Second tour de la présidentielle : deux menaces, une urgence

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L’Union démocratique bretonne n’avait pas donné de consigne de vote pour le premier tour de l’élection  présidentielle car elle ne retrouvait pas ses propositions pour une rupture avec le centralisme parisien et le jacobinisme dans les différents programmes des candidats. Aujourd’hui, la menace qui pèse sur la démocratie même commande de faire barrage à Marine Le Pen qui est aussi la candidate de l’anti-fédéralisme, donc la candidate de l’anti-Bretagne. D’ores et déjà l’UDB donne rendez-vous aux Bretons aux élections législatives. Dans chacune des 37 circonscriptions de Bretagne, ils pourront voter pour des candidats de la plateforme Oui la Bretagne dont l’UDB fait partie.

 

L’Union démocratique bretonne n’avait pas donné de consigne de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle car elle ne retrouvait pas ses propositions pour une rupture avec le centralisme parisien et le jacobinisme dans les différents programmes des candidats.

Marine Le Pen est connue pour ses positions xénophobes, anti-européennes et anti-bretonnes. Sa proposition de supprimer les régions indique clairement qu’elle est la candidate du centralisme et du nationalisme. Le vote FN est la conséquence d’un manque de solidarité et de démocratie dans les politiques françaises et européennes. Toutefois, ses propositions ne feraient qu’aggraver le mal en poussant à plus de compétition, de repli, de chacun pour soi. Marine Le Pen est également totalement indifférente à la crise écologique, enjeu pourtant fondamental pour l’avenir même de l’humanité.

Le vote Emmanuel Macron est désormais le seul qui peut empêcher Marine Le Pen d’appliquer son projet funeste. Pour autant, nous n’oublions pas qu’Emmanuel Macron veut imposer aux collectivités locales une nouvelle baisse de dotations d’État de 10 milliards €, après de nombreuses baisses successives, et aussi contraindre les demandeurs d’emploi à quitter leur région si la situation économique y est dégradée. Qui ne voit que ce discours-là, conforme aux thèses d’essayistes prônant la concentration de l’investissement productif dans les grandes métropoles et qui blesse les territoires en souffrance et ceux qui y ont construit leur vie, ne peut que renforcer le vote FN là où il est déjà puissant ?

Pour autant, la gravité de la situation impose de hiérarchiser les menaces. La plus grave pour la démocratie et pour la paix en Europe est bien l’extrême-droite représentée par Marine Le Pen. L’UDB appelle à lui faire barrage lors de ce second tour.

Cependant, l’UDB estime qu’il serait dangereux à long terme de laisser les mains libres à Emmanuel Macron, candidat soutenu par les milieux de la finance spéculative. C’est pourquoi l’UDB donne rendez-vous aux Bretons aux élections législatives. Dans chacune des 37 circonscriptions de Bretagne ils pourront voter pour des candidats de la plateforme Oui la Bretagne dont l’UDB fait partie.

Pour l’UDB, il faut détruire le mal à la racine, aller au-delà d’un simple barrage électoral et de proposer un projet. Avec nos partenaires des autres régions, regroupés au sein de la fédération Régions et Peuples Solidaires, nous proposons l’élection de députés fédéralistes, écologistes et progressistes, capables de s’opposer à la fois au centralisme parisien et à la poursuite de la dérégulation financière et sociale. Nous proposons une nouvelle espérance pour les territoires.

Appel commun pour la libération d'Oier Gomez et le rapprochement des prisonniers basques

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A l'occasion de la venue de François Hollande à Guingamp dans le cadre d'une visite privée ce 21 avril, des organisations politiques bretonnes souhaitent attirer son attention sur le sort d'un détenu politique Basque: Oier Gomez dont le pronostic vital est engagé.

 

Actuellement incarcéré à Paris les médecins prônent une suspension de peine, atteint d'un cancer son espérance de vie est de six mois. La décision pour cette suspension est attendue lundi.


Nous avons pris bonne note des regrets exprimés par Jean-Jacques Urvoas concernant le manque d'alternative à la détention, nous souhaitons que Mr Hollande et Mr Urvoas qui arrivent en fin de mission ministériel ou de mandat présidentiel profitent de leurs dernières semaines à Paris pour œuvrer concrètement à la libération effective de Oier Gomez et de tous les détenus politiques basques malades et que soit enfin mis en place un processus de rapprochement des détenus liés à l'organisation politique basque ETA dont le désarmement est effectif depuis le 08 avril.

 

Cela pourrait concerner notamment quatre femmes incarcérées au CPF de Rennes à près de 800 km de leurs familles contrairement aux préconisations des instances européennes. Cela serait un pas concret et assumable en faveur de la paix dans le cadre de la nouvelle donne politique au Pays Basque.

 

Pour l’UDB: Nil Caouissin

Pour le MBP : André Lavanant

Pour la Gauche Indépendantiste : Gael Roblin

Position de l'UDB pour le premier tour de l'élection présidentielle

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Parti autonomiste de gauche et écologiste, l’Union Démocratique Bretonne (UDB) revendique l’émancipation et le rapprochement des peuples dans une société européenne, solidaire et durable.

 

Elle ne se retrouve donc pleinement dans aucune candidature à la présidentielle 2017 et s'inquiète fortement de la montée des nationalismes autoritaires. Consultés, ses militants ont décidé à une large majorité qu’aucune consigne de vote ne sera donnée pour le premier tour.

 

L’UDB analysera et s'exprimera au soir du premier tour mais donne dès maintenant rendez-vous aux électeurs pour le troisième tour de ces élections, c’est-à-dire la bataille des législatives, celle qui peut encore changer nos vies.

 


L'Union démocratique bretonne constate que le problème du centralisme a été totalement occulté dans la campagne de l'élection présidentielle française. La question de la décentralisation, grand raté du quinquennat de François Hollande, est restée sous le tapis. Pour l'Union démocratique bretonne, il s'agit pourtant d'une question essentielle. En pleine crise démocratique, avec des élus «nationaux» donnant souvent un exemple déplorable, rapprocher le pouvoir du peuple et encourager l'autonomie devraient être des priorités. Dans ces circonstances, l'Union démocratique bretonne ne donnera pas de consigne de vote au premier tour pour un-e des candidat-es à l'élection présidentielle.

 

Les institutions de la Cinquième République sont à bout. L'élection présidentielle transforme la démocratie en une partie de tiercé où le jeu des sondages prend la place du débat d'idée et de la confrontation des projets. Il est grand temps de transformer les institutions, de mettre fin au centralisme et au monarchisme inscrits au coeur de la Constitution, pour reconstruire la démocratie à partir des territoires.

 

Ce projet fédéraliste est le meilleur antidote à la menace de l'extrême-droite. A-t-on bien conscience du risque de voir un jour un parti d'extrême-droite prendre le contrôle d'institutions aussi hiérarchisées et centralisées que celles de la Cinquième république ? Il n'y a pas, en France, de contre-pouvoirs comparables à ceux qui permettent aux États-Unis de limiter le pouvoir de Donald Trump.

 

Nous ne nous faisons aucune illusion sur la volonté des favoris des sondages de transformer la République pour y introduire le respect de la diversité, l'autonomie locale et régionale ou l'égalité réelle entre les territoires. Aussi, quel que soit le président élu, il importera de se mobiliser aux élections législatives et de faire élire des candidats fédéralistes, capables de défendre à l'Assemblée nationale une réforme profonde des institutions.



Il faut rouvrir l'enquête sur le naufrage de La Jonque

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Trente ans après le naufrage du chalutier La Jonque, qui avait entraîné la mort de cinq personnes, un homme embarqué à l'époque à bord du sous-marin Le Tonnant vient de fournir un témoignage qui devrait relancer l'enquête.
 
Cette enquête avait en effet présenté de nombreuses irrégularités, erreurs et étrangetés, qui évoquent de manière troublante les conditions de l'enquête sur un naufrage plus récent, celui du Bugaled Breizh.

Déjà, il y a trente ans, les familles soupçonnaient un sous-marin d'être à l'origine du naufrage, et la Marine nationale avait même été accusée d'élimination de preuves.  Aujourd'hui, un homme embarqué à l'époque  témoigne que le sous-marin avait alors connu un incident, dont la cause officielle n'aurait pas convaincu l'équipage.

Pourquoi cet élément n'avait-il pas été porté à la connaissance de la justice à l'époque ? Par respect pour les familles et les victimes, il est essentiel de rouvrir l'enquête. Il paraît indispensable d'entendre l'ensemble de l'équipage présent à bord du Tonnant au moment du naufrage de La Jonque.

Sans préjuger de la culpabilité de qui que ce soit, l'Union démocratique bretonne exhorte l’État et la Marine nationale à rompre la culture du secret autour des incidents liés aux sous-marins lanceurs d'engin.

Nil CAOUISSIN, porte-parole de l'Union démocratique bretonne (UDB)

 

Soutien de l’UDB à la demande d’autonomie en Guyane

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Le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" a demandé la mise en place d'un statut particulier en Guyane, pour faire face aux problèmes particuliers qui s'y posent. Pour l'UDB, cette demande est de bon sens : si le centralisme est déjà pesant en "métropole", il paraît complètement absurde de gérer depuis Paris un territoire situé au-delà de l'Océan atlantique

 

Les retards de développement et les problèmes sociaux de la Guyane sont les conséquences historiques d'un développement de type colonial. Pour en guérir, il n'y a pas d'autre solution que de permettre au peuple guyanais de prendre en main la gestion de ses affaires et de son territoire, aux réalités si différentes de celles de la France, tout en apportant le soutien financier nécessaire le temps que les Guyanais puissent déterminer leur modèle de développement.

 

Pour l'UDB, la question de l'autonomie de la Guyane doit donc de nouveau être sérieusement étudiée, sans tabou, si tel est le souhait des Guyanais, dans le respect du principe international du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le Gouvernement doit reconnaître la nécessité de prendre des mesures spécifiques pour améliorer le sort du peuple guyanais.

 

L'évolution institutionnelle devra s'accompagner de la prise en compte des revendications amérindiennes de ratification de la Convention « relative aux peuples indigènes et tribaux », et garantir la pleine possession de leurs territoires ancestraux.

L'autonomie, rempart possible contre l'extrême-droite en Bretagne

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Alors que l'extrême-droite arriverait en tête dans la quasi-totalité des régions françaises au premier tour de l'élection présidentielle (selon le sondage Ipsos/Cevipof du 16 février dernier), la Bretagne, Loire-Atlantique incluse1, fait de la résistance: Marine Le Pen ne s'y qualifierait même pas pour le second tour. François Fillon n'en serait pas assuré non plus, car Benoît Hamon réaliserait justement son meilleur résultat en Bretagne.

 

Certes, les sondages doivent être pris avec prudence. Mais il faut souligner que la Bretagne s'inscrit à contre-courant de deux tendances fortes dans l'hexagone: l'installation d'un parti d'extrême-droite en tête des intentions de vote et le glissement général de l'électorat vers la droite.

 

Pour l'Union démocratique bretonne, il serait inacceptable que la Bretagne subisse un gouvernement d'extrême-droite ou de droite dure alors qu'elle voterait en grande majorité pour des candidats de gauche et du centre. Avec l'autonomie politique, c'est-à-dire avec un Parlement doté d'un pouvoir législatif et d'un budget propre, les Bretons seraient protégés des conséquences d'une prise de pouvoir par l'extrême-droite comme des ravages d'un thatchérisme à la française, tout en plaidant pour une nécessaire relance du projet européen autour d'objectifs de solidarité et de progrès écologique.

 

L'UDB appelle tous les progressistes de Bretagne à reconsidérer la question d'une autonomie de la Bretagne, sur le modèle des dévolutions galloise et écossaise. Installer des contre-pouvoirs au centralisme est d'une importance cruciale en cette période à hauts risques pour les principes démocratiques. Partout et de tout temps le centralisme a été l'instrument des dictatures.

 

Nil Caouissin

Mouezh-aotreet Unvaniezh Demokratel Breizh

Porte-parole de l'Union démocratique bretonne

1 Le sondage cité donne les chiffres pour la Bretagne administrative, à 4 départements, mais le résultat global des Pays-de-la-Loire comme la connaissance des scrutins passés incitent à penser que la Loire-Atlantique s'inscrit dans la même tendance que l'ensemble de la Bretagne.

Pour protéger notre économie, déclarons la Bretagne zone "hors CETA"

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La parlement européen a ratifié ce mercredi 15 février le CETA, un accord de libre échange entre l'UE et le Canada. L'Union démocratique bretonne rappelle son opposition à l'application de ce TAFTA bis qui accentuerait encore plus la libéralisation économique de nos sociétés, et risquerait d'entraîner de graves reculs sociaux, environnementaux et démocratiques.


Cet accord menace directement l'agriculture européenne de part la suppression des droits de douanes sur l'arrivée de milliers de tonne de viande canadienne. Si des avancées sont à noter grâce à la pression citoyenne, ayant fait reculer le risque d'une importation de produits carnés traités aux produits chimiques, il n'en reste pas moins que le volet environnemental de l'accord n'est pas contraignant. De fait il ne s'agit que de simples déclarations. Plus grave, les États, lorsqu'ils votent une loi réduisant les profits d’une entreprise de façon discriminante, pourront être attaqués devant un tribunal arbitral dont la composition pose toujours question.


Véritable outil de libéralisation à marche forcée, le CETA s'est construit dans l'opacité alors que populations européennes qui sont les premières concernées. Après sa ratification, il doit désormais être validé par les parlements nationaux et régionaux. Les régions françaises ne sont pas consultées, de par le centralisme qui régit la République française.


L'Union démocratique bretonne appelle le conseil régional de Bretagne administrative et le département de Loire-Atlantique à se déclarer "zone hors-ceta" et à amplifier la mobilisation pour enrayer cet accord néfaste.

 

Verrouillage de la présidentielle

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L'Union démocratique bretonne réagit à l'annonce par Jean-Christophe Cambadélis de l'exclusion des élus qui parraineraient le candidat Emmanuel Macron. Selon l'UDB, il s'agit de l'aveu d'une manoeuvre plus large visant à verrouiller l'accès à l'élection présidentielle.


L'obligation de réunir 500 parrainages d'élus pour se porter candidat à cette élection était déjà une gageure pour nombre de partis ou de personnalités indépendantes. Nous avions suspecté les nouvelles dispositions concernant ces parrainages (publication de l'ensemble des noms, notamment) de servir un verrouillage de l'élection, en rendant possible toutes les pressions politiques imaginables pour dissuader des élus de parrainer un candidat.


Nous avons eu la confirmation de ces soupçons lorsque le premier secrétaire du Parti socialiste a annoncé que les élus du PS qui soutiendraient la candidature d'Emmanuel Macron seraient exclus. La publication de l'identité des élus parrainant un candidat sert effectivement à faire pression pour bloquer l'émergence de candidatures non agrées par les grands partis. Bien que l'Union démocratique bretonne suive une voie différente de celle d'Emmanuel Macron, elle s'indigne de la  manœuvre politicienne de Jean-Christophe Cambadélis, manœuvre dont beaucoup d'autres candidats risquent d'être également la cible.


Quoi qu'on pense du fonctionnement de la cinquième République, le fait est que c'est l'élection présidentielle qui fait office de temps fort du débat politique dans le cadre institutionnel actuel. Essayer de contraindre la société, par la menace, à renoncer à la diversité politique au premier tour de l'élection présidentielle relève d'une dérive oligarchique inacceptable. Au-delà du cas d'Emmanuel Macron, il y a un risque réel aujourd'hui pour que plusieurs courants politiques soient privés de représentation. Ce sera notamment le cas des fédéralistes, si Christian Troadec ne réussit pas à un rassembler les signatures dont il a besoin pour se présenter.


L'UDB appelle tous les élus en position d'apporter leur parrainage à un candidat à résister aux pressions et à permettre à la diversité politique de s'exprimer, pour donner à la campagne un vrai débat, et un vrai choix aux électrices et aux électeurs.

 

 

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