour se porter candidat à cette élection était déjà une gageure pour nombre de partis ou de personnalités indépendantes. Nous avions suspecté les nouvelles dispositions concernant ces parrainages (publication de l'ensemble des noms, notamment) de servir un verrouillage de l'élection, en rendant possible toutes les pressions politiques imaginables pour dissuader des élus de parrainer un candidat.


Nous avons eu la confirmation de ces soupçons lorsque le premier secrétaire du Parti socialiste a annoncé que les élus du PS qui soutiendraient la candidature d'Emmanuel Macron seraient exclus. La publication de l'identité des élus parrainant un candidat sert effectivement à faire pression pour bloquer l'émergence de candidatures non agrées par les grands partis. Bien que l'Union démocratique bretonne suive une voie différente de celle d'Emmanuel Macron, elle s'indigne de la  manœuvre politicienne de Jean-Christophe Cambadélis, manœuvre dont beaucoup d'autres candidats risquent d'être également la cible.


Quoi qu'on pense du fonctionnement de la cinquième République, le fait est que c'est l'élection présidentielle qui fait office de temps fort du débat politique dans le cadre institutionnel actuel. Essayer de contraindre la société, par la menace, à renoncer à la diversité politique au premier tour de l'élection présidentielle relève d'une dérive oligarchique inacceptable. Au-delà du cas d'Emmanuel Macron, il y a un risque réel aujourd'hui pour que plusieurs courants politiques soient privés de représentation. Ce sera notamment le cas des fédéralistes, si Christian Troadec ne réussit pas à un rassembler les signatures dont il a besoin pour se présenter.


L'UDB appelle tous les élus en position d'apporter leur parrainage à un candidat à résister aux pressions et à permettre à la diversité politique de s'exprimer, pour donner à la campagne un vrai débat, et un vrai choix aux électrices et aux électeurs.

 

 

Ligne Rennes-Châteaubriant : ne pas se contenter du minimum

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Arrivée de la marche Rennes-Châteaubriant organisée par l'UDB pour défendre la ligne entre ces deux villes.

 

L'Union démocratique bretonne, mobilisée pour le sauvetage de la ligne Châteaubriant-Rennes, salue la décision de lancer les études préalables aux travaux. Elle rappelle la nécessité d'un financement équilibré entre les collectivités, l’État et SNCF Réseau (ex-RFF) : le premier plan de financement, qui prévoyait de faire peser l'essentiel des investissements sur les communes traversées, n'était ni juste ni réaliste.

 

La rénovation de la ligne est un minimum pour permettre une reprise du trafic, attendue par les usagers. Il est essentiel de sauver cette ligne qui assure un accès à Rennes (nombreux sont d'ailleurs les usagers qui ont choisi leur domicile à proximité d'une des gares pour cette raison).


Pour l'UDB, les travaux de rénovation doivent être la première étape d'un plan de prolongement de la ligne TER jusqu'à Nantes, en remplacement de l'actuel tram-train entre Nantes et Châteaubriant. Cette ligne permettra de raccourcir le temps de trajet entre les deux métropoles bretonnes et pérennisera la desserte de Châteaubriant, régulièrement remise en cause en raison de la position de cette commune, en bout de ligne dans la configuration actuelle.

Presidentielle: nous n'avons pas besoin d'un homme providentiel mais d'un renouveau democratique

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Le premier tour de la primaire organisée par le Parti socialiste a vu les participants placer Benoît Hamon largement en tête, devant l'ancien premier ministre Manuel Valls, en Bretagne plus qu'ailleurs.

L'Union démocratique bretonne rappelle à cette occasion qu'elle soutient la candidature de Christian Troadec, candidature portée par la fédération Régions et peuples solidaires.

Bien qu'elle ne participe pas à cette primaire,
l'UDB tire deux enseignements du premier tour :

- au vu des résultats,
il semble que les sympathisants du Parti socialiste aient voulu rebattre les cartes.  A contre-courant du ralliement massif des cadres et élus du PS breton à Manuel Valls ou Emmanuel Macron, les électeurs socialistes semblent vouloir afficher un ancrage à gauche, écologiste, et tourner la page des années Valls.

- après la défaite de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite,
c'est la deuxième fois que la stratégie de l'homme autoritaire et se voulant providentiel est mise en échec. C'est une bonne nouvelle pour le renouveau démocratique dont notre société a besoin.

Un décalage réel existe donc entre les choix tactiques de la plupart des élus et des responsables socialistes en Bretagne, et ceux des électeurs.
Un renouvellement à gauche est nécessaire, en 2017 mais aussi à plus long terme, notamment aux élections locales et régionales.

Nil CAOUISSIN

Mouezh-aotreet Unvaniezh Demokratel Breizh
Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

 

Le FN veut rayer la Bretagne de la carte

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La tentative opportuniste du Front national de s'approprier l'identité bretonne, esquissée aux élections régionales, n'aura pas duré plus d'un an après le scrutin. Marine Le Pen vient d'annoncer son intention de supprimer les régions. Alors que les Bretons sont particulièrement attachés à leur identité collective, alors que des dizaines de milliers d'entre eux se sont mobilisés pour la réunification de la Bretagne durant la pseudo-réforme territoriale, l'extrême-droite abat ses cartes: la Bretagne, elle n'en veut pas. Ni d'aucune autre région d'ailleurs. Seule la France, monolithique, a droit de cité à ses yeux.


Elle propose donc de revenir au vieux système jacobin: entre les départements et l’État, rien. Aucun contre-pouvoir à celui de l'Etat. Pour l'UDB, s'il y a une institution à supprimer, ce serait plutôt le département, devenu obsolète. En Bretagne, l'idéal serait de fusionner les cinq départements avec le Conseil régional pour former une Assemblée unique. Il fut un temps, pas si lointain, où l'actuel ministre de la justice s'était même approprié l'idée...

La volonté du FN de conserver les départements et de supprimer les régions n'a qu'un vrai objectif: conforter le centralisme et le jacobinisme, dont les départements sont, il faut s'en souvenir, les créatures. Continuer à tout décider, tout concentrer, à Paris. C'est un véritable retour aux années 50 que nous propose Marine Le Pen. Les Bretons savent quelles conséquences a eu dans l'histoire l'absence d'une représentation politique de la Bretagne: marasme économique, chômage, émigration, perte de la culture et de la langue.

Les déclarations de Marine Le Pen interviennent peu après ceux de Gilbert Collard sur les crêpiers, indignes selon lui de bénéficier de formations professionnelles. L'extrême-droite a décidément un problème avec la Bretagne ! Souvenons-nous aussi des attaques de Marine Le Pen comme de son père contre le bilinguisme français-breton, qui montrent bien qu'il n'y a pas de place pour la culture et les langues de Bretagne dans la France que la famille Le Pen et ses affidés imaginent!

Le projet du FN pour la Bretagne est donc très clair : la faire disparaître, du point de vue culturel, économique, institutionnel. A quelques mois des élections présidentielles et législatives, les Bretons sont prévenus. Pour notre part, nous défendons un projet à l'exact opposé du sien, un projet qui vise à faire exister pleinement la Bretagne et son peuple dans la République, en Europe et dans le monde.

 

La région fédérale du Rojava, élément clé d'une paix durable en Syrie

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Dans le nord de la Syrie, les Kurdes et leurs alliés arabes et assyriens du Rojava, réunis au sein des Forces démocratiques syriennes, ont déclaré la constitution d'une région fédérale dans les trois cantons qu'ils ont constitués en chassant l’organisation État islamique. L'Union démocratique bretonne salue cet événement et appelle la communauté internationale à reconnaître cette nouvelle entité.

 

Dans une Syrie déchirée par la guerre, dirigée par un dictateur sanguinaire qui a délibérément laissé Daech s'installer pour étouffer l'opposition démocratique, la fédération qui se construit aujourd'hui à partir des cantons à majorité kurde est la seule initiative porteuse d'espoir. Le « Contrat social » qui se met en place a une ambition démocratique et reconnaît toutes les ethnies, langues ou confessions, sans les hiérarchiser. Il s'agit d'un véritable pôle de résistance militaire, politique et idéologique au poison du fondamentalisme religieux et du terrorisme.

 

La Communauté internationale doit reconnaître cette construction démocratique - innovante au Moyen Orient et même au-delà - et la soutenir, notamment en dissuadant la Turquie et le régime de Bachar-al-Assad de mener de nouvelles opérations militaires contre les Forces démocratiques syriennes, dont les représentants devront pouvoir participer aux négociations de paix.

 

Nil Caouissin
Mouezh-aotreet Unvaniezh Demokratel Breizh
Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

Le Conseil régional de Bretagne peut relancer le débat sur la décentralisation

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Lettre ouverte du porte-parole de l'Union démocratique bretonne aux conseillers régionaux de Bretagne administrative

 

 

Madame la conseillère régionale,

Monsieur le conseiller régional,

 

J'ai souhaité attirer votre attention sur l'élection présidentielle française, à quelques mois de la fin du mandat de François Hollande. Il y a bientôt cinq ans, la victoire du candidat du Parti socialiste portait de nombreux espoirs en Bretagne, dont celle d'une régionalisation de la République française. François Hollande candidat promettait alors un « Acte III de la décentralisation » et parlait notamment de confier aux régions un pouvoir règlementaire. Le Conseil régional de Bretagne avait alors saisi la balle au bond, sur proposition des élus de l'Union démocratique bretonne, en élaborant une contribution aux débats du fameux « Acte III ». Il n'en avait hélas pas été tenu compte : le Premier ministre Jean-Marc Ayrault annonçait à la sortie d’un Conseil des ministres le renoncement à l’ambition d’un « acte III de la décentralisation » et, au lieu de la régionalisation promise, c'est une loi de métropolisation, dangereuse pour l'équilibre des territoires et pour la cohésion sociale, qui a finalement été adoptée.

 

Deux ans plus tard, dans le contexte de la réforme de la carte des régions, le Conseil régional avait su se mobiliser à nouveau et son Président, Pierrick Massiot, publiait une « Lettre à la Bretagne » où il défendait le droit à l’expérimentation régionale et la réunification administrative de la Bretagne. Cette fois encore, le pouvoir en place avait choisi de ne pas tenir compte de la position du Conseil régional, tout comme il restait sourd aux mobilisations populaires.

 

Ce mandat représente cinq ans de perdus pour la décentralisation, pendant lesquels il aurait été possible de renouer un pacte de confiance entre la population et les institutions, en adaptant ces dernières à la réalité des territoires et en leur donnant les outils indispensables à une bonne conduite de l'action publique. Il suffit pourtant de jeter un regard à une carte du vote pour comprendre l'urgence d'une réforme de décentralisation et de solidarité territoriale. En France comme aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, de la Rust Belt aux périphéries urbaines françaises et bretonnes, nul ne peut plus nier que les fractures territoriales nées de la mondialisation libérale, et exacerbées en France par le centralisme, représentent une réelle menace pour la démocratie.

 

Ce débat ne doit pas être esquivé durant la campagne de l'élection présidentielle. Un candidat progressiste le porte, dans son programme et par son parcours politique : Christian Troadec. Mon parti, l'UDB, le soutient pour cette raison, comme le fait la fédération Régions et peuples solidaires. Au-delà des différences partisanes, il est de l'intérêt de tous les démocrates que le candidat des territoires et de la démocratie locale puisse se présenter à l'élection présidentielle.

 

Vous, conseillers régionaux, avez la possibilité d'apporter votre parrainage pour nous aider à atteindre le seuil des 500 signatures indispensables à une candidature officielle. Vous avez l'opportunité de contribuer à relancer le débat sur la décentralisation, et par là même à rendre un espoir aux laissés pour compte de la France de 2017. Permettre la candidature de Christian Troadec, en lui apportant votre parrainage, participe du même élan d'émancipation et d'ouverture qui a conduit le Conseil régional de Bretagne à adopter la « Contribution au débat sur la décentralisation » en 2012 et à publier la « Lettre à la Bretagne » en 2014. Après un mandat présidentiel décevant, nous comptons sur vous pour relever le gant.

 

A wir galon

 

Nil Caouissin

Mouezh-aotreet Unvaniezh Demokratel Breizh

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

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