L'autonomie régionale

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La France, un pays centralisé


La France est un pays centralisé et ce malgré les différentes lois de décentralisation. Pouvoir politique, médias, offre culturelle et sièges d’entreprise sont majoritairement concentrés dans l’Ile de France. Cette situation est une injustice territoriale et empêche un développement équilibré du territoire permettant à chacun de vivre et travailler au pays. Par ailleurs, un processus de métropolisation, c'est-à-dire de concentration des pouvoirs et des richesses dans les grandes agglomérations est en cours, consiste à multiplier les « petits Paris » et reproduit la centralisation au niveau régional.

 

A l’inverse de la plupart des pays européens, les régions françaises ne disposent pas des moyens politiques, législatifs et financiers pour agir sur leur territoire afin de favoriser l’activité économique, culturelle et le vivre-ensemble. Leur action au plus près des territoires est marginale car les lois s’appliquent nationalement et ne se différencient pas selon les particularités locales. Pourtant, la région est échelon pertinent pour favoriser la transition énergétique ou encore le développement économique.

 

L’UDB pour une VIe république fédérale


L’UDB revendique des Régions fortes au sein de l’État français. L’UDB souhaite donc une VIe République fédérale où les régions qui le souhaitent pourront bénéficier d’un statut spécifique. La Bretagne, de par son histoire, sa culture, sa volonté d’un pouvoir régional fort fait partie de ces régions désireuses d’une prise en compte institutionnelle renforcée.

 

La réunification de la Bretagne est fondamentalement liée à l’autonomie régionale. Il ne peut y avoir d’autonomie régionale efficace sans des régions disposant d’un territoire pertinent,  identifié, approprié par ses habitants et porteur au niveau international. En ce sens, les régions actuelles crées pour rester faibles face au pouvoir central ou encore un Grand Ouest mou et invisible internationalement ne répondent pas à cette exigence.

 

L’autonomie régionale va de pair avec un fédéralisme différencié qui suggère l’idée, suivant le modèle espagnol ou canadien, que chaque région peut avoir un statut et des compétences différentes. Cela peut aussi passer par un droit à l’expérimentation variable en fonction des régions. Ce système fédéral conduit également à une transformation du sénat en une assemblée des régions. La solidarité nationale doit par ailleurs obliger les régions, autonomes ou non, à s’intégrer dans un système de péréquation faisant contribuer les régions les plus riches au développement des plus faibles.

 

Pourquoi une Bretagne autonome ?


Une région autonome permet à une région et ses habitants de décider eux-mêmes de la façon d’appliquer les politiques qu’ils sont les mieux à même de mener.  Par exemple, en Bretagne, la politique de l’eau, le maritime, la gestion du foncier ou encore la stratégie agricole sont, entre autres, des domaines pouvant être gérés par la région.

 

Une région autonome c’est avoir les moyens de vivre et travailler au Pays. Une décentralisation avec des transferts de compétences, une budget régional puissant permet de relocaliser des emplois actuellement concentrés à Paris et d’en créer des nouveaux. Répartition équitable des emplois sur le territoire et dynamique régionale sont un des moyens de donner du travail aux habitants de la Bretagne.

 

Donner des moyens à la région qui est l’échelon le plus pertinent pour agir et mettre en œuvre des politiques de transition aux crises de notre société est une nécessité. La puissance publique régionale a un rôle essentiel à jouer dans le développement local, la relocalisation de l’économie, l’animation des politiques publiques et la gestion des aides aux entreprises et la gestion économe de l’espace (en incluant la réutilisation des friches industrielles), avec un principe d’équilibre territorial. Sur le plan culturel également, il apparait évident que ce n’est-ce pas la mission de l’État de gérer la politique linguistique du Breton et du Gallo en Bretagne. Pour l’UDB, il apparait évident que c’est à la Région de disposer de ces compétences pour défendre les langues de Bretagne et mettre en place les outils nécessaire à leur sauvegarde.

 

Un pouvoir régional renforce la démocratie en rapprochant les citoyens des centres de décision et donc renforce l’intérêt pour la vie politique régionale. A l’heure où l’on assiste à une distanciation du fait politique et une baisse de la participation démocratique au niveau local et une polarisation du niveau national il importe de relocaliser la démocratie.

 

L’autonomie de la Bretagne ce n’est pas l’indépendantisme ou le repli sur soi mais le chemin pour améliorer l’action publique et renforcer la démocratie. L’autonomie régionale est le quotidien de millions de citoyens européens. Pourquoi pas les bretons n’y auraient pas droit ?

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